Farida Bouchta, dirigeante de la morgue d'Aïn Chock


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  #1  
Vieux 20/12/2004, 17h25
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Par défaut Farida Bouchta, dirigeante de la morgue d'Aïn Chock

Le macabre est son quotidien. Depuis 15 ans, Farida Bouchta dirige la morgue Aïn Chock, à Casablanca. Avec obstination, fascination… et une touche d’angélisme. Portrait en clair obscur.


Glauque comme son nom, la morgue de Casablanca n’est plus qu’une vieille bâtisse des années quarante qui s’écaille en toute discrétion. Deux hommes lavent son entrée à grandes eaux. Dans le

bruit lancinant d’une machine à écrire sans âge, Farida Bouchta inscrit trois nouveaux noms sur son registre bien tenu.
Son uniforme blanc boutonné jusqu’au cou, sur lequel tombe un masque en mousseline vert pâle, les lèvres légèrement peintes, le docteur a l’air grave et insouciant d’une enfant pensive. À 46 ans, aidée de sa collègue Soumaya Boughlal, Farida dirige depuis 1989 le centre médico-légal de Aïn Chock et revendique son rôle de pionnière parmi les femmes médecins-légistes du royaume.
Les corps de ce lundi matin, trois hommes, arrivés chacun son tour, dans la nuit. Ils attendent, imperturbables, la peau déjà cendrée par les heures d’après la mort. Le premier à autopsier a été victime d'un coup de couteau dans le cœur, "probablement une rixe, une querelle banale qui a mal tourné, parfois pour quelques dirhams". À ses côtés gisent un maçon tombé d’un échafaudage et un imposant Saoudien imbibé de formol, dont la masse recouvre la table d’autopsie. Il est 10 heures. De sa main gantée, Farida incise une entaille verticale et lisse dans son 1379ème corps, depuis le début de l'année.
Faut-il éprouver la certitude irrationnelle d’une vocation, pour cohabiter ainsi avec la mort ? Pour le Dr. Bouchta, ce fut presque une coïncidence. "Rien ne me prédisposait à cette voie. Après la fac, je suis passée par le bureau d’hygiène, la médecine du travail. C’est seulement après avoir visité la morgue, un peu par hasard, que j’ai réalisé ce qu’il manquait ici, ce qu’il y avait à faire, à améliorer". Un "basculement" des plus banals, somme toute. Ce qui n’empêche pas la jeune femme, native d’Oujda, dès ses débuts, de mettre un point d’honneur à exercer avec professionnalisme ce métier hybride, situé quelque part entre la médecine et l’enquête judiciaire.
Crimes, morts naturelles ou accidents, Farida reçoit dans sa morgue tout cas de mort non hospitalière devant faire l’objet d’une autopsie, sur ordre du Parquet, pour en clarifier les circonstances. Des corps lui sont systématiquement amenés de Mohammedia, de Ben Slimane... Le 16 mai, c’est elle qui reçoit les corps des victimes. La PJ, la gendarmerie, la crim’ sont ses partenaires de tous les jours, pour qui elle est devenue un maillon essentiel. Passionnée, habitée par sa profession, gagnée par l’esprit de l’enquête, Farida lit, recherche, avide de connaître ce qui se fait ailleurs, fascinée par l’apport des tests ADN. "Elle connaît les dahirs sur le bout des doigts pour aider au mieux les familles", assure un collègue des pompes funèbres. Sous son expression candide, Farida Bouchta incarne le must de la médecine légale au Maroc. Sa réputation la précède. Elle donne des cours aux hommes et aux femmes de la gendarmerie royale, de pays d’Afrique, comme en témoignent les photos de groupe en uniforme encadrées au dessus des multiples rapports, bouteilles de désinfectant et tirages photos.
