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#1
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Que devient Al Adl depuis le 16 mai ? Entre des procès de façade et un projet de parti avorté, la jemaâ du Cheikh Yassine affiche une sérénité trompeuse. Par Driss ksikes Les procès contre Al Adl Wal Ihsane se comptent à la pelle. La semaine écoulée en présente un très beau concentré. Douze prévenus à Taroudant. Neuf à Tinghir. Huit à Larache. Dix sept, dont des membres de la famille Yassine, à Rabat. Deux étudiants à Fès. Trois autres, en appel à Casablanca. "Cela fait partie de la routine, de l’injustice qui nous accable",commente-t-on au quartier général à Salé. De toute évidence, Al Adl adopte un profil bas. Il prend son mal en patience. Mais il maintient le cap. Chaque dimanche, Cheikh Yassine accueille au sein de son fief quelque 500 membres, sympathisants ou autres "pèlerins" pour leur délivrer sa parole. Mais tout cela passe inaperçu. Al Adl ne fait plus l’actualité. D’où vient ce sentiment diffus de silence religieux d’Al Adl ? Certes, les publications de la jemaâ sont toutes interdites, mais tout cela est vieux. Le journal Al Adl Wal Ihsane a eu une vie de 2 numéros, interrompue en avril 2000. Celui de la section "jeunes", Al Fotowa, a été censuré un an plus tard. Mais cela ne leur coupe pas les ailes pour autant. Crédité du statut d’opposant majeur, Al Adl jongle à merveille avec les médias arabes, francophones et anglo-saxons. [color=0033FF]Tantôt Nadia Yassine (fille du cheikh et porte-parole officieuse) déclare au Figaro qu’elle milite pour "une république islamique". [/color] Tantôt Fathallah Arsalane (porte-parole officiel) martèle sur Al Jazeera : "Nous jouissions de plus de liberté à la fin de l’ancienne ère qu’au début de la nouvelle". Mieux, depuis le début de 2004, le site de l’organisation, régulièrement mis à jour, offre des fatwas maison, en direct chaque mardi et vendredi. Mais rien n’y fait. Les caméras sont moins braquées qu’avant sur Yassine et les siens. Faut-il en conclure qu’ils se sont volontairement faits oublier ? Les avis divergent. "Après le 16 mai, tout le monde s’est intéressé en priorité à la soi-disant Salafia jihadia, pour des raisons sécuritaires, et au PJD, pour des raisons électorales. Al Adl, étant hors course, est devenu automatiquement hors champ", explique Khalid Soufiani, qui connaît de près toutes les tendances islamistes. Quant à Mohamed Darif, qui cultive une relation privilégiée avec Al Adl, il estime que "depuis le 11 septembre, [color=0033FF]ils ont montré patte blanche en insistant sur leurs trois principes sacro-saints : non à la violence, non à la clandestinité (ils sont en fait semi-autorisés) et non aux liens avec l’étranger".[/color] Ils ont donc fait du matraquage là-dessus pour être ménagés et tout le monde a mordu. Dès le lendemain du 11 septembre, leur stratégie d’autodéfense était lancée. Après le 11 septembre. Al Adl se disculpe "Si c’est Ben Laden qui a fait le coup, il nous a joué un sale tour". La phrase de Yassine-fille, au lendemain du drame new-yorkais, est dorénavant un modèle du genre. Dans l’ambiance survoltée de l’époque, les réunions se suivent. Les chancelleries, britannique et américaine, appellent, entre autres, Abdelouahed Moutawakil (secrétaire général du cercle politique d’Al Adl) pour le sonder "amicalement". Le discours est huilé. "Il fallait leur montrer qu’Al Adl (contrairement au PJD et aux autres radicaux) est contre le terrorisme depuis sa naissance et non en réaction à ces événements en particulier", explique Darif. L’occasion est propice pour déterrer la littérature de Yassine, qui insiste sur la nécessité de "montrer le droit chemin avec douceur". Le chef du mouvement est même présenté à la presse étrangère (friande de stéréotypes) comme un "Gan-dhi marocain". L’expression fait mouche, mais elle ne reflète pas tout à fait la réalité, estudiantine du moins. Aujourd’hui, on compte devant les tribunaux plusieurs cas d’étudiants