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salam, bonjour, :-) Il faut pratiqué un sport de combat pour être syndicaliste. Chez Peugeot, un élu CGT roué de coups Un délégué syndical tabassé par un cadre lors d’une grève. Il porte plainte. À Mulhouse (Haut-Rhin), sur le site de Peugeot-Citroën qui emploie 12 000 salariés en CDI et 1 600 en intérim, le climat est très tendu depuis quelque temps et, entre autres, depuis la parution dans l’Humanité, le 9 novembre, et sa diffusion sous forme de tract syndical sur place, d’une enquête dénonçant le système de chasse aux salariés malades instauré dans ces immenses usines. C’est dans ce contexte que la semaine dernière, pendant la nuit de vendredi à samedi, la CGT avait appelé les équipes à une grève de deux heures contre la décision de la direction de faire travailler la nuit du 23 au 24 décembre. Au départ de l’action, tout se passe normalement : sur les différents sites (ferrage, montage, mécanique), les grévistes s’arrêtent et décident de gagner les salariés de la peinture qui, à 90 %, se sont prononcés contre cette nuit de travail imposée à la veille de Noël. Et là, surprise ! L’usine de peinture ressemble à un camp retranché. « On se retrouve face à plusieurs dizaines de personnes de la direction, postés à chaque porte de la peinture, raconte Jean-Luc Jenny, élu CGT au CE. La plupart d’entre eux, nous ne les connaissons pas, on ne les a jamais vus. Et l’ambiance n’est pas vraiment bon enfant comme elle a pu l’être d’autres fois. Ces gens en face de nous étaient très nerveux. » Lbloque le passage aux grévistes et interdit aux délégués de rentrer dans l’atelier de peinture. Quelques badges syndicaux sont violemment arrachés. Au bout d’une heure d’un face-à-face tendu, la direction laisse entendre que les délégués peuvent pénétrer dans l’usine. « C’est à ce moment-là que l’un d’entre eux tombe sur le premier délégué syndical qui rentre en peinture et qu’il se met à le tabasser, poursuit Jean-Luc Jenny, qui se trouvait juste à côté. Le délégué qui vient du ferrage se trouve à terre ; il reçoit des coups de pied, de poing et de genou. » Très choqué et souffrant de plusieurs traumatismes (crâne, colonne vertébrale, nerf sciatique), le délégué CGT a été admis à l’hôpital. Il a d’ores et déjà fait savoir qu’il déposait plainte. La CGT devait décider, hier en fin d’après-midi, des suites à donner à cette affaire dans laquelle « la direction porte une lourde responsabilité » et s’associer sans doute à la plainte en tant que partie civile. Thomas Lemahieu tawmat :-) |