Les 1001 contes réunis




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  #111  
Vieux 14/03/2005, 14h07
Ouday    
 
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49- Hmad UNAMIR (région de Taroudant)

Merci encore une fois de plus! Merci surtout de nous faire partager avec nous, tous ces beaux récits de jadis….

;-)
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  #112  
Vieux 14/03/2005, 20h52
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el_safia    
 
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Merci..

Citation:
anchou a écrit*:
Merci encore une fois de plus! Merci surtout de nous faire partager avec nous, tous ces beaux récits de jadis….

;-)

De rien
A moi de te remercier pour cet encouragement qui me fait dire "qu'il n'y a pas que moi qui lis ce que je poste "

Mille merci

:-)
safia
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  #113  
Vieux 15/03/2005, 09h27
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hajjar    
poussiere d'etoiles...
 
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49- Hmad UNAMIR (région de Taroudant)

j'addooore ce poste!! safia désolée de ne pouvoir y participer bien que je le fait pas la lecture de tous ce que tu nous raconte de beau!! merci :rose:
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  #114  
Vieux 15/03/2005, 18h55
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el_safia    
 
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merci...

Citation:
j'addooore ce poste!! safia désolée de ne pouvoir y participer bien que je le fait pas la lecture de tous ce que tu nous raconte de beau!! merci

Mille merci ces mots m'encourage et le fait de ne pas les lire après mes posts alors que les gens aiment ces contes là fait k je ne me trouve plus la force de poster des contes... D'ailleurs un certain moment j'ai arrêté d'en poster et si ca n'était pas un ami (Pocoloco allah i dakrou bil khire mdrr :-D) ki voulait coute que coute que le topic arriver à 1001 contes je n'aurais plus rien poster.

Tu ne peux pas imaginer l'effet que de tes mots peuvent avoir.

Donc Merci ... Et n'hésite surtout pas à m'écrire un tit "j'ai lu... et apprécié..." ou un "j'ai lu .. et détesté..."

Quand on poste on ne le fait pas uniquement pour satisfaire son propre égo mais pour les autres...
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  #115  
Vieux 15/03/2005, 20h35
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el_safia    
 
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50- Fille au boucle d'or... raconté par SAFIA (extrait du grain magique)

Mon Cinquantième conte... Avoir l'honneur de poster le 50ème conte vaut bien que je raconte à ma façon un conte berbère que l'on pourrait lire dans le recueil "Grain Magique" de Taos Amrouche.

Safia...


****************************** *********

Dans une contrée lointaine se trouvait une jeune fille très belle aussi belle que la lune en ses mille parures. Fardée, Khôl dessinant le contour de ses beaux yeux, parfumée à l’eau de rose, coiffant ses longs cheveux noirs, sa beauté éclatante en faisait pâlir de désir plus d’un.
Chaque nuit de pleine lune, elle défiait confiante celle-ci « Ô lune ! Qui de nous est la belle ? ». La lune répondait « Toi et moi, cependant la fille que tu portes dans tes entrailles nous surpassera de splendeur. Prends garde. La supériorité de ta beauté ne durera point »
Chaque nuit la même question trouvait la même réponse conclue par la même réaction. La mère maudissait l’enfant grandissant dans son ventre.
C’est ainsi que neuf mois passèrent au terme desquels une fille à chevelure d’or vit le jour, plus belle que la lune qui voguerait en tout soir bien haut au firmament. On l’appela Jediga (Fleur). De jour en jour, telle une fleur qui éclot lentement au petit matin, sa beauté faisait plus d’admirateur que la mère ne pouvait souffrir.
Huit ans passèrent. La mère dit un soir à son enfant : « Demain ma fille, Nous mettrons sur le métier une grande couverture et irons à la campagne avec notre voisine ». Le lendemain elles s’exécutèrent. En atteignant la colline la mère ordonna à Jediga de tenir la pelote et de faire courir la laine aussi vite qu’elle le pouvait. La pelote lui échappa des mains. Sur ordre de sa mère elle courut la rattraper… Dans sa course, elle ne prit garde à mémoriser le chemin. La malheureuse s’égara alors. Elle marcha et marcha jusqu’à l’orée de la forêt… Mi-essoufflée, elle trouva refuge dans une caverne profonde.
En y pénétrant mi aveugle mi habituée à la pénombre, elle vit effarée un serpent menaçant enroulé sur lui même. Ce serpent s’attendrit à la vue de cette petite créature menue aux joues rose d’effort, pieds et mains meurtris, aux habits en lambeaux. Même un serpent ne peux rester de marbre face à une telle beauté à la fois faible et grandiose. L’enfant quant à elle tremblait de peur.
« Ne crains rien, d’un sifflement rassurant. Quel hasard t’aurait il mener vers moi »
Après chaque larme qui longeait son visage oblong, elle parvenait à peine à balbutier le récit de ce qui lui arriva. A son tour, il lui raconta son histoire. Homme auparavant, il est devenue une créature maudite en l’image d’un serpent.
Ceci rassura l’enfant qui s’endormie peu de temps après pendant que le serpent chassait nourriture dans les bois.
Le repas préparé, le serpent avait déjà échafaudé un plan pour la faire retrouver ses siens. Il lui demanda son nom et celui de son village. Mais elle ignorait le nom de sa famille et de son village.
C’est ainsi qu’une humaine vécue avec un serpent, sous sa protection, dans une caserne cachée par les branches de la forêt sans jamais en franchir le seuil. Mais l’ennuie la prit à l’âge ingrat qu’est celui de l’adolescence.
A l’absence du père-mère serpent, elle glissa les premiers jours sa tête hors de la grotte pour admirer le soleil et la couleur de la voûte céleste. L’audace la prit après que la confiance l’eut gagnée s’aventurant hors de la caserne sans que la bête ne le sache.
Un beau jour, un bûcheron l’aperçut et fut émerveillé. C’est ainsi que sa vie traçait fut chamboulée…


