| S'inscrire pour répondre |
| | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
#1
| ||||
| ||||
| Premiers recours contre la loi sur la laïcité A Strasbourg, une avocate dénonce le traitement infligé à une élève insoumise. C'est un premier recours contre l'interdiction de tous les couvre-chefs dans les établissements scolaires. Vendredi, une avocate de Strasbourg a porté devant le tribunal administratif le règlement intérieur du lycée René-Cassin. Mais pas seulement. L'avocate entend également dénoncer le traitement auquel est soumise une élève, Samira (1), 18 ans. Inscrite en terminale dans ce lycée, la jeune fille est tenue à l'écart de ses camarades de classe depuis la rentrée. Musulmane, Samira ne porte plus de voile, mais un bob. Cantonnée en salle d'études, «elle n'a le droit d'aller ni au centre de documentation interne, ni à la cafétéria. Elle ne reçoit aucun cours. On refuse de lui délivrer un certificat de scolarité et une surveillante a été chargée de la suivre dans ses déplacements», explique l'avocate strasbourgeoise Nohra Boukara. Lettre de désinscription Samira ainsi qu'une autre récalcitrante auraient également reçu l'ordre, plusieurs jours durant, de ne pas fréquenter les toilettes des élèves. Et de se rendre en récréation à des horaires différents de ceux prévus dans l'établissement. Tout contact avec leurs camarades est soigneusement évité. «Aujourd'hui, on demande à Samira de renoncer au couvre-chef ou de signer une lettre de désinscription», poursuit l'avocate. Façon de mettre les élèves au pied du mur. «Ces mesures disciplinaires ne disent pas leur nom, elles sont prises en toute illégalité», soutient l'avocate. Vendredi, le rectorat indiquait ignorer cette situation. Le cas de Samira n'est pourtant pas isolé. Pour convaincre les élèves à la tête couverte, les mêmes méthodes sont appliquées ailleurs. En Seine-Saint-Denis, trois élèves sikhs du lycée Louise-Michel sont logés à la même enseigne. Dans cet établissement, les cours commencent normalement à 8 heures. Mais les trois adolescents sont sommés d'arriver quinze minutes après la cloche et de décaler également leur sortie de l'établissement. Hors de question d'aller en cour de récréation. Les premiers jours, le proviseur les avait installés au réfectoire. Désormais, les garçons passent leurs journées dans une salle à proximité du bureau de la direction. Ces élèves ne portent pas le turban volumineux de leurs pères. Ils ont opté pour un simple tissu de coton noir (un sous-turban), comme leurs cheveux. Une tenue qui pourrait être admise si le règlement intérieur de l'établissement n'interdisait pas, là aussi, «le port de tout couvre-chef». Ce qui va au-delà des termes prévus par la loi du 15 mars. L'un des jeunes sikhs, qui devait faire sa rentrée en terminale S, déprime : «Je m'occupe mais je n'apprends rien.» Des enseignants lui confient des devoirs. Le garçon a rempli ses copies, mais elles seraient bloquées, depuis, dans le bureau du principal d'éducation. A Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, des jeunes filles portant le bandana connaîtraient des traitements similaires. Les «phases de dialogue» prévues par la loi prennent ainsi de drôles de tournures. D'autant que le temps imparti * quinze jours grosso modo * est écoulé. Voilà trois semaines que la rentrée des classes est faite. Un responsable de la communauté sikh s'emporte : «Maintenant que cette loi est là, il faut l'appliquer. Et permettre à nos enfants de vivre leur scolarité ailleurs ! Mais on nous mène en bateau et rien n'avance !» Silence du ministère Dans la loi, des conseils de discipline devaient suivre la phase de dialogue, si celui-ci échouait. En fait, la convocation de ces instances disciplinaires pourrait attendre début novembre. Le sort des otages français en Irak étant toujours incertain, les chefs d'établissement et les inspecteurs d'académie redoutent d'avoir à lancer les hostilités (Libération du 18 septembre). Et, devant le silence du ministère, les esprits s'impatientent. «Ces situations créent beaucoup de souffrance», souligne le collectif Une école pour tous, qui soutient les adolescentes de Mantes-la-Jolie. Démenti formel Des propositions de scolarisation dans des établissements privés auraient été faites aux élèves sikhs. Le coût serait supporté par les fonds sociaux du lycée public censé les exclure. L'inspecteur d'académie dément formellement avoir pris un tel engagement. Dans l'académie de Strasbourg, il y aurait, selon le rectorat, désormais «moins de vingt jeunes filles voilées». Et