conflit culturel: Frite Belge


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  #1  
Vieux 06/08/2004, 17h00
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Par défaut conflit culturel: Frite Belge

Qui a eu le premier l'idée de jeter des morceaux de pommes de terre dans de l'huile bouillante ? Aujourd'hui encore, Français et Belges revendiquent la paternité de la frite.

Elle l'a dit ! Porte-parole de l'ambassade de France à Washington en février 2003, Nathalie Loiseau ne se doutait certainement pas qu'elle passerait un jour à la postérité pour avoir clos le conflit séculaire opposant la France et la Belgique à propos de la paternité de la frite.
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  #2  
Vieux 06/08/2004, 17h01
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Par défaut conflit culturel : Frite Belge

Interrogée, en pleine crise franco-américaine, sur la décision des responsables du restaurant du Congrès de débaptiser les french fries (frites françaises) en freedom fries (frites de la liberté), ne fit-elle pas remarquer, au passage, que les frites étaient une spécialité "belge" ?

Les esprits étant alors occupés par l'imminence de la guerre en Irak, la déclaration passa inaperçue, et l'histoire ne dit pas si Dominique de Villepin, qui était à l'époque ministre des affaires étrangères, reprocha à cette diplomate d'avoir été si légère avec l'histoire d'un vieux pays dont les enfants ont autrefois scandé sur les bancs de l'école de la République : "Vive la France et les pommes de terre frites !"

Les Belges, force est de le reconnaître, avaient pris, dès le départ, une avance indéniable sur les Français. Découverte par les Incas, la pomme de terre fut introduite au XVIe siècle en Espagne par les conquérants de retour d'Amérique latine. De là, elle passa en Italie puis en Belgique, grâce à un légat du pape qui avait envoyé un spécimen du précieux tubercule au gouverneur de la ville de Mons. Les Anglais, les Ecossais, qui la rejetèrent d'abord car elle n'était pas mentionnée dans la Bible, et les Allemands, furent ensuite conquis. Bons derniers de la classe, les Français durent attendre 1773 et Parmentier pour être convaincus.

Jusqu'au jour - mais quand ? - où un être humain - mais qui ? - découpa un morceau de pomme de terre, le jeta dans de l'huile ou de la graisse bouillante, et donna ainsi naissance à la "belle frite altière, lavée aux quatre eaux de -sa- sève", qui "brille, un éclair mat et fier, dans -son- étoile de fécule", comme l'écrit le poète Jean Plumat, au début du XXe siècle. Dans un genre différent, deux autres poètes, Goscinny et Uderzo, laissent entendre dans Astérix chez les Belges que la première personne ayant eu l'"intuition" de la frite n'est autre que Gueuselambix, le chef des Nerviens, les ancêtres des Wallons, à la vue d'un soldat romain "tombant dans les pommes" à côté d'une bassine d'huile bouillante.

Wallons, aussi, ces riverains de la Meuse qui, raconte la légende, furent surpris, un matin d'hiver, par le gel du fleuve rendant impossible la pêche des petits poissons, le "menu fretin", qu'ils avaient l'habitude de faire frire. Qu'à cela ne tienne, ces hommes ingénieux jetèrent dans la friture des morceaux de pommes de terre découpés en forme de petits poissons. Et voilà comment le "fretin" devint "frite".

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  #3  
Vieux 06/08/2004, 17h01
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Par défaut conflit culturel : Frite Belge

Les Français ne veulent pas s'en laisser conter : à les entendre, les frites seraient nées à Paris, très exactement sur le pont Neuf, et furent appelées "pommes pont Neuf" au lendemain de la révolution de 1789. Le journaliste Curnonsky, surnommé en son temps "le prince des gastronomes", écrivit bien plus tard, en 1927, qu'elles étaient " l'une des plus spirituelles créations du génie parisien". Après avoir cité l'écrivain Roland Barthes - "la frite reste nostalgique, patriote comme le bifteck" -, voilà même que les Français en appellent à la Pucelle d'Orléans. "Je ne suis pas une frite, mais, si j'étais une frite, je m'appellerais Jeanne d'Arc, et je me surprendrais à sourire de tous vos petits brasiers. (...) Je m'appelle Jeanne, Jeanne la frite, et j'accepte vos prières, vos bonnes prières en papier gras, avec sur le bout de la langue mon enfer en très fins grains de sel très fin", écrit ainsi Edmond Lefebure (Propos en forme de frites, Daily Bul, numéro 10).