L’autopsie suit son cours. Une fois le torse entièrement ouvert, une odeur indéfinissable, âcre peut-être, s’empare des narines. Aucun rictus ne perturbe ses traits. Dans un calme olympien, cette pédagogue à la voix chantante explique le moindre geste de ses mains affairées à brasser, sans l’ombre d’une émotion, les organes du "coup de couteau". "C’est un acte chirurgical. Le corps inspire le respect, mais une fois ouvert, ce n’est plus qu’un organe". Et d'ajouter, plus légèrement, qu’elle ne supportait pas la vue d’un animal mort, serait-ce un mouton. "Le jour de l’Aïd, je me cache au boulot n’est-ce pas ?" interpelle-t-elle, une fois à l'écart, son collègue sexagénaire, conservateur de son état et ami de longue date. "Certaines choses marquent bien plus que la vue d’un corps déchiqueté par un train ou d’un cadavre en putréfaction. Ce qui m’a le plus marquée en tant que femme et mère, c'est l’image d’un nourrisson victime d’un accident de voiture, du sang sur sa tétine et sur son visage. Voyez, j’en ai encore la chair de poule".
Depuis deux ans, un "cadeau" lui est fait. Sur décision du Parquet, elle rejoint policiers et gendarmes sur chaque levée de corps, munie de sa bombonne de désinfection et de son matériel de prélèvement. À genoux dans la terre, elle révolutionne l’enquête. "Il n’y avait jamais eu de femme auparavant sur une levée de corps. Maintenant, ils m’appellent par mon prénom. Ce n’est pas un métier d’homme, mais une fois sur le terrain, il faut l’affronter comme un homme, franchir un mur haut de plusieurs mètres en pleine nuit, pénétrer la première dans un entrepôt désaffecté…". Une mise en contexte indispensable et excitante. "Pourtant, une fois qu’on découvre la famille de la victime, sa chambre, son histoire, ce n’est plus possible de l’isoler, en tant que corps. Émotionnellement, c’est beaucoup plus dur". À ses débuts, un médecin avait prophétisé qu’elle ne tiendrait jamais plus de quelques années, pourtant depuis plus de 15 ans, elle se donne corps et âme pour la profession. "Efficace et érudite, dit sans hésiter M. Mekouar, chef de la police judiciaire, qui la connaît bien. Elle facilite le travail de toute la chaîne de l’enquête, renchérit-il, à demi froissé d’expliquer une évidence. Ses rapports ont toujours été impeccables, sa compétence est indiscutable, nous avons besoin d’elle".
Visiblement habituée à être questionnée sur ce qu’elle éprouve à la vue d’un cadavre, Farida Bouchta rectifie en toute zénitude. "Cela ne change rien pour une femme. Concrètement, c’est l’investissement personnel qui est lourd à gérer, être disponible 24 heures sur 24", assure celle qui, à peine rentrée de la morgue, pose son portable près de son lit et attend un coup de fil nocturne, à tout moment. "Au fil des années, je suis devenue angoissée, surtout pour mes deux filles, dès qu’elles branchaient une prise électrique ou qu’elles changeaient de pièce". Un prix à payer, semble-t-il, pour un domaine corruptible qui a besoin de ses têtes féminines. "Dans le cadre d’une décision de justice, un rapport d’autopsie peut changer le cours d’une vie, déterminer une condamnation, bouleverser un héritage… une femme, c’est la garantie de sérieux, de rigueur, d’intégrité. Dans ce métier, il ne doit pas y avoir d’intouchables". Intégrité, humanité également. Le dévouement de Farida, elle le doit aux familles en deuil, aux morts inconnus. "Écouter les gens, les accueillir avec douceur, c’est une éthique qu’elle a inculqué à son équipe", confie un collègue des pompes funèbres.
Alors qu’elle referme le corps ensanglanté dans la salle vétuste, Farida évoque son impatience d’emménager avec son équipe - conservateur, brancardiers, ambulanciers - dans la nouvelle morgue, "du dernier cri, pouvant accueillir près de 700 corps, avec un bloc d’autopsie, un labo photo, des logements de fonction, juste en face du cimetière Rahma, énumère-t-elle les yeux brillants. Un projet colossal, moderne. Une très belle morgue". On en rêverait. Un appel l’interrompt. On l’attend au port de Aïn Sebaa, où un vagabond vient d’être retrouvé mort. Avant d’enchaîner, elle feuillette son classeur rempli de coupures de faits divers, vers lesquels elle avoue être magnétiquement attirée, et me montre, fascinée, le cas d’une vieille femme momifiée après 4 mois d’abandon dans l’air sec de sa demeure. Tout en contraste, la frêle femme aux 13.000 autopsies esquisse un sourire évanescent. Et referme son live d’images. Des images de sa vie, la mort.


