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#1
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En exclusivité pour Left Hook : un entretien avec un vétéran d’ Irak opposé à la guerre Jim Talib, Personnel Paramédical des Armées de Troisième Classe (Fleet Marine Force/parachutiste), il répond à Derek Seidman, Dans le Grand Soir Quelques extraits "...Quel genre de choses, sur lesquelles on garde le silence, vous a-t-on ordonné de faire ? Dites-nous ce que vous voudriez que les gens sachent, les choses qui se sont passées, les événements dont vous avez été le témoin, les ordres que l’on vous a donnés, et parlez-nous de la situation là-bas en général. Ca a été une expérience éprouvante et compliquée, certains jours pires que d’autres. En tant que brancardier j’ai pu éviter de nombreuses situations que mes camarades marines soit adoraient, soit ne refusaient pas. J’ai été témoin de la détention de civils et des mauvais traitements qui leur ont été infligés ; plusieurs fois des membres de mon bataillon on tiré sur des civils, mais ça ne devrait vraiment surprendre personne après la couverture médiatique détaillée sur Abou Graïb et les récentes incursions dans Falloujah. Quelques uns de ces actes ont fait l’objet d’enquêtes mais la plupart du temps personne ne s’en est inquiété. Les affaires de ce genre étaient tellement répandues, bien que pas toujours aussi sensationnelles et moins bien documentées que les sévices perpétrés à Abou Graïb. Un jour, alors que j’amenais un détenu à la prison, le gradé chargé des interrogatoires nous a dit de ne plus les amener. " Descendez-les " a-t-il dit. J’étais soufflé. Je n’arrivais pas à croire qu’il ait vraiment dit ça. Il ne plaisantait pas, il nous donnait une directive. Quelques jours plus tard, un groupe de Humvees est passé devant l’emplacement d’une de nos mitrailleuses, il y avait deux Irakiens morts attachés aux capots comme du gibier. Un des corps avait le crâne ouvert et de la cervelle avait commencé à frire sur le capot du véhicule. C’était un spectacle horrible, digne du Moyen Âge. Tellement de choses que j’ai vues semblaient dépasser les bornes, j’ai été témoin de très peu de respect envers les vivants, de presque aucun envers les morts et presque personne n’avait de comptes à rendre. -Pouvez-vous décrire Falloujah ? Comment la guerre et l’occupation ont-elles affecté la ville ? Qu’y avez-vous vu ? Mon unité n’a pas pénétré dans la ville même au cours de la brève offensive qui a été lancée au printemps après que les deux agents de sécurité états-uniens aient été pendus au pont, nous avons opéré dans les faubourgs et dans les villages situés au sud et à l’est de la ville. En dehors de cette brève incursion, peu de soldats E-U entraient dans la ville, qui était considérée comme une zone " rouge " à éviter, jusqu’aux incursions du mois dernier. Ce que j’ai vu aux environs de la ville ressemblait beaucoup à ce que j’avais imaginé : une pauvreté extrême et une infrastructure dévastée incapable de subvenir aux besoins élémentaires de la plupart des gens. La dévastation dont j’ai été témoin était due en majeure partie aux raids états-uniens pendant la Première Guerre du Golfe et aux sanctions qui ont suivi cette dernière. Celles-ci ont duré une décennie et pendant cette période il y avait toujours des bombardements aériens. Parmi les installations qui avaient été touchées dans les années 1990 se trouvaient des centrales électriques, des écoles et des stations d’épuration des eaux qui ne constituaient pas des cibles légitimes ; la population irakienne souffre toujours des conséquences de ces actes. pour lire la totalité de l'interview: Interview |
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#2
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Cet interview confirme ce qu'on savait déjà sur les massacres abominables faites aux civils irakiens (enfants,femmes ,vieillards etc..) par les envahissaures américains. Certains viennent nous dire dans les forums que les américains ont apporté la démocratie en Irak. Les éléctions fantômes et les violences quotidiennes sont la preuve de cet échec. Citation:
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#3
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ceci montre une fois de plus la cruauté de l'armée et le pouvoir américain. comme si ça ne suffisait pas que le peuple irakien meurt de faim et vive dans des conditions indignes de tout etre humain. quel avenir pour l'humanité quand une patrie devaste un pays et que le monde entier reste impassible, immobile? un avenir noir s'offre à nous, noir comme les yeux du peuple irakien qui n'ont plus de larmes à force de pleurer, noir comme le coeur de ces soldats qui commettent leurs infamies, noir comme les mains qui ont torturé et tué.... :cry: :cry: |