Plus sérieux, Peter Scholliers, professeur d'histoire à l'Université flamande de Bruxelles, estime que les frites ont été introduites au milieu du XIXe siècle le long d'une ligne reliant Anvers à Paris : "C'était alors une nourriture de fête, relativement chère, et les gens en mangeaient une ou deux fois par an, lors des kermesses dans les villages. Elles étaient cuisinées par des forains qui se déplaçaient d'un endroit à l'autre. Certains ont ensuite fait souche et ont donné naissance aux premières baraques à frites."

Ces baraques, fritkot pour les Belges, Paul Ilegems, professeur d'histoire d'art contemporain à l'Académie royale d'Anvers, s'en est fait une spécialité. Jusqu'à leur consacrer plusieurs livres et même un "musée", installé dans une petite pièce située au-dessus de la friterie Max, l'une des plus anciennes de la ville.

Là, on peut admirer quelques œuvres de peintres, de photographes, de graphistes montrant à quel point le fritkot fait partie du paysage belge. "C'est le symbole de notre pays, marqué au sceau du bricolage, de l'improvisation, qualités typiquement belges, c'est de l'architecture sans architecte", confie Paul Ilegems. "Celui qui s'est réfugié, ne fût-ce qu'une fois dans sa vie, sous l'auvent d'une friterie un jour d'averse, le dos appuyé à la paroi pour tenir ses frites au sec, peut vraiment saisir les aspects romantiques de la friterie", ajoute-t-il, soudain lyrique. La petite histoire raconte d'ailleurs que Johnny Hallyday fit, dans une soirée, un aller-retour Paris-Bruxelles uniquement pour faire goûter à une jolie Parisienne les frites du fritkot de la place Jourdan, considérées comme les meilleures de la ville.

Beau joueur, Paul Ilegems propose une médiation dans le conflit franco-belge : "Puisque ce sont des moines espagnols qui ont cultivé la pomme de terre pour la première fois et que l'Espagne est un pays qui possède une vieille et riche tradition de friture, puisque, selon la tradition, sainte Thérèse d'Avila, 1515-1582, fut la première à manger chaque jour des pommes de terre, pourquoi donc Thérèse n'aurait-elle pas fait cuire ses pommes de terre dans la friture ?"

Grand seigneur, lui aussi, Lucien Decraeye écoute, avec un rien de condescendance, ces explications historiques. Pour lui, la frite, "c'est tout de la Belgique", et le reste est littérature. Il suffit de lever les yeux pour se rendre compte que cet homme de 69 ans, solide comme un menhir, a le courage de ses opinions. Joliment dessiné, un imposant cornet de frites ne figure-t-il pas au milieu du drapeau belge qui flotte au-dessus du jardin de sa coquette maison de Saint-Sauveur, à quelques kilomètres de Tournai, en Wallonie, mais à moins de 200 mètres de la Flandre ? Lucien, qui préside depuis vingt ans la Fédération nationale des "frituriers" - ou "frituristes" - belges, explique avec conviction combien il serait criminel de réduire le friturier à un simple marchand de frites. Ou à un quelconque restaurateur. "Non, martèle-t-il, pour un frituriste, le principal, c'est la frite."

Belge, espagnole ou française, la frite, déclinée à l'infini, a fini par conquérir le monde. En Angleterre, elle s'associe avec les poissons frits pour les fameux fish and chips. Si les Néerlandais aiment la manger avec de la mayonnaise, les Québécois la préfèrent avec du cheddar frais. Les Italiens apprécient leur patatine frite avec un rien de sel et les Mexicains leurs papas a la francesa avec du citron et du piment. Baptisée ranskikset en Finlande, où on l'aime avec du ketchup, elle devient kentang goreng en Malaisie.

Les Français peuvent aligner des dizaines de recettes différentes, de la délicate et un rien snob pomme allumette, à la marseillaise (petits cubes recouverts d'un hachis d'ail et de persil) en passant par les soufflées, les noisettes, les croquettes. Quant à la frite belge, Lucien Decraeye regrette le temps où elle pouvait atteindre 12 mm de largeur, contre 9 mm aujourd'hui. "Plus elle est grosse, moins elle est grasse", explique Lucien, comme surpris de devoir aligner de telles évidences. Ah bon ? Explication : "Chaque frite absorbant la même quantité de graisse, celle-ci se dissoudra donc plus facilement dans une quantité plus importante de pomme de terre." CQFD.