A suivre
safia
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  #116  
Vieux 15/03/2005, 20h42
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el_safia    
 
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50- Fille au boucle d'or... raconté par SAFIA (extrait du grain magique)

La suite du conte à ma manière encore une fois ci dessous.
Citation:
el_safia a écrit*:
Mon Cinquantième conte... Avoir l'honneur de poster le 50ème conte vaut bien que je raconte à ma façon un conte berbère que l'on pourrait lire dans le recueil "Grain Magique" de Taos Amrouche.

Safia...


****************************** *********

Dans une contrée lointaine se trouvait une jeune fille très belle aussi belle que la lune en ses mille parures. Fardée, Khôl dessinant le contour de ses beaux yeux, parfumée à l’eau de rose, coiffant ses longs cheveux noirs, sa beauté éclatante en faisait pâlir de désir plus d’un.
Chaque nuit de pleine lune, elle défiait confiante celle-ci « Ô lune ! Qui de nous est la belle ? ». La lune répondait « Toi et moi, cependant la fille que tu portes dans tes entrailles nous surpassera de splendeur. Prends garde. La supériorité de ta beauté ne durera point »
Chaque nuit la même question trouvait la même réponse conclue par la même réaction. La mère maudissait l’enfant grandissant dans son ventre.
C’est ainsi que neuf mois passèrent au terme desquels une fille à chevelure d’or vit le jour, plus belle que la lune qui voguerait en tout soir bien haut au firmament. On l’appela Jediga (Fleur). De jour en jour, telle une fleur qui éclot lentement au petit matin, sa beauté faisait plus d’admirateur que la mère ne pouvait souffrir.
Huit ans passèrent. La mère dit un soir à son enfant : « Demain ma fille, Nous mettrons sur le métier une grande couverture et irons à la campagne avec notre voisine ». Le lendemain elles s’exécutèrent. En atteignant la colline la mère ordonna à Jediga de tenir la pelote et de faire courir la laine aussi vite qu’elle le pouvait. La pelote lui échappa des mains. Sur ordre de sa mère elle courut la rattraper… Dans sa course, elle ne prit garde à mémoriser le chemin. La malheureuse s’égara alors. Elle marcha et marcha jusqu’à l’orée de la forêt… Mi-essoufflée, elle trouva refuge dans une caverne profonde.
En y pénétrant mi aveugle mi habituée à la pénombre, elle vit effarée un serpent menaçant enroulé sur lui même. Ce serpent s’attendrit à la vue de cette petite créature menue aux joues rose d’effort, pieds et mains meurtris, aux habits en lambeaux. Même un serpent ne peux rester de marbre face à une telle beauté à la fois faible et grandiose. L’enfant quant à elle tremblait de peur.
« Ne crains rien, d’un sifflement rassurant. Quel hasard t’aurait il mener vers moi »
Après chaque larme qui longeait son visage oblong, elle parvenait à peine à balbutier le récit de ce qui lui arriva. A son tour, il lui raconta son histoire. Homme auparavant, il est devenue une créature maudite en l’image d’un serpent.
Ceci rassura l’enfant qui s’endormie peu de temps après pendant que le serpent chassait nourriture dans les bois.
Le repas préparé, le serpent avait déjà échafaudé un plan pour la faire retrouver ses siens. Il lui demanda son nom et celui de son village. Mais elle ignorait le nom de sa famille et de son village.
C’est ainsi qu’une humaine vécue avec un serpent, sous sa protection, dans une caserne cachée par les branches de la forêt sans jamais en franchir le seuil. Mais l’ennuie la prit à l’âge ingrat qu’est celui de l’adolescence.
A l’absence du père-mère serpent, elle glissa les premiers jours sa tête hors de la grotte pour admirer le soleil et la couleur de la voûte céleste. L’audace la prit après que la confiance l’eut gagnée s’aventurant hors de la caserne sans que la bête ne le sache.
Un beau jour, un bûcheron l’aperçut et fut émerveillé. C’est ainsi que sa vie traçait fut chamboulée…