d’Al Adl (1 de Marrakech, 1 de Beni Mellal, 3 de Casablanca, 4 de Mohammedia), déjà jugés ou en suspens pour "agression de fonctionnaires". Réplique ironique d’Omar Iharchan, l’un des dirigeants de la jeunesse d’Al Adl : "Vous voyez des étudiants attaquer des AWACS(1). Ce sont de faux procès qu’on leur colle sur le dos". Et puis, ces cas disparates demeurent trop peu médiatisés et trop peu susceptibles d’entamer l’image de "non-violence" vendue en grande pompe à l’Amérique et à l’Occident. Pour consolider ce message post-11 septembre, Al Adl a lourdement insisté sur son caractère national, local, pour ne pas être apparenté à un quelconque réseau de financement étranger. "Il faut saluer le courage des fondateurs du mouvement, note Iharchan. Au moment où les Iraniens brandissaient le principe d’exportation de la révolution et où l’internationalisation des frères musulmans faisait recette, les nôtres ont choisi d’œuvrer sur un plan purement local". Vrai, ironise Saïd Lakhel, l’un des rares spécialistes, critiques du mouvement, "mais le cadre national est provisoire. La section locale est en réseau avec d’autres, disséminées en Europe, en vue de toucher la Oumma, ultérieurement". Il est indéniable, même de l’avis des dirigeants d’Al Adl, que ce dernier a des antennes en France, en Espagne, en Belgique, au Canada. Il est même avéré qu'une partie des fonds du mouvement proviennent de RME, transitant par des mosquées sur place. Cette piste est étudiée avec suspicion par un rapport conjoint des services de renseignement, marocain et français. À l’époque, l’ambiance de paranoïa généralisée incite à mettre tous les islamistes, sans distinction aucune, sur "les listes noires" américaines. Au bout du compte, le rapport maroco-français a "indirectement innocenté Al Adl, puisque seuls les financements provenant d’États ou d’ONG étrangères ont été jugés suspects", commente Darif. Pour couper court à toutes ces accusations non fondées, Al Adl s’est mis à distiller les informations sur l’architecture de son financement. Il y aurait dans le lot des miettes de la zakat, des cotisations (bien entendu), les donations (largesses difficiles à vérifier) et des recettes de ventes de cassettes et autres produits de propagande et de prosélytisme. Personne n’y trouve rien à redire. Al Adl est blanchi. Plus besoin de le harceler sur le terrain glissant de l’argent sale. Avec le choc du 16 mai, l’effort consenti par Al Adl pour se disculper vis-à-vis de l’étranger, le mettra au moins à l’abri de toute accusation de "lien avec des réseaux internationaux suspects". Après le 16 mai. Al Adl ne cède pas Le 17 mai au matin, Yassine donne le ton en réunion interne. Une source requérant l’anonymat rapporte ses paroles : "Ces événements sanglants me chagrinent… Ils nous demandent de publier un communiqué d’indignation. Nous n’avons pas à le faire. Le principe de non-violence, nous y croyons depuis toujours. Pas besoin de nous justifier". La tactique adoptée avec les autorités marocaines est plus rusée que celle choisie face aux Américains. Elle se décline en trois points. Premier acte, "laisser passer l’orage, mais ne pas baisser les bras". Quand des arrestations, prétextant la loi anti-terroriste ou le lèse majesté, s’abattent sur Omar Amkassou (S.G adjoint du cercle politique) et Mohamed Abbadi (l’un des fondateurs), des dirigeants vont voir Yassine pour lui suggérer de mettre leurs activités en sourdine. Ce dernier rejette l’offre énergiquement : "Nous ne tomberons pas dans le piège de la provocation tendue par les autorités. Nous continuerons notre travail, comme d’habitude". Deuxième acte, "faire un retrait tactique pour se concentrer sur l’aspect éducatif (entendez prosélyte et spirituel)". Cela ne se fait pas sans heurts, puisque dans la frénésie sécuritaire de l’après 16 mai, plusieurs participants aux Ribatat (cercles de retraite spirituelle, d’apparence innocents) ont été mis sous les verrous à Casablanca et à Mohammedia, durant l’été 2003. Cela