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#1
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- J'étais plutôt enclin à penser que le tam tam organisé autour de l'état de santé d'un pape balbutiant était agaçant et j'étais d'avis qu'il y a longtemps qu'il devrait avoir l'humilité de passer la main. Puis, entendant tous ses partisans se réjouir de tant d'effort "spirituel", de l'exemplarité de sa "souffrance" et se précipiter dans des litanies de prières pour soutenir le souffle de ce vieillard, je me pose des questions et je pense avoir tout faux. Finalement pour la communauté chrétienne ( pas toute ) qui le soutient, sa capacité à gouverner n'a pas d'importance, seul l'entretien du mythe compte. Car enfin à partir du moment où quelqu'un a décidé de croire en Dieu sans se préoccuper d'un raisonnement logique sur les faits comme l'athée l'applique dans sa démarche, tout bascule à propos des arguments et le mythe prend une toute autre ampleur en entrainant les sentiments ( bien humains eux ) généreux, organisateurs d'une sorte d'idolatrie qui n'a plus de limites. Ce mythe devient alors un moyen d'existence et la nécessaire expression du but de la vie. Ce phénoméne n'est pas que religieux et ce que nous appelons le charisme de certains hommes politiques et la séduction du Star systéme ( quand on voit 50000 personnes hurler avec 1 "pauvre type (e)" gesticulant autour d'une guitare ) indique que notre comportement se fait davantage avec le coeur qu'avec l'intelligence. Et si nous avions davantage besoin du coeur plutôt que de l'intelligence, c'est bien la quetion. Et c'est bien cela qui fait la faiblesse des réalistes athées qui n'arrivent pas à mobiliser les coeurs sur une perspective simplement logique. Pour ceux-ci, le succés planétaire de leur démarche n'est pas pour demain. |