les marocains et le debarquement de provence


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  #1  
Vieux 12/08/2004, 17h30
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Par défaut les marocains et le debarquement de provence

Le Maroc, qui a servi de point d'appui stratégique à l'offensive des Alliés en Europe du sud, a payé un lourd tribut de sang à la victoire contre l'Allemagne nazie en Afrique du nord, en Italie et en France.

La dizaine d'anciens combattants marocains qui seront décorés le 15 août, à l'occasion du soixantième anniversaire du débarquement de Provence, constituent un maigre échantillon sur une cohorte de plus de 90.000 Marocains qui se sont battus de 1939 à 1945, sous le drapeau français, pour le triomphe de la liberté.

Selon les estimations, entre 10.000 et 15.000 d'entre eux ont trouvé la mort dans les combats où leur bravoure a été célébrée - lors du débarquement de Provence mais aussi, tout au long du conflit mondial, sur les champs de bataille de Tunisie, de Sicile, de Corse, en Italie, sur l'île d'Elbe, en Autriche, en Allemagne et du sud au nord de la France.

Des milliers de Marocains répondent dès 1939 à l'appel à la mobilisation volontaire lancé dans les mosquées par le sultan Mohammed ben Youssef. Le grand-père de l'actuel souverain Mohammed VI appelait ses concitoyens à "ne reculer devant aucun sacrifice" pour défendre l'étendard de la France.

Des combattants marocains sont ainsi déployés dès le début du conflit dans le nord et l'est de la France, sur les frontières belge et allemande. Démobilisés après la défaite de 1940, les contingents rapatriés au Maroc - placé sous Protectorat français à l'époque -, furent camouflés avec leur armement et devaient ressurgir, après 1942, pour les combats décisifs de la reconquête.

Ces derniers furent précédés par les batailles aussi inutiles que meurtrières livrées sur les côtes marocaines du 7 au 10 novembre 1942, pour s'opposer au débarquement des troupes anglo-américaines de l'opération "Torch", à la demande du général Noguès qui administrait le Maroc sous les ordres du gouvernement de Vichy.

Il fallut trois jours de combats fratricides avant la conversion du général Noguès, et l'incorporation des unités franco-marocaines aux côtés des Alliés, au sein de "l'armée d'Afrique" qui joua un rôle déterminant dans le renversement du Reich.

Une longue série d'avancées militaires essentielles à la stratégie alliée, préparant le débarquement de Provence, et où les Marocains jouèrent un rôle très important, se déroula de la fin 1942 jusqu'en 1944 avec la campagne de Tunisie, les débarquement en Sicile et en Corse, et surtout, à partir de novembre 1943, la campagne d'Italie.

C'est à l'occasion de la poussée décisive vers Rome que les unités marocaines - goumiers, tirailleurs, tabors - s'illustrèrent en parvenant à s'emparer du mont Cassino, un verrou de la défense allemande jugé imprenable, devant lequel le 6ème corps d'armée américain avait été stoppé.

Les pertes marocaines y furent effroyables: 15.850 tués, blessés et disparus, soit près de 45% des effectifs engagés mis hors de combat. D'interminables alignements de stèles aux combattants marocains, dans les cimetières militaires français d'Italie, témoignent aujourd'hui de ces sacrifices.

Cette percée contribuait à rendre possible, quelques mois plus tard, le débarquement d'août 1944 en Provence. L'armée de terre de la France libre compte alors environ 233.000 maghrébins, parmi lesquels 85.000 Marocains.

Ces derniers découvrent alors les côtes de France pour la première fois, le coeur serré. "Chacun se baisse, ramasse une poignée de sable et, avec émotion, regarde les grains rouler entre ses doigts", a raconté sobrement l'un d'eux, le lieutenant Robert Gounard.

La fin des épreuves et des sacrifices était encore loin pour les unités marocaines qui devaient encore participer à la libération de Marseille, à celle de Paris parmi les troupes du général Leclerc, aux ultimes batailles de l'hiver 1944 et du printemps 1945 dans les Vosges, l'Alsace puis en Autriche et jusque sur le territoire de l'Allemagne nazie avant sa capitulation.

Le 18 juin 1945, le général de Gaulle remet la Croix de Compagnon de la Libération au sultan Mohammed V, un des rares chefs d'Etat à recevoir cette distinction.

Source : AFP
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  #2  
Vieux 12/08/2004, 18h04
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Messages: n/a
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c bizare mais on en parle trés rarement!!!! :-x

les marocains ont sauvé marseille !ils étaient tres courageux .mon grand pére me raconté qu un amis présent au front lui avait raconté qu il s etait retrouvé face a un allemand il voulait lui tirer deçu mais "clik" plus de balles alors le marocain lui a sauté deçu et la mordu a la gorge comme font les lion avec les buffle :-D lallemand est mort asfictié :-D :-D
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  #3  
Vieux 12/08/2004, 18h08
Avatar de Nbarch
 
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la France a toujours ignoré et continue d'ignorer ces anciens combattants, comme en temoigne Youssef Hajji
Entretien avec Youssef Hajji
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  #4  
Vieux 13/08/2004, 19h01
 
Date d'inscription: juillet 2004
Messages: 2
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Petite mina entre l'histoire et la réalité, il y a malheureusement tout un monde comme le dit si bien cet article du journal l'economiste

jalil


"Fierté
*
Nous constatons un peu gênés que les commémorations du débarquement de Provence n'ont pas les fastes du débarquement de Normandie. Dans ces cérémonies organisées en France pour célébrer le soixantième anniversaire de la guerre contre le joug nazi, c'est comme s'il y avait deux types d'alliés: de première et de seconde zone. Certains indices nous confortent dans cette impression. Les médias occidentaux s'y intéressent peu ou prou, alors qu'ils s'étaient mobilisés plusieurs mois à l'avance pour la Normandie.
Les chefs d'Etat africains sont représentés en force mais pas Bush ou Blair, qui n'ont pas daigné faire le déplacement. Pourtant, à une époque où les extrémistes de tout bord attisent le feu du choc des civilisations, les festivités du débarquement de Provence sont l'occasion rêvée pour donner d'autres signaux. Il y a plus d'un demi-siècle, des soldats de différentes confessions se sont retrouvés unis pour une même cause: la lutte contre le totalitarisme.
L'Europe libre d'aujourd'hui est redevable autant à ses GI's qu'à ses armées indigènes d'Afrique du Nord et d'Afrique noire. Et il suffit de se replonger dans les archives militaires pour s'en rendre compte. Les Marocains en particulier, qui étaient des engagés volontaires au cas où on l'oublierait, ont payé un lourd tribut. Ils sont un motif de fierté pour toute une communauté que l'on renferme un peu rapidement dans les clichés d'agresseurs de RER, d'éboueurs et de pillards de banlieue.
A ces héros-là, à ces goums qui ont versé leur sang dans les glaciales montagnes des Vosges et de Monte Cassino, les patries n'ont pas été particulièrement reconnaissantes. Les morts ont eu droit à de discrètes stèles commémoratives, et des tombes même pas à l'abri de profanations sacrilèges. Les vivants à de misérables pensions de survivants, ridiculement revalorisées l'année dernière.
Mais il y a pire affront: que l'histoire devienne amnésique.

Mohamed BENABID (l'Economiste) "
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