A suivre
safia


La vision furtive d’une beauté fugitive et mystérieuse aux longs cheveux à boucle d’or dans les bois fut à tous les villageois racontée. « Une fée des forêts ?… »
La nouvelle parvint au Prince curieux. Intrigué, il voulut voir cela de ses propres yeux. Il attendit qu’elle soit seule pour l’aborder. Doucement il écarta les branches en murmura : « Dis moi qui es tu, créature ? fée ou femme ? », elle répondit « je suis la fille du serpent mais de chair et de sang comme toi »… Il l’interrogea plus et elle dut lui raconter son histoire.
D’un pas amoureux, il fit à son père le Roi la plus absurde des déclarations : « Père j’aime la fille du serpent à l’image d’Eve ».
Emporté par la colère qu’un tour de sorcellerie ait pu atteindre son fils, il ne l’autorisa point cet étrange accouplement et l’enferma. Les jours passaient et le prince faiblissait. La fièvre le prit. Le Roi dure mais à cœur de père, après maintes hésitations, ne put s’empêcher de se plier au désir de son enfant mourant.
Il partit donc voir le serpent « Donne – moi ta fille pour mon fils » dit il humblement. Le serpent acquiesça en contrepartie sa « fille » devait nager dans le bonheur de l’oisiveté et on devait lui offrir, à lui le père, qu’une simple outre de sang.
« Pars donc ma fille le bonheur t’attend » Elle fut effectivement comblée mais à chaque fois qu’elle mettait au monde un enfant aux cheveux d’or, le bébé disparaissait sans trace.
Le Roi et la reine essayèrent de contraindre leur Prince à épouser une autre femme pour en avoir progéniture. Néanmoins l’amour pour la fille du serpent était si grand, qu’il ne voulut la quitter.
Sept garçons furent mis au monde et sept garçons de leur berceau disparurent. Huit longues années s’écoulèrent, dans le même désarroi… Elle voulut alors revoir son père serpent.
Près de la caverne, elle vit six charmantes créatures aux cheveux d’or ; le septième dans le creux d’un vieille homme.
« Ne cherche pas le serpent, dit le vieillard. Car c’est moi le mauvais sort est parti » Il enchaîna :
Prince, c’est moi qui ai ravi vos enfants l’un après l’autre. Je les ai élevé avec la même tendresse que la mère eut de moi. A la vue d’un berceau vide vous n’aviez humilié ma fille… au contraire vous l’aviez aimée et protégée.
Voici vos enfants prenaient les … »
Mon conte est comme un ruisseau, je l'ai conté à des seigneurs. Il me semble... sur un site...


Fin
Safia
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  #117  
Vieux 15/03/2005, 21h32
Avatar de agdoud
agdoud    
 
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50- Fille au boucle d'or... raconté par SAFIA (extrait du grain magique)

Merci Safia pour cet effort et cette générosité de partager avec nous ces contes..


Mais juste une question: la mère, elle est partie où?