n’a pas empêché d’autres cercles et sections de maintenir le cap, sous prétexte qu’ils n’ont rien à se reprocher. D’où le troisième acte, "donner mauvaise conscience aux autorités qui ont longtemps laissé le terrain (les mosquées aussi) entre les mains de wahhabites, venus d’ailleurs avec une idéologie meurtrière". Décodez : "Pourquoi ne pas avoir fait confiance à des islamistes du terroir, comme nous, qui avons une idéologie pacifique", explique Darif. Les déclarations des responsables d’Al Adl reprennent alors ce leitmotiv. Iharchan, un jeune plein de bonne volonté, rappelle à tout bout de champ, qu’ils ont "consenti énormément d’efforts pour contenir la marée salafiste dans les quartiers périphériques". Nadia Yassine, plus agressive, exige de l’État de les "aider à combattre les wahhabites". C’est carrément le monde à l’envers. Al Adl se pose en mouvement salvateur et accuse l’État de l’empêcher de faire œuvre utile. Ce qui n’est pas toujours vrai. La preuve, [color=0033FF]"quelques imams d’obédience adliste officient dans des mosquées qui ont pignon sur rue"[/color], affirme un responsable requérant l’anonymat. Mais l’État n’est pas forcément consentant. "Une fois la rationalisation du champ religieux achevée, on pourra savoir qui est qui", nous apprend une source au ministère de tutelle. Autant dire que, sur le terrain, la méfiance à l’égard d’Al Adl est toujours de mise au sein de l’État. Elle date, en fait, du dernier round de la guerre des plages (2) qui s’est terminée pendant l’été 2000 par une menace sèche de la part d’Ahmed Midaoui (ministre de l’Intérieur) d’envoyer en prison toute personne qui transgresserait la loi. Il faisait référence à Yassine en personne, qui a bravé les autorités et est parti en tournée à travers le Maroc. L’autre raison, plus sérieuse, de rester circonspect à l’égard d’Al Adl, est dictée aux sécuritaires par les procès du 16 mai. Sur les quelques 2000 dossiers traités, et mis à part les affaires concernant Al Adl stricto sensu (nous y reviendrons), [color=0033FF]un bon nombre de présumés terroristes ont été, dans une vie antérieure, des membres d’Al Adl. Certains dirigeants du mouvement avancent une explication simpliste : "C’est comme un membre de l’UNFP qui devient Ilal Amam"[/color]. D’autres observateurs se posent la question qui fâche : "Al Adl sert-il de tremplin vers des groupes plus radicaux ? Constitue-t-il un réservoir de terroristes potentiels ?". Les dossiers judiciaires peuvent, en effet, laisser cette impression. Mais qu’en est-il sur le terrain ? Vu de l’intérieur, par Iharchan, l’opération ressemble à un délestage de déchets. "Au sein d’Al Adl, le cercle des sympathisants est fermé. Pour y accéder, il faut d’abord mûrir, être adoubé et intégrer les valeurs d’éducation et de patience qui constituent notre socle idéologique. Plusieurs évoluent en marge de ce cercle, sont violents et quittent faute d’adaptation". [color=0033FF]Lakhel, plus cruel, trouve qu’un adliste et un salafiste "ont l’islamisme et l’anti-monarchisme en commun. La différence est que le premier a un dogme qui l’oblige à patienter avant que le fruit mûrisse (la révolution populaire), alors que le second s’impatiente pour le cueillir au plus tôt (attentat ou insurrection)".[/color] Darif, plus convaincu des bonnes intentions d’Al Adl, insiste sur le mécanisme de recrutement des groupes radicaux : "Le premier critère du chasseur de têtes est que la personne soit pieuse et aille à la mosquée. Le second est qu’elle appartienne à un groupe islamiste (Al Adl, le MUR, etc.). Et le troisième, encore plus crucial, est qu’elle commence à critiquer l’organisation à laquelle elle appartient". Autrement dit, Al Adl n’est pas responsable de ses dissidents. An 2003. Début d’une guéguerre judiciaire Les membres d’Al Adl n’ont pas été ménagés, une fois ouverts les procès post-16 mai. Avec le recul, ce dirigeant requérant l’anonymat estime qu’il s’agissait "plus d’une guéguerre judiciaire que d’un acharnement