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#1
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| La doyenne des Marocaines Milouda Ziani a vécu sous le règne de six rois de la dynastie alaouite. De Moulay Hassan I à Mohamed VI. Affaiblie par le temps et les problèmes de la vie, elle ne peut plus rien espérer. Rencontre. Loubna Bernichi Assise en tailleur sur une couverture à même le sol, au milieu d’une pièce étroite, éclairée par deux petites fenêtres, Milouda Ziani regarde une émission, destinée aux enfants, sur la première chaîne marocaine. Les images en noir et blanc défilant sur le petit écran d’un âge révolu emblent retenir toute son attention. À l’approche des pas, elle se retourne. Son visage marqué par le temps, son foulard délavé noué autour de la tête laisse apparaître quelques mèches de cheveux blancs teintées au henné. Dans un geste de coquetterie, elle ajuste son pull couleur bordeaux qu’elle porte par-dessus une robe d’intérieure fleurie toute rapiécée. Depuis le passage des recenseurs en ce début du mois de septembre, elle est l’objet de toutes les curiosités. Et pour cause, cette femme est la plus âgée au Maroc. Sa naissance remonte à la fin du dix-neuvième siècle, plus précisément en 1880. Apprentissage « J’ai vécu sous le règne du sultan Moulay Hassan 1er. À sa mort (en 1894), j’avais quatorze ans. À cette époque, j’habitais l’ancienne Médina à Casablanca avec mes parents. J’ai été inscrite dans un atelier d’apprentissage de couture et de tissage » se souvient-elle. Issue d’une famille d’origine casablancaise, son père était commerçant et sa mère tissait des tapis. Ses parents ont tenu à ce qu’elle apprenne un métier pour gagner sa vie. À l’âge de 20 ans, elle épouse un ami de son père. Cette année-là coïncide avec l’ascension de Moulay Abdelaziz au trône. Son mari, Belabbes Doukkali, s’occupe d’une tannerie située à proximité des abattoirs de Casablanca. Elle est sa deuxième femme. De son premier mariage, il a eu six enfants, quatre garçons et deux filles. Après deux ans de mariage, Milouda met au monde une fille. Malheureusement, quelques jours après sa naissance, elle meurt. Elle est tombée du lit et n’a pas survécu à ses blessures. « Malgré toutes mes démarches, je n’ai pas réussi à tomber enceinte. Je me suis résignée et j’ai accepté la volonté divine. J’ai éduqué les enfants de Belabbes comme s’ils étaient les miens. » Essoufflée par tant d’efforts, Milouda ôte son pull. Son corps squelettique tremble. De grosses gouttes brillent sur son front. Son cœur faible ne lui permet plus de parler longuement. De plus, une chaleur étouffante règne. Le toit en tôle de la pièce n’arrange pas les choses. Le temps de reprendre ses esprits, cette vieille femme continue son récit. Ses yeux deviennent brillants. Avec un sourire malicieux, elle se rappelle la belle époque. « J’étais une belle femme. Il n’y avait pas un homme qui ne se retournait pas à mon passage. J’étais grande de taille et bien portante. Mes longs cheveux noirs m’arrivaient jusqu’à la chute de reins. Ils mesuraient 1,20 m. Belabbes ne me refusait rien. Je dépensais sans compter. J’organisais de grandes fêtes dans ma maison conjugale, à Derb Chérif. Je croquais à la vie à pleines dents. J’aimais chanter et danser. J’étais insouciante. Rien à voir avec les femmes d’aujourd’hui. » Après soixante ans de vie commune, Belabbes meurt. Milouda est chassée de la maison. Ses beaux-fils ont décidé de la vendre. Elle habitera à Derb Sultan, où elle réside actuellement. Elle a acheté cette vieille bâtisse avant l’indépendance pour une somme dérisoire, l’équivalant de soixante-dix dirhams, grâce à ses gains de vente de tapis. Peur Seule et abandonnée, ses deux frères et ses trois sœurs sont morts. Elle adoptera sa nièce, Khadouj, la fille de son frère, Abderahmane. Aujourd’hui, elle est mariée et réside en France. C’est sa seule famille. Elle vient la voir chaque année. Heureusement que les voisins à qui elle loue des chambres à 25 dirhams le mois s’occupent d’elle. Jeunes et moins jeunes l’appellent affectueusement grand-mère. Elle les a vus, tous, grandir, sous son toit. Dans sa chambre, située au dernier étage, sur la terrasse, Milouda est isolée. Comme ses jambes ne la soutiennent plus, elle rampe pour marcher ou descendre les escaliers. Sa grande peur est de mourir sans que personne ne s’en rende compte. « Je supplie mes voisines pour qu’elles viennent me voir de temps en temps. C’est pénible de vivre aussi longtemps seule. Mon seul regret dans la vie est de ne pas avoir eu d’enfants pour prendre soin de moi et de me tenir compagnie. » Milouda Ziani se remet à Dieu et attend la mort avec impatience. http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHin...entenaire1.jpg :-) source : Maroc Hebdo International |
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#3
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| Salam toutes et tous, je ne voudrais pas être désobligeant mais j'aimerais vous rappeller qu'il y a encore 40 ans, au Maroc, seul les années de naissance étaient inscriptes sur l'état civil, alors 126 années, je sais pas oû il ils put trouver sa date de naissance :lol: :-? :lol: Serge |
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#4
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franchement tu es pathétique serge! autant parfois j apprecie ce que tu dis mais là :chepa: |
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#5
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On a des repères pour la datation, comme les grands évenements qui sont survenus : la date de la mort d'un sultan ou son exil, ou le changement de règne, d'une catastrophe naturelle, de l'invasion des criquets... Elle avait dit qu'elle avait 14 ans à la mort du Sultan Hassan 1, donc , fais le calcul ! Bon bref !! |
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#6
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| Citation:
en fait pr lui quand tu es né et qu"il n y a pas d'état civil bah c comme si tu n'étais pas né :-? |
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#7
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| desole mais serges a raison on ne peut pas etre sur a 100/100 de l age de cette femme .IL y a quelques annees un egyptien pretendait avoir 140ans comment croire ou ne pas croire |
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