Feu vert pour les cellules souches


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Vieux 21/12/2004, 10h28
 
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Par défaut Feu vert pour les cellules souches

Tout sera bientôt prêt pour que les biologistes français puissent mener des recherches à partir de lignées cellulaires embryonnaires humaines.

Les cellules dites "souches", qui peuvent être cultivées de manière indéfinie et capables de donner naissance à l'ensemble des tissus et des organes, constituent l'un des plus précieux outils de la biologie moderne.

Il ne fait aucun doute que l'étude des cellules souches embryonnaires humaines ouvre la voie à une meilleure compréhension du vivant, ainsi, peut-être, qu'à des possibilités de correction des processus pathologiques.

Aujourd'hui, quelques dizaines d'équipes de biologistes dans le monde travaillent de manière intensive sur les cellules souches. Tout indique que les progrès accomplis dans ce domaine sont très rapides.

La découverte de l'existence de cellules souches chez des embryons de souris et de la possibilité de cultiver ces cellules in vitro - résultat obtenu en 1981 - a marqué le véritable départ de ce champ d'exploration biologique. Par la suite, le même résultat a été obtenu chez d'autres mammifères, comme le lapin, la vache et le porc.

Avec la démonstration, apportée en 1998, que ces cellules existaient dans l'espèce humaine et qu'elles pouvaient aussi être cultivées, un deuxième cercle s'est constitué autour d'un nombre croissant d'équipes de biologistes cellulaires et moléculaires. Leur objectif ? Trouver de quelle manière on peut guider la transformation de ces cellules souches dans tel ou tel tissu qui les intéresse. Un troisième cercle, en cours de création, rassemble les chercheurs militant pour l'utilisation de ces cellules à des fins thérapeutiques.

La recherche sur les cellules souches humaines se divise en deux grands secteurs selon que les travaux portent sur des cellules provenant d'un organisme adulte ou d'un embryon. Si aucune contrainte ne pèse sur les premières, il n'en va pas de même pour les secondes. Certains pays, comme l'Allemagne, les interdisent pour des raisons éthiques dans la mesure où ils imposent, en préalable, la destruction des embryons.

Les biologistes ont, ces dernières années, eu la surprise de découvrir que l'organisme humain contenait de multiples gisements de cellules souches, notamment dans des tissus qui ont pour propriété de renouveler très rapidement les cellules qui les composent. C'est notamment le cas de la peau, du tube digestif ou encore de la moelle osseuse.

L'une des questions majeures soulevées avant le passage aux premiers essais cliniques sur l'homme concerne les conditions dans lesquelles sont aujourd'hui cultivées les cellules souches embryonnaires. Pour maintenir en vie les quelques centaines de lignées existantes - qui font actuellement l'objet des premières entreprises de recensement exhaustif -, les biologistes n'ont pas trouvé d'autre solution que d'avoir recours à des éléments d'origine animale (fibroblastes de souris et sérum de veau fœtal), ce qui, en pratique, interdit de les utiliser chez l'homme pour des raisons de sécurité sanitaire.

Le Monde

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  #2  
Vieux 21/12/2004, 10h30
 
Date d'inscription: août 2002
Messages: 3 977
Par défaut Feu vert pour les cellules souches

Pour celles et ceux qui se poserait la question de l'éthique quant à l'utilisation des cellules souches en recherche biomédicale voici un petit rappel.

Droit et éthique des chercheurs
En France, la révision des lois de bioéthique de 1994 a vu le législateur accorder aux biologistes qui le souhaitent la possibilité de mener des recherches sur des embryons humains. Jean-François Mattei, alors ministre de la santé du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, a toutefois obtenu du Parlement que cette possibilité ne soit accordée qu'à titre "exceptionnel et dérogatoire" durant une période de cinq ans. Plus précisément, la loi dispose que "des recherches peuvent être autorisées sur l'embryon et les cellules embryonnaires lorsqu'elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs". En pratique, ces recherches ne pourront être menées que dans des laboratoires agréés, et après avis favorable de la future Agence de la biomédecine. Six mois avant la fin de ces cinq ans, cette agence et l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques devront conjointement établir un rapport d'évaluation des travaux réalisés dans ce domaine. De leurs conclusions dépendra la prolongation, ou non, de l'autorisation accordée par le législateur en 2004.
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