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#271
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| Re : Soufis sur Lille? Une tradition rapporte que l'on demanda à l'Envoyé de Dieu – que Dieu répande sur lui la grâce et la paix –: «Où était notre Seigneur avant qu'Il ne crée la création? Il répondit: – Dans une nuée au-dessus et au-dessous de laquelle (mâ fawqahu wa mâ tahtahu) il n'y avait pas d'air», la particule mâ pouvant être ici négative ou relative(1). Sache que cette nuée est l'Enceinte de la Personne divine(2), immense obstacle qui empêche les êtres de rejoindre la Divinité absolue et Celle-ci de rejoindre les êtres, j'entends du point de vue des définitions essentielles(3). C'est à partir de cette Nuée que Dieu – exalté soit-Il – dit, comme le rapporte la tradition authentique, d'après le Prophète – que Dieu répande sur lui la grâce et la paix –: «Il n'y a rien que Je n'hésite autant à faire que de reprendre l'âme du croyant. Il déteste la mort et Moi, je déteste lui causer du tort. Mais il lui faut venir à Ma rencontre»(4). De là procède également Sa parole – exalté soit-Il –: «La parole ne change pas auprès de Moi» (50: 29). Y font aussi allusion des versets comme «Et ton Seigneur viendra [ainsi que les anges en rangs successifs]» (89: 22) et «[Qu'attendent-ils sinon que Dieu et les Anges viennent à eux] dans l'ombre de la nue?» (2: 210), c'est-à-dire le Jour de la Séparation et du Jugement. Ces expressions et d'autres semblables rapportées dans les traditions émanent de la Divinité absolue lorsqu'Elle veut atteindre les êtres créés. à suivre...... Ibn Arabi Kitâb al-isfâr ’an natâ’ij al-asfâr |
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#272
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| Re : Soufis sur Lille? ........ Comme propos analogues tenus par l'être créé lorsqu'il veut rejoindre la Divinité absolue, on rapporte la parole du Prophète – que Dieu répande sur lui la grâce et la paix –: «Je ne peux dénombrer les éloges que je T'adresse»(5) et «... que Tu T'es réservé dans la science de Ton mystère»(6) ou encore la sentence d'Abû Bakr le Confirmateur de la vérité: «L'impuissance à percevoir la perception est une perception»(7). 1 La première possibilité correspond à la traduction, la seconde donnerait : ce qui était au-dessus était de l'air et ce qui était en-dessous était de l'air. 2. Surâdiq al-ulûhiyya. Le terme de surâdiq est coranique : « Nous avons préparé pour les injustes un feu dont l'enceinte les entoure » (18 : 29). On l'employait pour désigner une protection autour d'une tente, surtout pour en cacher la porte. On trouve aussi le sens de « dais », telle l'étoffe tendue au-dessus de la cour d'une maison contre le soleil (cf. Zabîdi, Tâj al-'arûs VI 379). Le sens de protection circulaire semble toutefois l'emporter, conformément à l'étymologie sans doute persane de ce mot (cf. A. Jeffery, The Foreighn Vocabulary of the Qur'ân, Baroda, 1938, p. 167). 3. Al-hudûd al-dhâtiyya. De ce point de vue, l'Adoré ne peut d'aucune manière devenir l'adorateur et réciproquement. 4. Dernière partie du fameux hadîth al-walî commençant par ces mots : « Celui qui s'attaque à l'un de Mes amis ...», Bukhâri, Sahîh, riqâq 38, VIII 131. Voir aussi la version d'Ibn Hanbal, Musnad VI 256 et Hilyat al-awliya' IV 32. 5. Cf. le hadîth où 'A'isha, l'épouse du Prophète, l'entend invoquer Dieu ainsi : « Je me réfugie enTa satisfaction contre Ton courroux, en Ta mansuétude contre Ton châtiment, en Toi contre Toi. Je peux dénombrer ...» (Muslim, Sahîh, salat 222, II 51). 6. Extrait d'une invocation du Prophète : « ... Je Te demande par chaque nom que Tu T'es Toi-même donné, que Tu as enseigné à l'une de Tes créatures, que Tu as révélé dans Ton Livre ou que Tu T'es réservé...» (Ibn Hanbal, Musnad I 391). 7. Sur cette sentence d'Abû Bakr, voir Futûhât III 371, chap. 369, 429 chap. 371, IV 43 chap. 430. Ibn Arabi Kitâb al-isfâr ’an natâ’ij al-asfâr Fin de citation |