politique". La première catégorie de procès, enregistrée à Tanger et à Oujda en juin, a eu pour motif le lèse majesté. Abbadi ne faisait que citer dans une interview un hadith du prophète, selon lequel "un État califal succèdera à une monarchie contraignante". L’arrestation a été une alerte de mauvais goût, pour que "personne, à l’exception du cheikh (incorrigible pourfendeur du roi), ne dépasse cette ligne rouge". La preuve, Yassine entonnera impunément en septembre 2003 sur Al Jazeera, "ceux-là qui s’approprient les titres célestes (Amir Al Mouminine), personne de la Oumma ne les a choisis". Le jour même, Hassan Kettani a beau rappeler à la Cour son allégeance à Amir Al Mouminine, il écopera de 30 ans fermes. Quant à El Abbadi, il sera acquitté en appel six mois plus tard. La deuxième catégorie de procès a concerné des prosélytes épars, à Casablanca, Marrakech et Taroudant. Leur tort ? "Réunions non autorisées", mais ce fut un simple effet d’annonce. Ils ont vite été relâchés. Troisième catégorie, ceux des quartiers Lahraouiyyin et Chichan, dans lesquels des membres d’Al Adl ont été mis dans le même sac que des terroristes présumés. "Ils leur ont posé toutes sortes de questions pour s’assurer qu’ils connaissaient le quartier, la cellule et la famille d’Al Adl. Ce fut un gage de bonne conduite et ils ont été innocentés", raconte Me Issam Ibrahimi. Dernière catégorie, la plus récurrente, concerne tous ces membres arrêtés continuellement pour "appartenance à une association non autorisée" (lire encadré p 20). À chaque fois, les preuves sont apportées à la barre pour réfuter l’accusation et l’affaire est pliée. Au sein du mouvement, on positive l’inventaire. "Seuls comptent les jugements finaux, estime Iharchan, ils prouvent que l’État, n’allant jamais jusqu’au bout, ne cherche pas la confrontation avec nous". Ce dirigeant d’Al Adl note qu’il s’agit de "petits agents qui se trompent en premier recours et de hauts fonctionnaires qui interviennent plus tard pour rectifier le tir". D’où le sentiment que l’État se contente de titiller le mouvement. Ce qui donne aux membres d’Al Adl la conviction d’être forts. Et lorsqu’ils faiblissent ou que l’étau se resserre ? Yassine est souvent là pour rebooster le moral des troupes : "Qu’ils nous arrêtent tous s’ils peuvent ! Toutes leurs prisons réunies ne leur suffiraient pas". An 2004. Un parti en suspens [color=0033FF]"Même si je savais exactement combien nous sommes, je ne vous le dirais jamais". Les dirigeants d’Al Adl gardent jalousement le nombre de leurs affiliés secret.[/color] C’est, plus que l’argent, le nerf de la guerre. Pour faire quoi ? Un parti politique, bien sûr. Mais le chemin emprunté par le mouvement de Yassine est tortueux. Certes, le cercle politique, est un parti en bonne et due forme. Il a un secrétaire général, un conseil et des sections partout au Maroc (À Casa, il en a même plus d’une). Il a également des branches "jeunes", "femmes", "associations", "syndicats" (ils squattent l’UMT, mais préparent leur centrale). Mais il lui manque l’essentiel, la reconnaissance des autorités pour prendre part au jeu politique. C’est là que le bât blesse. "Le rejet d’Amir Al Mouminine est rédhibitoire. On ne peut pas leur tendre la main", explique ce haut responsable, proche du Palais. Al Adl, moins intransigeant qu’avant, tente de ne pas trop insister sur cette position de principe. Il veut lancer, en début 2004, une série de rencontres, sur son programme politique au centre Ibn Khaldoun. Au centre du projet, la dissociation de la da’awa (prosélytisme) du politique. Le projet est avorté dans l’œuf. Et le parti reste en suspens. D’autant qu’Al Adl refuse de tomber dans le piège du PJD. Il ne veut pas "accepter un accès à la vie partisane via la fenêtre d’autrui. Cela l’amènerait à colmater les brèches du régime et à accepter de faire de la politique au rabais", explique Lakhel. Devant cette situation d’impasse, le mouvement, qui table à terme sur la révolution pacifique, dit avoir