Agdoud

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  #118  
Vieux 15/03/2005, 22h40
Avatar de pocoloco
pocoloco    
 
Date d'inscription: décembre 2003
Messages: 4 815
Likes: 199
merci...





big kisses, chère conteuse
:-D



Citation:
el_safia a écrit*:
Citation:
j'addooore ce poste!! safia désolée de ne pouvoir y participer bien que je le fait pas la lecture de tous ce que tu nous raconte de beau!! merci

Mille merci ces mots m'encourage et le fait de ne pas les lire après mes posts alors que les gens aiment ces contes là fait k je ne me trouve plus la force de poster des contes... D'ailleurs un certain moment j'ai arrêté d'en poster et si ca n'était pas un ami (Pocoloco allah i dakrou bil khire mdrr :-D) ki voulait coute que coute que le topic arriver à 1001 contes je n'aurais plus rien poster.

Tu ne peux pas imaginer l'effet que de tes mots peuvent avoir.

Donc Merci ... Et n'hésite surtout pas à m'écrire un tit "j'ai lu... et apprécié..." ou un "j'ai lu .. et détesté..."

Quand on poste on ne le fait pas uniquement pour satisfaire son propre égo mais pour les autres...

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  #119  
Vieux 15/03/2005, 23h32
Non membre
 
Messages: n/a
merci...

Citation:
pocoloco a écrit :




big kisses, chère conteuse
:-D



Citation:
el_safia a écrit :
Citation:
j'addooore ce poste!! safia désolée de ne pouvoir y participer bien que je le fait pas la lecture de tous ce que tu nous raconte de beau!! merci

Mille merci ces mots m'encourage et le fait de ne pas les lire après mes posts alors que les gens aiment ces contes là fait k je ne me trouve plus la force de poster des contes... D'ailleurs un certain moment j'ai arrêté d'en poster et si ca n'était pas un ami (Pocoloco allah i dakrou bil khire mdrr :-D) ki voulait coute que coute que le topic arriver à 1001 contes je n'aurais plus rien poster.

Tu ne peux pas imaginer l'effet que de tes mots peuvent avoir.

Donc Merci ... Et n'hésite surtout pas à m'écrire un tit "j'ai lu... et apprécié..." ou un "j'ai lu .. et détesté..."

Quand on poste on ne le fait pas uniquement pour satisfaire son propre égo mais pour les autres...

idem : :rose: :rose: :rose:

j'ai à peine lu le premier
en tant qu'athée et occidental de souche, je n'avais fait que connaitre de nom

mais je crois bien que je vais en lire un bon paquet :-) :-) :-) ;-)
(et si quelqu'un savait plus ou moins quand ces contes ont été réunis - car vu les origines diverses, ils viennent de partout et on été rassemblés dans un seul livre ? voir même l'époque de ceux-ci)


Sinon, il faudrait qu'un modérateur place le topic en haut :-)
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  #120  
Vieux 15/03/2005, 23h58
Avatar de naadya
naadya    
there is no spoon
 
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Âge: 91
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6- Conte Marocainnnnnnnn : Les tapis du fils du négociant

Citation:
el_safia a écrit*:
Une femme, même excessivement dépensière, peut se montrer, dans la nécessité, très habile pour redresser la situation. Ce conte des Imazighen marocains est sans doute une moquerie à l’égard des turcs, et il repose sur une superbe ironie...

C’est l’histoire d’un négociant qui avait amassé une grosse fortune et qui avait un fils. Un jour, sur le point de mourir, il lui dit : Sois prudent, sinon ta fortune s’épuisera et tu resteras sans rien. Mais il ne tint pas compte du conseil de son père car il pensait que sa fortune était si grande que jamais elle ne s’épuiserait. Il épousa une femme, qui, quoi qu’elle demandât d’apporter tel jour, le lendemain il lui fallait autre chose. Et voilà la fortune dissipée seul Dieu est éternel !

La femme dit alors à son mari : Nous ne pouvons pas continuer à vivre dans cette ville où tout le monde nous connaît. A toi de décider, répondit-il, où que tu veuilles aller nous irons.

Ils déménagèrent donc dans une grande ville et s’y installèrent. Dis-moi, demanda la femme à son mari, tu dois connaître quelques amis de ton père ici ? J’en connais, dit-il. Eh bien, il faudrait que tu ailles trouver l’un d’eux pour qu’il te donne cent miqdals et que tu me les rapportes.