tel quel ......

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  #2  
Vieux 20/12/2004, 17h50
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Par défaut voila le genre de femmes dont je suis fiere

merci Houda

Moi j admire ces femmes qui travaillent dure dans le silence sans creer de bruits tout autour


Dans le meme contexte


Voila une grande femme Marocaine : aicha ech-channa



Née à Casablanca, elle a passé toute son enfance à Marrakech.Elle arrive à Casablanca en 1953 où elle poursuit ses études à l'Ecole française Foch et Lycée Joffre, en 1958, elle débute ses activités à la ligue de lutte conte la tuberculose quand à son bénévolat, il débute pour l'Education Sanitaire avec la ligue de Protection de l'enfance et l’éducation sanitaire en relation avec le service d’Education Sanitaire (Préfecture médicale de Casablanca). En 1960 elle rejoint l'Ecole d'Etat d'infermière où elle obtient un diplôme d'Etat
De 1962 à 1980 elle occupe le poste d'animatrice d'Education Sanitaire et sociale à la préfecture médicale de Casablanca :
- En 1972 elle Anime la première émission télévisée de l'Education Sanitaire à la télévision de Casablanca.
et fait ses début à l'Union Nationale Des Femmes Marocaines à Casablanca.
- En 1985 elle fonde L'association Solidarité féminine pour aider les mères seules démunies et chargées d'enfants en bas âge à se prendre en charge par leur propre effort
-En 1991 elle participe à la conférence internationale à Paris ‘’Racine de l’avenir’’ préparant le sommet de Rio de Janeiro de 1992
- En 1995 L’association Solidarité féminine Reçoit le prix des Droits de l’Homme de la République Française à Paris,
- Dans la même année elle publie MISERIA aux éditions le fennec, en 1997 le livre est traduit en Arabe
- Le 06 Juin 1998 Grand Atlas 1998 pour le livre de témoignage « MISERIA » remis par Edmonde Charles Leroux à l’Ambassade de France à Rabat.
Personnalité Internationale qu'elle a rencontrée:
- Visite à Solidarité féminine par Mme Louise Harel.
- Visite à Solidarité féminine par Mme Diana Fowler Leblanc.
- Rencontre avec Madame Hilary Clinton à Fes.
- Rencontre avec Madame Marry Robinson.
- Rencontre avec Madame Martine Aubry.
- Rencontre avec Monsieur Lionel Jospin.




-------------------------------------------

les gents qui ont lu son Livre MISERIA comprennent tres bien le parcours de cette femme avec un Grand Coeur




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  #3  
Vieux 20/12/2004, 18h07
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  #4  
Vieux 20/12/2004, 18h07
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Par défaut voila le genre de femmes dont je suis fiere

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  #5  
Vieux 20/12/2004, 18h11
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Par défaut voila le genre de femmes dont je suis fiere

Citation:
MAROKAIN_80 a écrit*:
merci Houda

Moi j admire ces femmes qui travaillent dure dans le silence sans creer de bruits tout autour


Dans le meme contexte


Voila une grande femme Marocaine : aicha ech-channa



Née à Casablanca, elle a passé toute son enfance à Marrakech.Elle arrive à Casablanca en 1953 où elle poursuit ses études à l'Ecole française Foch et Lycée Joffre, en 1958, elle débute ses activités à la ligue de lutte conte la tuberculose quand à son bénévolat, il débute pour l'Education Sanitaire avec la ligue de Protection de l'enfance et l’éducation sanitaire en relation avec le service d’Education Sanitaire (Préfecture médicale de Casablanca). En 1960 elle rejoint l'Ecole d'Etat d'infermière où elle obtient un diplôme d'Etat
De 1962 à 1980 elle occupe le poste d'animatrice d'Education Sanitaire et sociale à la préfecture médicale de Casablanca :
- En 1972 elle Anime la première émission télévisée de l'Education Sanitaire à la télévision de Casablanca.
et fait ses début à l'Union Nationale Des Femmes Marocaines à Casablanca.
- En 1985 elle fonde L'association Solidarité féminine pour aider les mères seules démunies et chargées d'enfants en bas âge à se prendre en charge par leur propre effort
-En 1991 elle participe à la conférence internationale à Paris ‘’Racine de l’avenir’’ préparant le sommet de Rio de Janeiro de 1992
- En 1995 L’association Solidarité féminine Reçoit le prix des Droits de l’Homme de la République Française à Paris,
- Dans la même année elle publie MISERIA aux éditions le fennec, en 1997 le livre est traduit en Arabe
- Le 06 Juin 1998 Grand Atlas 1998 pour le livre de témoignage « MISERIA » remis par Edmonde Charles Leroux à l’Ambassade de France à Rabat.
Personnalité Internationale qu'elle a rencontrée:
- Visite à Solidarité féminine par Mme Louise Harel.
- Visite à Solidarité féminine par Mme Diana Fowler Leblanc.
- Rencontre avec Madame Hilary Clinton à Fes.
- Rencontre avec Madame Marry Robinson.
- Rencontre avec Madame Martine Aubry.
- Rencontre avec Monsieur Lionel Jospin.




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les gents qui ont lu son Livre MISERIA comprennent tres bien le parcours de cette femme avec un Grand Coeur



de rien
je te remercie aussi pour l exemple que tu viens de donner
et oui il y a beaucoup de femmes au maroc qui travaillent dure dans le silence comme tu dit je les felicite tout les jours .
par cet article et le tien aussi je dis a tout personne qui parle pour dire l inport quoi les marcaines si les marcaines cela ....,
il faut savoir que le bien et le mal existe par tout et mettre toute les femmes dans le meme sac
.
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