Quant à la longueur, elle dépend " bien évidemment" de celle de la pomme de terre. Dernier commandement de l'Evangile selon Lucien : seule la graisse de bœuf donne son "vrai goût"à la frite. Celle-ci est alors irrésistible. Lucien évoque ainsi avec un large sourire l'installation, et le départ au bout de quelques mois, d'un fast-food américain à côté de sa friterie. "J'ai été leur premier client. En sortant j'ai dit à ma femme : "Les Belges, ils mangent pas ça !"" Aujourd'hui, oui, Lucien ! Même en Belgique, la frite "américaine" façon McDonald's tient désormais le haut du pavé.

La conquête de l'Amérique date des années 1920. Certes, il se raconte que, en 1802, le président Thomas Jefferson, de retour de son ambassade à Paris, servit à ses invités des pommes de terre "à la manière française". On sait aussi que les chips ont été créées en 1852 par George Crum, un chef cuisinier de l'Etat de New York, qui, reprochant à un apprenti de couper ses pommes de terre en morceaux trop épais, se mit lui-même à la tâche et débita des tranches de plus en plus fines.

C'est pourtant lors de la première guerre mondiale que les soldats américains engagés sur le front nord, entre France et Belgique, découvrirent la frite. Ne faisant pas de distinction entre les uns et les autres, d'autant que le français était la seule langue parlée dans l'armée belge, les boys revinrent au pays avec le ferme désir de continuer à manger des french fries. Ce qu'ils firent. L'expansion allait être foudroyante.

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  #4  
Vieux 06/08/2004, 17h02
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Par défaut conflit culturel : Frite Belge

Les Français ne veulent pas s'en laisser conter : à les entendre, les frites seraient nées à Paris, très exactement sur le pont Neuf, et furent appelées "pommes pont Neuf" au lendemain de la révolution de 1789. Le journaliste Curnonsky, surnommé en son temps "le prince des gastronomes", écrivit bien plus tard, en 1927, qu'elles étaient " l'une des plus spirituelles créations du génie parisien". Après avoir cité l'écrivain Roland Barthes - "la frite reste nostalgique, patriote comme le bifteck" -, voilà même que les Français en appellent à la Pucelle d'Orléans. "Je ne suis pas une frite, mais, si j'étais une frite, je m'appellerais Jeanne d'Arc, et je me surprendrais à sourire de tous vos petits brasiers. (...) Je m'appelle Jeanne, Jeanne la frite, et j'accepte vos prières, vos bonnes prières en papier gras, avec sur le bout de la langue mon enfer en très fins grains de sel très fin", écrit ainsi Edmond Lefebure (Propos en forme de frites, Daily Bul, numéro 10).

Plus sérieux, Peter Scholliers, professeur d'histoire à l'Université flamande de Bruxelles, estime que les frites ont été introduites au milieu du XIXe siècle le long d'une ligne reliant Anvers à Paris : "C'était alors une nourriture de fête, relativement chère, et les gens en mangeaient une ou deux fois par an, lors des kermesses dans les villages. Elles étaient cuisinées par des forains qui se déplaçaient d'un endroit à l'autre. Certains ont ensuite fait souche et ont donné naissance aux premières baraques à frites."

Ces baraques, fritkot pour les Belges, Paul Ilegems, professeur d'histoire d'art contemporain à l'Académie royale d'Anvers, s'en est fait une spécialité. Jusqu'à leur consacrer plusieurs livres et même un "musée", installé dans une petite pièce située au-dessus de la friterie Max, l'une des plus anciennes de la ville.

Là, on peut admirer quelques œuvres de peintres, de photographes, de graphistes montrant à quel point le fritkot fait partie du paysage belge. "C'est le symbole de notre pays, marqué au sceau du bricolage, de l'improvisation, qualités typiquement belges, c'est de l'architecture sans architecte", confie Paul Ilegems. "Celui qui s'est réfugié, ne fût-ce qu'une fois dans sa vie, sous l'auvent d'une friterie un jour d'averse, le dos appuyé à la paroi pour tenir ses frites au sec, peut vraiment saisir les aspects romantiques de la friterie", ajoute-t-il, soudain lyrique. La petite histoire raconte d'ailleurs que Johnny Hallyday fit, dans une soirée, un aller-retour Paris-Bruxelles uniquement pour faire goûter à une jolie Parisienne les frites du fritkot de la place Jourdan, considérées comme les meilleures de la ville.