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#273
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| Re : Soufis sur Lille? Celui qui a foi en lui-même et non en Allâh, sa foi ne comporte pas ce qui Me revient ; au contraire, si c'est en Moi qu'il croit, il fait parfaitement ce qu'il doit et donne à toute chose son droit : c'est celui qui a foi dans les données traditionnelles dans leur ensemble, alors que celui qui a foi en lui-même croit uniquement dans les preuves dont il dispose. Ce en quoi J'ordonne d'avoir foi contredit les preuves rationnelles et oscille entre l'analogie (tashbih) et la transcendance (tanzîh). Celui qui a foi en lui-même croit en certaines choses et non en d'autres ; il ne les repousse pas mais les interprète (ta'wilan). Celui qui interprète a foi en sa raison ('aql) et non en Moi. Celui qui prétend dans son for intérieur être plus savant que Moi-même à Mon propre sujet ne Me connaît pas et ne croit pas en Moi ; c'est un serviteur qui Me déclare menteur dans ce que Je Me suis attribué à Moi-même, et que J'ai exprimé de la meilleure manière. Lorsqu'on l'interpelle, il répond : j'ai voulu respecter la transcendance. En réalité, son attitude procède de la ruse de l'âme, de la conscience qu'elle a de sa propre valeur ('izza), de sa volonté d'indépendance, de son refus de se conformer. "peut-être seront-ils bien dirigés"- , c'est-à-dire : suivront-ils le bon chemin (rushd) comme le font ceux qui réussissent, ceux qui le suivent dès qu'ils l'aperçoivent. (Dieu) les conduit ainsi à la félicité éternelle : elle est la réponse de Dieu lorsqu'ils L'appellent, ainsi que le terme de leur route qui réjouit leurs âmes en leur rendant permis ce qui leur avait été interdit durant le jeûne, depuis le début du jour jusqu'à sa fin. Ibn Arabi Futuhât al Makkiya chapitre 71 |
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#274
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| Re : Soufis sur Lille? Concernant "l'hésitation qu' éprouve Allah a reprendre le souffle de son Serviteur" [...] Aucune chose ne Me fait hésiter plus que [de prendre] l'âme de Mon fidèle serviteur : il déteste la mort et Je déteste le blesser. ainsi que d'autre narration impliquant "comme une ressemblance". Les preuves rationnelle n'admettent pas ces 'choses' là, cela est du au fait que l'intellect est limité et ne peut (de lui même) parvenir à connaitre, la Divinité adorée ,comme il se doit. Il n'y a que Dieu seul ,qui est le Vrai, qui puisse cela. Ceux dotés d'une intelligence saines reconnaissent cela et l'accepte en lui donnant priorité sur leur raisonnement alors que ceux qui reste prisonnier de leur intellect rejettent les données scripturaires au profit de leur raison. Et voilà la manière dont le législateur nous demande de le confirmer à son sujet dans sa Seigneurie et ce qui Lui convient en terme de qualifications (Attributs "anthropomorphique" entre autre) ceci n'est pas du même ordre que le fait de les soumettre a nos intelligence alors que cela demeure hors de leurs portées. Le jugement à adopter et de donner prépondérance ( dans le sens d'abandon) aux notifications Divines face à la raison. Ceci parce que la Science que le Très Haut possède de Lui-même et supérieur a ce que nous connaissons de Lui. Ibn Arabi Futuhat al Makkiya |
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