| |||||||
![]() |
| | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
#1
| |||
| |||
|
JUSTICE. La chute du préfet Dermouche Le préfet Dermouche, le premier issu de l'immigration, vient d'être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nantes pour « abandon de famille ». Selon la tradition de la préfectorale, Aïssa Dermouche devra démissionner. La saga très médiatique d'Aïssa Dermouche, promu premier préfet issu de l'immigration il y a un an, risque de tourner court. Par une ordonnance de renvoi signée jeudi par le juge d'instruction nantais Jacky Coulon, le préfet du Jura est renvoyé devant le tribunal correctionnel de la ville pour « abandon de famille », un délit passible de deux mois de prison et de 15 000 € d'amende. Or, même s'il s'agit d'une affaire privée, le ministère de l'Intérieur devrait l'inciter à démissionner afin de respecter la tradition qui interdit à un préfet en exercice de comparaître en justice. 197 € d'arriéré de pension alimentaire Ces dernières semaines, alors que l'épée de Damoclès était déjà suspendue au-dessus la tête du préfet, c'était la seule solution envisagée par la Place Beauvau, qui a tout tenté pour éviter le scandale. La cause des tourments du préfet du Jura semble d'ailleurs dérisoire et tient en un chiffre : 197 €, soit le montant d'un arriéré de pension alimentaire qu'il s'est obstiné à refuser de payer à sa deuxième épouse, en dépit d'innombrables tentatives de conciliation amiables. L'affaire commence il y a un peu plus d'un an, au moment où Aïssa Dermouche est encore directeur de l'école de commerce Audencia, à Nantes. « Sa deuxième compagne essayait légitimement d'obtenir une revalorisation annuelle de la pension alimentaire, une chose simple, mais comme d'habitude, M. Dermouche refusait, raconte un proche du dossier. De paiements en retard en revalorisations refusées, il y avait eu plusieurs procédures contre lui. » Une première plainte de son ex-compagne est classée sans suite, mais la seconde sera la bonne : le 1 e r septembre, le préfet est entendu comme témoin assisté. Bien que sa convocation lui soit parvenue deux mois auparavant, l'arriéré n'est toujours pas réglé. « Cette plainte me touche d'autant plus que, dans ma première culture, on n'abandonne jamais ses enfants », explique-t-il au magistrat. Finalement, c'est le ministère de l'Intérieur, via l'avocat Patrick Maisonneuve, qui réglera la note. Depuis cinq mois, le ministère tentait de convaincre l'ex-épouse d'Aïssa Dermouche, y compris par d'amicales pressions, de retirer sa plainte, avançant « les conséquences disproportionnées » d'un renvoi du préfet en correctionnelle. « Si l'affaire va au bout, on le fera démissionner », expliquait-on à l'ex-M m e Dermouche. Peine perdue. Cet épisode fâcheux intervient au moment où Nicolas Sarkozy réaffirme avec fermeté son attachement à la discrimination positive, un principe au nom duquel il avait désigné Aïssa Dermouche préfet du Jura, le 14 janvier 2004. L'écho médiatique de cette nomination avait été encore amplifié après un premier attentat perpétré contre la voiture du préfet quelques jours après son investiture. Deux autres attentats suivront contre l'école de commerce qu'il dirigeait, puis le lycée que fréquente son fils. Sur ce plan, l'enquête n'avance pas. L'homme aperçu à proximité de la voiture du préfet juste avant l'explosion et décrit par un témoin comme « petit, les cheveux dégarnis, bedonnant et âgé d'une soixantaine d'années », garde son mystère et les effectifs de police affectés à cette enquête ont fondu en même temps que la pression médiatique s'estompait. Au tribunal de grande instance de Nantes, on assure que la comparution du préfet devrait intervenir « au plus tard au printemps ». Aïssa Dermouche sera-t-il toujours préfet du Jura ? Rien n'est moins sûr. MINISTERE DE L'INTERIEUR, PARIS (VIII e ), JANVIER 2004 . A peine nommé, Aïssa Dermouche, le nouveau préfet du Jura, avait été la cible d'un attentat. Il avait été reçu par le ministre Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, pour un arriéré de pension alimentai (LP/PHILIPPE DE POULPIQUET.) Rodolphe Landais Le Parisien , samedi 29 janvier 2005 |
|
#2
| |||
| |||
|
casser la carrière du préfet pour quelques euros....n'est-ce pas exageré? Vous ne pensez pas que ses origines étrangeres + zone très conservatrice dans laquelle il a été élu...a joué un rôle? |
|
#3
| |||
| |||
|
D'alleurs, si son ex épouse se montre agressive avec lui, si elle lui a fait des sales coups et qu'elle a deja reçu des indemnités....il était peut être légitime qu'il refuse de donner de l'argent à une personne qui lui fait des sales coups? Je ne connais psa le contexte....je ne sais pas qui à tort et qui a raison entre Dermouche et son ex femme mais je trouve que très souvent les responsabiltés sont partagées.....accusée qu'une seule partie est en général inique! |
|
#4
| |||
| |||
| Citation:
c est vraiment lamentable... |
|
#5
| |||
| |||
|
Si ce préfet s'appelait Fabien...est ce qu'il aurait été poussé à démissioner aussi?
|
|
#6
| |||
| |||
|
Tous ces peut-être sont intéressants, mais c'est à la justice de dire ce qui est légitime ou pas. Toute personne qui ne paie pas ses pensions alimentaires est mise en examen, et tout préfet mis en examen a toujours quitté ses fonctions. Fabien ou pas. Voudriez-vous que l'on traite M. Dermouche autrement ? Pour quelles raisons ? Raciales, religieuses ?... Je ne vois pas ce qu'il peut y avoir de raciste à traiter un préfet comme les autres préfets. C'est la Loi. Dura lex, sed lex. Penser que tout ce qui nous arrive est le fait de notre origine (même un PV pour excès de vitesse, une remarque si on fume dans le métro...) est une attitude raciste. Il faut arrêter de tout lire avec les lunettes des origines, car beaucoup de Français, eux, les ont retirées. Faisons comme eux, et ils nous comprendront mieux. |
|
#7
| |||
| |||
| Citation:
les journalistes en parlent...si ils s appelaient fabien comme tu dis, ils n en feraient pas un article... |