Beau joueur, Paul Ilegems propose une médiation dans le conflit franco-belge : "Puisque ce sont des moines espagnols qui ont cultivé la pomme de terre pour la première fois et que l'Espagne est un pays qui possède une vieille et riche tradition de friture, puisque, selon la tradition, sainte Thérèse d'Avila, 1515-1582, fut la première à manger chaque jour des pommes de terre, pourquoi donc Thérèse n'aurait-elle pas fait cuire ses pommes de terre dans la friture ?"

Grand seigneur, lui aussi, Lucien Decraeye écoute, avec un rien de condescendance, ces explications historiques. Pour lui, la frite, "c'est tout de la Belgique", et le reste est littérature. Il suffit de lever les yeux pour se rendre compte que cet homme de 69 ans, solide comme un menhir, a le courage de ses opinions. Joliment dessiné, un imposant cornet de frites ne figure-t-il pas au milieu du drapeau belge qui flotte au-dessus du jardin de sa coquette maison de Saint-Sauveur, à quelques kilomètres de Tournai, en Wallonie, mais à moins de 200 mètres de la Flandre ? Lucien, qui préside depuis vingt ans la Fédération nationale des "frituriers" - ou "frituristes" - belges, explique avec conviction combien il serait criminel de réduire le friturier à un simple marchand de frites. Ou à un quelconque restaurateur. "Non, martèle-t-il, pour un frituriste, le principal, c'est la frite."

Belge, espagnole ou française, la frite, déclinée à l'infini, a fini par conquérir le monde. En Angleterre, elle s'associe avec les poissons frits pour les fameux fish and chips. Si les Néerlandais aiment la manger avec de la mayonnaise, les Québécois la préfèrent avec du cheddar frais. Les Italiens apprécient leur patatine frite avec un rien de sel et les Mexicains leurs papas a la francesa avec du citron et du piment. Baptisée ranskikset en Finlande, où on l'aime avec du ketchup, elle devient kentang goreng en Malaisie.

Les Français peuvent aligner des dizaines de recettes différentes, de la délicate et un rien snob pomme allumette, à la marseillaise (petits cubes recouverts d'un hachis d'ail et de persil) en passant par les soufflées, les noisettes, les croquettes. Quant à la frite belge, Lucien Decraeye regrette le temps où elle pouvait atteindre 12 mm de largeur, contre 9 mm aujourd'hui. "Plus elle est grosse, moins elle est grasse", explique Lucien, comme surpris de devoir aligner de telles évidences. Ah bon ? Explication : "Chaque frite absorbant la même quantité de graisse, celle-ci se dissoudra donc plus facilement dans une quantité plus importante de pomme de terre." CQFD.

Quant à la longueur, elle dépend " bien évidemment" de celle de la pomme de terre. Dernier commandement de l'Evangile selon Lucien : seule la graisse de bœuf donne son "vrai goût"à la frite. Celle-ci est alors irrésistible. Lucien évoque ainsi avec un large sourire l'installation, et le départ au bout de quelques mois, d'un fast-food américain à côté de sa friterie. "J'ai été leur premier client. En sortant j'ai dit à ma femme : "Les Belges, ils mangent pas ça !"" Aujourd'hui, oui, Lucien ! Même en Belgique, la frite "américaine" façon McDonald's tient désormais le haut du pavé.

La conquête de l'Amérique date des années 1920. Certes, il se raconte que, en 1802, le président Thomas Jefferson, de retour de son ambassade à Paris, servit à ses invités des pommes de terre "à la manière française". On sait aussi que les chips ont été créées en 1852 par George Crum, un chef cuisinier de l'Etat de New York, qui, reprochant à un apprenti de couper ses pommes de terre en morceaux trop épais, se mit lui-même à la tâche et débita des tranches de plus en plus fines.

C'est pourtant lors de la première guerre mondiale que les soldats américains engagés sur le front nord, entre France et Belgique, découvrirent la frite. Ne faisant pas de distinction entre les uns et les autres, d'autant que le français était la seule langue parlée dans l'armée belge, les boys revinrent au pays avec le ferme désir de continuer à manger des french fries. Ce qu'ils firent. L'expansion allait être foudroyante.