les discussions se poursuivraient avec leurs parents. Mais le «dialogue», parfois, peut tourner en rond. Au lycée Jean-Monnet de Strasbourg, les parents de deux élèves de seconde auraient récemment accepté de signer, sur proposition du proviseur, une demande d'inscription au Cned (Centre national d'enseignement à distance), en échange du remboursement de la moitié des frais d'inscription. «On nous a dit qu'il fallait s'inscrire avant le conseil de discipline, sinon il n'y aurait pas de réduction», explique Sarra, l'une des deux lycéennes concernées, qui continue à se rendre au lycée en attendant la réponse du Cned. L'organisme explique pourtant l'inverse : pour bénéficier de son enseignement à prix réduit, l'accord de l'inspecteur d'académie serait indispensable. Et celui-ci doit intervenir après la tenue des conseils de discipline ordonnant l'exclusion. Le Dr Abdallah, farouche défenseur des jeunes filles voilées, rapporte de son côté le cas d'une élève scolarisée «hors d'Alsace», pour laquelle la prise en charge de la totalité des frais de scolarité ainsi qu'un abonnement d'un an à l'Internet auraient été proposés en échange d'un courrier d'inscription au Cned. (1) Le prénom a été modifié à la demande de l'intéressée. Libération |
|
#2
| ||||
| ||||
| Premier recours contre la loi sur la laïcité Citation:
Depuis quand le port d'un chapeau ou tout accoutrement sur le tête est autorisé en classe ? Merci d'aider les fouteurs de m. ,comme si les profs n'avaient pas assez de problème à faire enlever les casquettes rien à voir avec la laïcité respect et bienséance sont-ils des conceptes si durs que cela à connaître et à appliquer ? |
|
#3
| ||||
| ||||
| Premier recours contre la loi sur la laïcité Citation:
mon cher _coucou, qu'est ce que tu entends par respect et bienséance ???? !!!!! le port d'un bob est-il un signe de manque de respect et un geste contraire à la bienséance ???? Y a-t-il des limites concernant les tenues vestimentaires définissant où commence l'irrespect ?? Doit-on fixer les normes pour la coupe des cheuveux ? pour les percings ? pour les photos sur les tee-shirts ? pour les badges sur les sacs d'élèves ? ...etc Veux-tu revenir en arrière et imposer l'uniforme ? et puis après mettre les élèves 2 par 2, et les obliger à chanter la marseillaise avant le début des cours ? Et pourquoi pas revenir au "bon vieux régime de Vichy" et apprendre l'amour de la patrie, du travail et de la famille à nos élèves !!!! Ils étaient bien sages ces jeunes à cette époque !!! En plus y avait pas de basanés ni de youpis pour enfreindre les "lois de la république" et les règles de respect et de bienséance !!!!! Allez va mon cher _coucou, elle ne tourne plus rond depuis que certains prétendus laics et progressistes veulent nous donner des leçons sur les règles de bienséance :-P :-P amicalement et citoyennement mon cher. |
|
#4
| |||
| |||
| Premier recours contre la loi sur la laïcité Citation:
N'empêche, c'était le bon temps ![]() Quoiqu'il en soit, concernant les traitements infligés à ces emmerdeurs (oui, je suis d' humeur caustique ce soir :P), je les trouves injustifiés, deplacés, rétrogrades et contre-productifs au plus haut point. Si l' on interdit les signes de religion, c'est entre autres choses pour éviter le phénomène de communautarisme. Dès lors, sectariser les élèves concernés est d' une débilité profonde de la part des directions des établissements. Que l'on refuse ces élèves en cours habillés en grande tenue est une chose, légitime et justifiable. Qu'on les traite de la sorte en est une autre, franchement pas reluisante et qui va totalement à l' encotre des préceptes de la République (j'ose même pas parler d' idéaux ^^) Résumé de l' épisode précendent: on accepte pas les bondieuseries et autres trucs religieux à l' école, mais on ostracise pas non plus les gens de manière aussi brutale, que diable! |
|
#5
| |||
| |||
| Premier recours contre la loi sur la laïcité Citation:
Je crois que les établissements ont pour OBLIGATION de les accueillir, donc... Mets toi à la place des chefs d'établissement... Si les élèves récalcitrants (qui connaissent parfaitement la portée de la loi) se présentent quand même à leur école c'est pas pure provocation, qu'ils en assument alors les conséquences... Il ne faudrait pas inverser les rôles non plus... La loi est dure mais c'est la loi ("dura lex sed lex"). |
|
#6
| ||||
| ||||
