La stratégie américaine en Irak cherche à éviter la guérilla par tous les moyens


Précédent   Bladi.net > Catégorie Principale > Forum Général



Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #1  
Vieux 11/03/2003, 18h05
Non membre
 
Messages: n/a
Par défaut La stratégie américaine en Irak cherche à éviter la guérilla par tous les moyens

As Salaam Aleykom

On nous a longtemps raconté que les seuls objectifs de la première Guerre du Golfe étaient de s’en tenir à la « libération » du Koweït sans toucher à l’équilibre prévalant dans la région. Mais les Américains n’avaient-ils pas, dès l’opération de 1991, l’intention de renverser Saddam Hussein ? Car comment peut-on croire qu’ils aient déployé une force d’une telle ampleur pour ne « libérer » que le micro état du Koweït ? Comment auraient-ils pu ne pas penser occuper l’Irak dès l’époque et y placer un régime qui leur est favorable à eux et à leur allié israélien ?


Il a toujours été difficile pour moi de concevoir que les Américains aient pu laisser passer volontairement une telle occasion en 1991, retardant ainsi leurs plans pour la région d’une douzaine d’années. Les explications suivantes montrent que les militaires américains ont du vraisemblablement changer leurs plans au dernier moment en renonçant à rentrer dans Bagdad tout de suite.

Ce qui nous avait tous frappé durant l’opération « Tempête du Désert », c’était le repli très rapide du gros des troupes irakiennes vers Bagdad, presque sans combattre. Bien sûr, les bombardements américains massifs en zone déserte ne laissaient aucune chance à ces troupes et de véritables crimes de guerre furent commis par les Américains sur des groupes de soldats irakiens coincés dans le désert et prêts à se rendre. Les forces américaines ont ainsi avancé rapidement, sans rencontrer de véritable résistance, jusqu’aux portes de Bagdad où elles ont brutalement stoppé. Est-ce là réellement une improvisation indigne d’une armée réputée pour son professionnalisme ou alors y-a-t-il une raison que l’on ne nous dit pas ? Les militaires américains ont tout simplement senti le piège se refermer sur eux : Saddam Hussein voulait les entraîner dans une guérilla dans la ville de Bagdad. Dans une bataille de rues, l’avantage technologique des Américains n’aurait plus été décisif et les Irakiens auraient pu leur infliger de très lourdes pertes, voire les humilier et les obliger à battre en retraite. Chacun sait que les Américains sont très loin d’exceller dans ce genre de combat et que cela reste, jusqu’à présent, un de leur pire cauchemar. Dans une guérilla en milieu urbain, les différences entre armées belligérantes s’estompent et l’avantage est toujours à celui qui défend plutôt qu’à celui qui envahit.

Se rendant compte que leur avancée rapide jusqu’à Bagdad était trop belle pour être vraie et que les Irakiens les emmenaient là où l’enlisement était plus que sûr, les généraux américains ont donc préféré stopper au dernier moment l’invasion de Bagdad. Saddam Hussein est un fin connaisseur des grandes batailles historiques et des guerres de guérilla. La gigantesque bataille de Stalingrad en 1943, par exemple, fut gagnée par les Soviétiques dans les combats de rue meurtriers qui ont usé et mis en déroute la puissante 6ème armée allemande forte de 300 000 hommes. Elle constitua le tournant de la seconde guerre mondiale car après cette date les Allemands ne connaîtront que des défaites. De même, la stratégie vietnamienne lors de la Guerre du Viet Nam fut fondée sur la guérilla et a permis de rendre inefficace la puissante machine militaire américaine. Cette stratégie de guérilla constitue donc la seule option pour Saddam Hussein afin de compliquer sérieusement l’opération américaine.

Les Américains savent tout ceci et c’est pourquoi ils ne se sont pas précipités en 1991 alors que beaucoup s’étonnaient de cette brusque marche arrière devant les portes de Bagdad. En réalité, la Guerre du Golfe ne s’est jamais arrêtée et se poursuit toujours depuis 1991. La forme qu’elle a pris durant ces douze dernières années n’est que celle d’un gigantesque siège à l’échelle d’un pays tout entier. L’embargo et les sanctions économiques qui ont été imposés à l’Irak sont du jamais vu dans l’histoire humaine. Elles ont coûté la vie à presque 2 millions d’irakiens et ont plongé ce pays, autrefois vanté pour son niveau de développement, dans une extrême pauvreté. Ainsi, les Américains ont souhaité délibérément affamer et désespérer la population irakienne pour réduire tout esprit de combativité chez elle. Les Américains pensent, grâce à ce gigantesque siège de 12 ans, éviter une longue guérilla et un enlisement de leurs troupes. Le fruit est mûr et prêt à être cueilli dans leur optique. Car comment peut-on expliquer autrement la politique américaine envers l’Irak durant cette dernière décennie ?

Mais que se passera-t-il si, encore une fois, leurs plans de guerre rapide et décisive ne marchent pas ? Si la guérilla irakienne est efficace et provoque leur enlisement, ne doit-on pas craindre que les Américains utilisent leur arsenal non conventionnel comme ils l’ont clairement laisser entendre ? Ils sont capables d'inventer des « prétextes » comme ils savent si bien le faire pour justifier une réponse disproportionnée ou le faire via leur allié sioniste qui lui n’attend que cela. Encore une fois, ce sont les populations musulmanes qui vont payer le prix fort pour les grands rêves de ces ennemis de l’humanité que sont les forces occultes derrière la marionnette Bush.

source: www.stcom.net

Wa Salaam
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage




Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 07h37.



1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38