Une femme battue dans une entreprise UNE FEMME BATTUE... DANS UNE ENTREPRISE.
C’était le 29 octobre, M. Badro, m’a bousculée et frappée au sein de mon entreprise. Outre le déni total de l’acte de violence de Badro, coursier dans l’entreprise, par mes supérieurs, j’ai reçu, le jour même alors que j’étais à l’hôpital, une lettre de licenciement pour avoir brutalisé ce monsieur”, nous déclare Mme Berrada, ex-Chef de département Out Going & Réseau à la Comanav Voyages. Une lettre de licenciement sans convocation, c’est-à-dire hors du cadre de la procédure légale du droit du travail qui stipule que M. et Mme Berrada ont brutalisé M. Badro. “Nous avons été victimes d’un climat de harcèlement moral et d’insultes sexistes depuis début août. Certaines d’entre nous ont été acculées au départ forcé suite au départ du DG, lequel avait placé cette équipe de cadres jusqu’à ce moment d’extrême violence à mon égard”, poursuit Mme A. Berrada.
Climat plombant confirmé par une ex-responsable marketing et communication ayant, quant à elle, négocié son départ le 30 octobre qui nous a déclaré au téléphone : “Si j’ai négocié mon départ avec des indemnités, je tiens à préciser qu’il relève d’un départ forcé suite à une accumulation de faits, de pression psychologique sur mon poste comme des congés forcés, des dossiers retirés, la ligne de téléphone coupée, etc. Oui, il est évident qu’en vue d’une restructuration du personnel, notamment l’équipe féminine placée par l’ancien DG, un climat de harcèlement moral nous est tombé dessus”.
De son côté, l’entreprise se dépatouille comme elle peut avec sa communication externe. Le DG, nouvellement nommé, est aux abonnés absents. Et son staff, notamment le Directeur d’Exploitation nous a déclaré que : “Mme Berrada n’a aucunement été frappée par M. Badro. Aucune personne ne pourra témoigner avoir été témoin de violence à son égard. M. et Mme Berrada ont brutalisé le pauvre coursier M. Badro. Face à un tel acte, il est tout à fait normal de licencier Mme Berrada sur le champ. Oui, nous aurions peut-être dû la convoquer pour l’informer de son licenciement. Peut-être”. |