| Cennet, 15 ans, plutôt rasée que les cheveux non couverts [img align=left]http://www.liberation.fr/obj/209/IMAGE_T4_20836.jpg[/img]Elle a tout essayé, le bob, le béret, le bandana et a fini par... se raser la tête. Cennet, une lycéenne de 15 ans de confession musulmane est arrivée vendredi matin au lycée Louis Pasteur de Strasbourg sans couvre-chef ni cheveux. «Elle n'a pas voulu désobéir à la loi française, ni à la loi de Dieu», a expliqué la mère de cette élève de seconde affirmant que sa fille n'avait jamais été contrainte de se couvrir la tête. «Cennet est traumatisée. Depuis la rentrée, elle a été malade et a perdu 4 kilos», a poursuivi sa mère expliquant avoir refusé au départ qu'elle se rase les cheveux, avant de céder face à la détermination de la jeune fille qui voulait «aller à l'école comme tout le monde». Le lycée Pasteur s'est refusé à tout commentaire tandis que le rectorat de Strasbourg s'est contenté d'indiquer que la «jeune fille s'est présentée sans coiffe à l'établissement» et qu'«elle a été réintégrée dans sa classe». Dorénavant, dans l'académie de Strasbourg, seules 18 élèves refusent de retirer leur couvre-chef. Aucune procédure disciplinaire n'a, pour l'heure, été engagée. (Libération.fr) |
|
#7
| ||||
| ||||
| Cennet, 15 ans, plutôt rasée que les cheveux non couverts Qu'est ce qu'elles ne feront pas pour faire parler d'elles ? Elle s'est fait une tête de noeud. ça lui sied à merveille. :-P |
|
#8
| ||||
| ||||
| Cennet, 15 ans, plutôt rasée que les cheveux non couverts C'est quoi ce pays ??!!! :-o :-o :-o C'est ça l'amour, l'égalité et la fraternité ?! tu fais ce que je te dis ou je t'humilie à mort et je te fous des batons dans les roues !! Quelle grandeur que ce beau pays ...d'amour et de liberté ! :-P |
|
#9
| ||||
| ||||
| Cennet, 15 ans, plutôt rasée que les cheveux non couverts Citation:
Il est très symbolique le geste de cette fille !!!!! Elle doit nous renvoyer à d'autres images de l'histoire de la France !!!! Pendant l'occupation la plupart des français étaient des collabos, soit ils étaient des collabos actifs, ou bien ils collaboraient pas leur passivité, beaucoup ont dénoncé leurs voisins juifs, ou communistes, ou gaullistes, ou tziganes, .... etc Mais à la liberation au lieu d'affronter cette réalité, au lieu d'analyser les causes de la défaite devant les nazis, les causes qui ont poussé une partie de la France dans le fascisme ou la collaboration, on a préféré au lieu de cela de s'attaquer au maillon faible : à savoir LA FEMME en situation fragile : les prostis=tuées, les jeunes filles qui étaient tombées amoureuses d'un jeune soldat allemand !! on les a accusé de tous les maux, on disait que c'était à cause d'elle que le fascisme avait reigné en France, on avait trouvé la victime ideale pour expurger les torts de tous et faire oublier la réalité de la France de l'époque : une France majoritairement collaboratrice !!!! On avait montré ces jeunes femmes de l'index et rasé leur crâne. L'histoire se répète année 2004: La France incapable de lutter contre tout ce qui fait proliférer les extrémismes (noirs verts ou autres), La France incapable d'affronter la réalité d'une société qui reste encore machiste et sexite (discrimination au travail contre les femmes, dans le monde politique ....) !!! La France incapable d'affronter les problèmes réels que connait son école, Cette France a trouvé le coupable idéal :: DES JEUNES ADOLESCENTES VOILEES, A défaut de les jeter au feu (comme des sorcières) A défaut de leur raser leur cranes (comme à la libération) Elle leur otent le voile ou les expulsent loin des yeux de la république !!! Honte d'appartenir à cette France là !!! Heureusement que c'est par Rimbaud, Voltaire, Condorcet, ceux de l'affiche rouge, et les autres que je suis né à la France , et non par ces collabos des années 2000 !!!! Basta ! |
|
#10
| |||
| |||
| Premier recours contre la loi sur la laïcité a la limite l'uniforme c la solution a tous els problemes de laicité |
| S'inscrire pour répondre |
Discussions similaires à " Premiers recours contre la loi sur la laïcité" | ||||
| Discussion | Auteur | Forum | Réponses | Dernier message |
| recours aupres de TA contre une OQTF | desperad0 | Maroc / France | 8 | 04/06/2009 14h03 |
| Recours contre l'expulsion | dhensirisi | Actualités marocaines | 0 | 11/04/2008 13h54 |
| Quel recours contre Ryanair? | bakero | Général | 83 | 22/11/2006 10h00 |
| Loi sur la Laicité: recours d'Eurodéputés possible si un tiers de signature | Actualités marocaines | 5 | 24/02/2005 11h30 | |
| Le dernier recours contre la migraine | Yazz | Bien-être et Santé | 6 | 07/11/2004 21h00 |
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
| |