Le mari se rendit chez un ami de son père, échangea avec lui le salut et lui dit : Je voudrais que tu m’avances une centaine de miqdals.

L’autre les lui donna et il les apporta à sa femme qui lui indiqua ce qu’il devait acheter comme laine et comme teinture. Quand elle lui eut bien indiqué, en détail, ce qu’il devait lui rapporter, il s’en alla chercher ce qu’elle voulait.

Elle en fit un tapis qui était une merveille et demanda à son mari : Porte le au Pacha de la ville.

Il le porta au pacha qui l’accueillit avec empressement car le tapis lui plaisait beaucoup. Il lui demanda de qui il était le fils. Le mari lui répondit et le pacha, comprenant qu’il était le fils d’un riche négociant, le traita avec largesse puis prit aimablement congé en lui disant : Que Dieu bénisse la femme qui a tissé ce tapis. Il ne lui vint pas à l’esprit que son visiteur s’attendait à autre chose. Il pensait simplement que le fils du riche négociant lui faisait un cadeau.

Et alors ? demanda la femme à son mari de retour. Le pacha, lui répondit-il, te donne sa bénédiction et te souhaite une bonne santé : tu ne seras jamais plus malade. Quant à ce dont nous avons tant besoin, il n’en a pas été question. Entendu, lui dit-elle, retourne chez l’ami de ton père pour qu’il te donne cents autres miqdals. Est-ce que tu ne vas pas bientôt me laisser tranquille ? lui demanda-t-il furieux. Va, lui dit-elle, ne te fais pas de souci : cette affaire ne concerne que moi ; elle ne te regarde plus.

Il réitéra sa démarche et rapporta les cent miqdals. Sa femme lui demanda d’aller lui chercher exactement les mêmes fournitures que la fois précédente. Le fils du négociant fit ce que sa femme lui demandait et elle fabriqua un tapis semblable au premier puis elle demanda à son mari : Porte celui-ci au cadi.

Or le cadi avait vu le tapis du pacha et lui avait demandé « Qui vous l’a apporté ? ».

Et le pacha lui avait répondu que c’était le fils d’un négociant de ses amis. Le cadi lui avait encore demandé à quel prix il l’avait acheté et le pacha lui avoué qu’il lui en avait fait cadeau Lorsque le mari apporta le second tapis au cadi, celui-ci l’accueillit chaleureusement et il lui demanda : Est-ce vous le fils de l’ami du pacha ? C’est bien moi.

Alors le cadi fut aux petits soins pour lui. Quand son hôte eut mangé et bu, il lui demanda : Qui vous a tissé ce bel ouvrage ? C’est ma femme qui l’a tissé elle-même. Eh bien, dites-lui que je lui adresse toutes mes félicitations.

Le visiteur sortit de chez le cadi, décidément ce dernier s’imaginait aussi qu’il s’agissait simplement d’un cadeau.

Et alors, lui demanda sa femme lorsqu’il rentra. Toi, tu peux remercier Dieu, lui répondit son mari, tu ne seras plus jamais malade : le cadi te donne sa bénédiction en te souhaitant une bonne santé, mais ce dont nous avons besoin, il n’en a pas été question.

Elle reprit : Il faut que tu ailles me chercher cent autres miqdals. Moi, lui répondit-il, je n’irai plus

Elle insista : Il faut absolument que tu y ailles encore cette fois.

Il alla donc et rapporta cent autres miqdals. On croyait toujours qu’il était riche, puis il acheta les mêmes fournitures qu’auparavant. La femme tissa un troisième tapis et lui dit : Celui-ci, porte-le au ministre du roi.

Or le ministre avait vu le tapis du pacha. Il lui avait demandé son prix et le pacha lui avait confié : « C’est le fils d’un riche négociant qui me l’a donné » Aussi, lorsque le mari entra avec son tapis ; il se montra fort attentionné avec lui. L’autre alors déposa son fardeau ; le ministre en fut ravi. Quand son visiteur eut mangé et bu, il lui demanda : C’est bien, comme on m’a dit, votre femme elle-même qui a tissé cette merveille ? Parfaitement, Excellence ! Eh bien ! Faites-lui tous mes compliments, dit le ministre, voilà comme on doit travailler.