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  #5  
Vieux 06/08/2004, 17h04
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Par défaut conflit culturel : Frite Belge

Dans les années 1950, les promoteurs du fast-food comprirent tout l'intérêt de cet aliment, aussi facile à cuisiner qu'à manger. Ainsi des frères McDonald, qui, une fois fortune faite, investirent des millions de dollars dans la recherche pour parvenir à créer la frite universelle, pouvant avoir, partout dans le monde et quelle que soit la saison, la même taille, le même temps de cuisson. Et, surtout, le même goût, de Brest à Vladivostock, de janvier à décembre. Les pommes de terre sont plus ou moins sucrées selon les saisons ? Qu'à cela ne tienne, on leur ajoutera du sucre en automne, on en retirera au printemps.

Puis vint le temps de la frite surgelée, précuite, préemballée. Si, en 1960, un Américain moyen mangeait chaque année environ 40 kg de pommes de terre fraîches et 2 kg de frites surgelées, en 2002, il consomme 25 kg de pommes de terre fraîches et plus de 15 kg de frites surgelées, dont 90 % achetées dans un fast-food. Aujourd'hui, un enfant américain sur dix, entre 9 et 11 mois, a déjà mangé des frites ! Eric Schlosser (Les Empereurs du fast-food, Editions Autrement) donne une description dantesque de l'usine Lamb Weston d'American Falls (Idaho), une des plus grosses unités de friture du monde. " Je vis à mes pieds une montagne de pommes de terre de 6 mètres de haut, de 30 mètres de large et presque aussi longue que deux terrains de football (...), des tapis roulants gigantesques, une soufflerie, quatre caméras vidéo à la recherche de la moindre imperfection, 12 000 litres d'huile bouillante (...), j'ai vu dix millions de frites, la plupart destinées à McDonald's." Premier producteur mondial de frites surgelées, l'entreprise canadienne McCain - 30 usines sur les cinq continents - produit 500 tonnes de frites par heure.

La diplomate française avait raison : face à l'impérialisme de la frite américaine, Français et Belges se devaient d'enterrer la hache de guerre.

Venue du Sud, une autre riposte s'organisait.

Nom de code : couscous.

:-D


lemonde
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  #6  
Vieux 06/08/2004, 17h07
Avatar de el_safia
 
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Il est temps de percer l’abscès ! :-D
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  #7  
Vieux 10/08/2004, 01h37
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Messages: n/a
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lol, c'est bien SAFIA, tu te fais les questions et les réponses sur tes forums!
:-D ;-)
Te casse pas la frite, l'important c'est que c'est bon!
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  #8  
Vieux 10/08/2004, 09h40
Avatar de saidsahraoui
 
Date d'inscription: juillet 2003
Messages: 7 109
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safia!
la frite est belge! en voici la preuve! :-P
lafriteestbelgeetrienquebelge
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  #9  
Vieux 13/08/2004, 22h22
Avatar de el_safia
 
Date d'inscription: février 2004
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Citation:
newman a écrit*:
lol, c'est bien SAFIA, tu te fais les questions et les réponses sur tes forums!
:-D ;-)
Te casse pas la frite, l'important c'est que c'est bon!

mdrrr mais zuttt j'avais envie de charier tous les belges (marocains pour être précises) histoire d'avoir une tite bataille, une tite engueulade là sur le net parce k là on s'ennuie ! :-D

J'en ai ma claque des cent et unième définition sur l'amour, les gars, les meufs, le haram et le halal... et je trouve ca plus excitant de parler de FRITES, qu'en s'envoient et se recoivent des patates en plein dans la gueule Mdrrrr

Bon ben c pa grave moi je déclare la patate frite marocaine berbère tiens comme ca j'aurais sur le dos tous les arabes !

wahee un peu d'animation dans ce site parce k en été c censé être chaud ! pa morne !
:-D
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  #10  
Vieux 13/08/2004, 22h25
Avatar de pocoloco
 
Date d'inscription: décembre 2003
Messages: 3 642
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Les pommes de terre sont pas extraordinaires au bled, et ,frites, elles goutent presque le carton.

Vive le couscous, autrement plus digeste.
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