le temps devant lui. Pourtant, de plus en plus de jeunes, cadres intégrés dans la société, quittent ses rangs. "Il suffit de commencer à réfléchir, de manière critique, pour s’y sentir à l’étroit", témoigne cet avocat qui a déserté le mouvement. D’autres, comme ce chef de commune à Beni M’tahar, restent dedans, mais empruntent des identités partisanes de fortune, pour prendre part à la vie politique réelle. L’État s’attend à une mutation du mouvement en parti plus conciliant après la mort de Yassine. Qu’est-ce qui le leur fait croire ? "Al Adl est une construction, un système, dont Yassine est l’artisan. Il est le seul capable par son charisme et son sens de la dignité de maintenir tous ces gens accrochés à une utopie lointaine (La Qaouma)", explique cet ex-membre qui n’y croit plus. "Ils nous prennent pour des demeurés. Al Adl Wal Ihsane est devenu une organisation tentaculaire, disciplinée", réplique un dirigeant actuel. "Dans un parti, il y a l’idéologie et l’organisation. C’est la conjonction des deux qui fait sa réussite. Aujourd’hui, l’esprit de la lettre de Yassine est largement transmis. Quant au fonctionnement du parti, c’est une œuvre collective qui lui échappe", explique Darif, plutôt optimiste. Que deviendrait, donc, le parti sans Yassine ? Un parti tout court, moins coriace ? C’est ce qu’espère l’État et ce que refusent d’admettre les dauphins du cheikh. Qui vivra verra. (1) Surnom des vigiles d’université (2) Confrontation entre les militants d’Al Adl qui priaient dans les plages et les autorités Succession. Yassine, l’illuminé Abdeslam Yassine est "un homme profondément croyant, très cultivé qui s’est toujours pris pour un visionnaire". Voilà comment le définit un vieil ami, autrefois à ses côtés à la tariqa Boutchichia. Chez Yassine, l’allure de cheikh, qui sert de guide (son titre à Al Adl : Mourchid) vers le paradis, emboîte le pas à celle du leader politique qui vise le pouvoir. Par ailleurs, son attitude d’éternel opposant, qui rappelle les rois (Hassan II en 1973 et Mohammed VI en 2000) à leurs devoirs moraux, lui confère un statut d’irréductible rebelle. Son charisme vient de là. Et la crise que crée sa succession aussi. Certains avancent les noms de son fils Kamil ou de sa fille Nadia, mais ils sont loin de faire l’unanimité. D’autres pensent aux co-fondateurs de la jemaâ, dont MM. Alaoui et Abbadi. D’autres, plus fanatiques, croient que cela se fera, comme dans la tradition prophétique, par un signe du cheikh vénéré. Aussi, aucune contestation ne pourrait s’ensuivre. Autant dire que c’est un casse-tête. http://www.telquel-online.com/143/couverture_143_1.shtml |
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pouah! mais c beaucoup trop long !! :-o fais moi un resumé en qq mots stp :rose: |
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Ben c'est un parti soit disant pacifique qui vise la creation d'un etat islamique au Maroc par moyen d'une revolution populaire. Un parti ke je n'aime pas du tout d'ailleurs puisk'il pourrait cueillir plein d'adeptes au sein de nos republicains a cause de l'image positive qu'il projete. |
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oké...merci bezef
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ben on a qu'à laisser faire la democratie :-)
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je suis pas d'accord avec le 89 ième ligne. |
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Vous vous foutez de ma gueule les gars :-P Ben j'ai change la couleur des phrases constituant, selon moi, des passage-cles...On dit merci non? :-P P.S: avec plaisir Abdel:-) |
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Une revolution islamique serait tout simplement une demarche mal-calculee. Une etat religieux democratique n'existe pas. Citation:
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| Citation:
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| tel quel, tel qu'on le conné...le torchon en quettt des sujets à sensation!! |