Il le reconduisit aimablement, sans manifester nulle intention de lui donner quoi que ce soit. Et alors ? lui demanda sa femme à son retour. Toujours la même chose, on te bénit et on forme des vœux pour ta santé. Tu vas retourner chez l’ami de ton père pour qu’il te donne un habit de négociant. Le jour de la criée, tu ne quitteras pas le port avant d’avoir acheté la cargaison de trois navires de marchandises. N’arrête pas de renchérir jusqu’à ce qu’elle soit à toi, à n’importe quel prix. Et pour le paiement ? Va, lui dit-elle, quand tu l’auras achetée. je t’indiquerai qui devra payer.

Il partit en revêtant l’habit de négociant et, le jour de la criée, il resta sur le port à faire monter les enchères jusqu’à ce qu’il ait acquis la cargaison de trois navires. Puis il rentra chez sa femme et lui annonça : Eh bien, voilà qui est fait maintenant ! N’aie pas le moindre souci, lui dit-elle, et va chercher un endroit où décharger la marchandise.

C’est ce qu’il fit. Un jour, l’homme qui lui avait vendu la cargaison des trois navires vint le trouver pour se faire payer. Déguerpissez ! lui dit le fils du négociant. Au bout d’une semaine l’homme revint et le mari alla trouver sa femme. L’homme qui m’avait vendu la cargaison des trois navires est revenu, il ne repartira pas sans avoir reçu son argent. Ne lui donne rien ! répondit sa femme, et s’il te dit quelque chose, tu lui répondras : "Que Dieu te donne la santé !"

Quand le vendeur comprit qu’il n’aurait rien, il assigna le fils du riche négociant en justice et celui-ci à nouveau alla trouver sa femme. Va, dit-elle, accompagne-le chez le roi. Là, laisse-le présenter sa requête, puis tu diras au roi : "Pardon, Monseigneur, moi je ne suis qu’un étranger. Ce que j’ai vu les gens utiliser comme monnaie d’échange dans ce pays, je m’en suis servi pour payer cet homme." Si le roi te demande alors des explications, tu lui exposeras toute l’affaire comme elle est.

Quand ils furent arrivés chez le roi, le vendeur remit la liste de tout ce qu’il avait vendu au fils du négociant, le roi la lut et comprit de quoi il retournait. Il s’adressa à l’autre : Qu’avez vous à répondre ? Pardon Monseigneur commença-t-il moi je ne suis qu’un étranger. J’ai acheté à cette compagnie sa marchandise ; et ce que les gens de ce pays utilisent comme monnaie d’échange je m’en suis servi pour payer l’armateur.

Le roi s’adressa au demandeur : Avec quoi cet homme vous a-t-il payé ? Monseigneur, répondit l’autre, il n’y a eu aucun paiement. Je me suis présenté à lui et je l’ai prié de me régler. Il m’a dit : "Que Dieu te donne une bonne santé." Est-ce bien cela ? demanda le roi. Parfaitement, Monseigneur, dit l’autre. Et qu’est-ce que cela signifie ? reprit le roi. Monseigneur, commença notre homme, j’ai vendu un tapis au pacha de la ville, et il m’a dit : "Que Dieu vous donne une bonne santé, à vous et à la femme qui l’a tissé." J’ai recommencé Monseigneur poursuivit-il, en vendant un autre tapis au cadi ; il m’a payé avec un "Que Dieu vous donne une bonne santé, à vous et à la femme qui l’a tissé" J’en ai vendu un troisième au ministre : il m’a payé avec un "Que Dieu vous donne une bonne santé, vous et à celle qui l’a tissé !" Alors, Monseigneur, conclut-il, j’ai acheté les marchandises de cet homme avec un « "Que Dieu vous donne une bonne santé !" A vous de juger maintenant. »

Le roi envoya une convocation au pacha et une au cadi. Ils comparurent. Il fit appeler le ministre. Cet homme, demanda-t-il, vous a bien vendu des tapis ?

Ils répondirent : Monseigneur, il ne nous a rien vendu. Les tapis, il nous les a apportés sans que nous lui donnions quoi que ce soit. Alors, dit le roi, chacun de vous devra payer la cargaison d’un des navires du plaignant.

mais c d'une absurdité :-D
:-?
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