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#1
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| Connaissez vous des livres sympa d'auteurs marocains ? J'attends vos suggestions ! |
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| Salam Lalla, le fond de la jarre d'Abdellatif Laabi est une petite merveille. Bonne lecture. Difkoum. |
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#3
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| Merci pour ce titre !! Moi j'ai lu dernièrement "Ni fleurs Ni couronnes" de Souad Bahéchar. Ci joint le 4ème de couverture et un petit extrait pour te donner une idée : *** 4ème de couverture *** Quand Madame Chouhayri meurt, les quinze familles du hameau des Mramda s’accaparent la terre que l’étrangère leur a pourtant achetée un prix élevé par le passé. Pour donner bonne conscience à sa com-munauté, Lemriss prénomme Chouhayra sa troisième fille née à la place du fils tant espéré, que la tribu charge inconsciemment de la faute collective. Devenue une sorte de victime expiatoire pour ses parents et les vil-lageois superstitieux, l’enfant grandit igno-rée et rejetée par tous, en compagnie des bêtes et des pins de la colline qui surplom-be la mer. Seul l’instituteur, Si Zoubeyr, cherche à l’extraire de son état de sauva-geonne en décidant de lui apprendre à lire et à écrire. Chouhayra devient une belle jeune fille solitaire en même temps qu’une lectrice passionnée. Mais sa découverte de la sexualité avec le jeune berger Hachem attire sur elle la colère des Mramda. Suppliciée par les femmes de la tribu, elle s’enfuit avec Hachem vers la cité voisine. Dès lors s’ex-prime une volonté farouche de vivre et de découvrir le monde. Fluide et élégant, le récit retrace les vingt premières années d’une héroïne consciente de ses désirs, déterminée à se forger sa propre identité en affrontant l’absence, la privation et l’exclu-sion. *** Extrait *** Couchée dans le boyau confortable et chaud, sa tête menue émergeant de la paille, Chouhayra rêvait, observait, méditait et jouait. Allongée tantôt sur le dos, tantôt sur le ventre, elle tournait et retournait la colline avec elle, riant de voir les étoiles plonger dans la mer, les troupeaux marcher sur la tête et l’âne monter sur son cavalier. Combien déri-soires lui paraissaient alors les jeux des enfants qu’elle n’avait pas pu partager et le sentiment d’envie qui l’avait tourmentée pendant des années... Les paysans la croyaient sourde et muette parce qu’ils ne l’avaient jamais enten-due parler. Ils ne se cachaient plus d’elle. C’était assez, leur semblait-il, de la surveiller de loin. Chouhayra était devenue un élément du paysage. On ne lui faisait aucun mal, mais on ne lui parlait pas, on ne l’approchait pas. Dans son pailler, la fillette dénombrait les étoiles du soir et les astres du matin. Pour se divertir, elle subtilisait entre les pattes des sca-rabées les boulettes de bouse dorée. En guise de parure, elle enfilait sur ses bras nus les peaux diaphanes abandonnées par les serpents après la mue. Au fond de son gîte, elle s’endormait d’un sommeil de lézard et sans doute aurait-elle fini par devenir un pur animal si l’insti-tuteur n’était intervenu. Un beau matin, Si Zoubeyr s’arrêta au pied de la meule, la prit par la main et la conduisit à l’école. Elle avait huit ans. (p. 29) |
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#4
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| Coucou, Essaie "un ménage à trois" de Bahae Trablessi! Bonne lecture! ;-) |
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#5
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| Moi aussi j'ai lu "Ni fleurs ni couronnes" et franchement j'ai adoré !! Sinon y'a tous les livres de Tahar Ben Jelloun qui sont sympa !! |
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#6
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| Bravo Lalla, tu m'as donné envie de lire ce bouquin. Ce soir, je fais un tour à la librairie près de chez moi. Connais-tu Paul Smaïl ? Marocain d'origine. J'ai lu "Vivre me tue" dont voici LA PRESENTATION DE L'EDITEUR : "Beauté berbère, disait avec les yeux de l'amour Myriam. Mais on ne me la fait pas. Et à un patron moins encore. Les pires sont les directeurs de ressources humaines. Ils vous repèrent tout de suite, ils vous flairent comme des chiens dressés à le faire, ils ont l'oeil. Je ne suis pas une ressource humaine, j'ai trop sale gueule. C'est tout vu." Pour crier sa rage, Paul pourrait choisir la violence mais, nourri de littérature, c'est vers les mots qu'il se tourne, parce que seuls les mots peuvent le sauver de la haine. Jour après jour, il noircit les pages d'un carnet, et raconte Myriam, sa princesse juive, Daniel, le frère qui vit si mal sa condition de beur, les petits boulots, en attendant. En attendant quoi ? Interdit d'avenir, il choisit finalement de partir, pour conjurer le sort et aussi parce que Conrad, Melville, Stevenson lui ont soufflé que le salut était peut-être dans l'aventure ... Véritable phénomène de librairie dès sa parution en 1997, ce récit à la première personne du racisme français ordinaire a fait couler beaucoup d'encre. Dans une langue forte, lyrique parfois, juste toujours, il ne laisse personne indifférent. Difkoum. |
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#7
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| (le passe simple) Par Driss Chraibi |
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#8
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| Pour "le passé simple" déjà lu et j'ai bien aimé ! Merci quand même :-) |
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| Tags |
| auteur, culture, littérature, livre, marocaine |
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