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Faux braquage de six banques pour financer le terrorisme LE MONDE | 20.11.04 | 12h32 La direction de la surveillance du territoire (DST) vient de mettre au jour une affaire de financement du terrorisme islamiste d'une ampleur inédite, liée au Groupe islamique combattant marocain (GICM), à l'origine des attentats de Casablanca (Maroc) qui avaient fait 45 morts, le 16 mai 2003. Les policiers ont interpellé, vendredi 19 novembre, Hassan Baouchi, qui s'était fait passer pour la victime, le 1er mars, d'un braquage de banque. Un braquage monté de toutes pièces, dont le profit – plus d'un million d'euros – devait servir à financer la cause islamiste. Le jeune homme, âgé de 23 ans, travaillait à la Brink's (convoyeur de fonds) où il était "technicien dabiste", chargé de vérifier l'état des distributeurs automatiques des billets de banque (DAB). Il a raconté le 1er mars aux policiers de la brigade de répression du banditisme (BRB) qu'il avait été pris en otage ce jour-là par trois malfaiteurs encagoulés, qui l'avaient forcé à ouvrir l'accès aux distributeurs de six banques de Seine-Saint-Denis (Le Monde du 3 mars). En dépit de leurs doutes sur ce braquage sans aucun coup de feu, les policiers l'avaient laissé libre, faute de preuve, mais avaient transmis des éléments – notamment un enregistrement de caméra de surveillance – à la DST, intéressée depuis des mois par le frère de la "victime", Mustapha Baouchi. ATTENTATS DE MADRID Arrêté en compagnie de plusieurs autres islamistes début avril, cet électronicien, qui a effectué au moins deux séjours en Afghanistan, est considéré comme le chef de la cellule du GICM démantelée en France. Cette cellule, selon la DST, n'avait pas de projet terroriste dans le pays, mais elle aurait apporté un appui logistique aux auteurs des attentats du 11 mars à Madrid. Malgré ce coup de filet, la DST n'avait toujours pas trouvé la trace du million évaporé. Il y a près d'un mois, pourtant, un homme soupçonné d'avoir participé au braquage était interpellé en Algérie, avec plusieurs dizaines de milliers d'euros. Deuxième pas pour la DST, l'arrestation en début de semaine d'un homme d'origine antillaise, mis en examen vendredi 19 novembre pour "association de malfaiteurs" et "financement du terrorisme", par le juge Jean-François Ricard, dans l'enquête ouverte en France sur les attentats de Casablanca. Interrogé sur le braquage, cet homme a désigné Hassan Baouchi comme participant à l'opération. Arrêté à son tour vendredi, le "technicien dabiste", présenté comme une "petite pointure", a reconnu être complice du braquage, dont les fruits devaient alimenter la cause islamiste à l'étranger. Le parquet de Paris a ouvert, jeudi, une information judiciaire pour "financement du terrorisme". La DST dispose d'écoutes qui montreraient des liens entre les frères Baouchi et l'enquête sur les "filières tchétchènes" d'envoi de djihadistes dans la République caucasienne : plusieurs islamistes qui figurent dans les deux dossiers sont originaires d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et se connaissent depuis l'enfance. Piotr Smolar • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 21.11.04 |
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Il y a tout de même un détail qui me chiffonne à propos des attentats de Madrid : des experts ont mis en évidence que le coût financier de la préparation et de la réalisation de ces attentats n'a pas dépassé 10.000 €... |
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#3
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hé ils doivent aussi!! le reste c'est pour payer les hotels,la bouffe,... ils faut k'ils profitent un peu de la vie avant de se faire exploser!! :-D |