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#1
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| Encore un qui continue à croire en la sincerité des ONG mondiales, j'aimerai bien voir cette ONG (FIDH) écrire un rapport sur les droits des Iraqiens (femmes enfants vieux jeunes...) Bref, ton rapport est vieux, en 2001 vers le mois de juin le Maroc a voté une loi pour reconnaitre et prendre en charge ces mères celibataires et leurs enfants, renseigne toi! ;-) :-) |
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#3
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| Dans le pays du jeune roi Mohamed VI, une mère célibataire reste une prostituée. Au Maroc, la loi les condamne à deux à six mois de prison, les familles les renient et la société les rejette. Sans emploi ni logement, elles n’ont d’autre alternative que d’abandonner leur enfant et de vivre dans la rue, ce qui les conduit souvent à se prostituer. Le recensement de ces jeunes femmes est impossible mais le phénomène est de société et leur portrait épouse de multiples profils. Si beaucoup sont de crédules petites bonnes venues des campagnes, elles peuvent aussi être étudiantes ou travailler dans une usine quelconque. Le géniteur peut être le patron ou son fils, un homme accueillant rencontré un jour d'errance, mais aussi "l'amour de leur vie". Toutes n'ont pas cru à une fallacieuse promesse de mariage. Mais toutes subissent le rejet du père, affrontent le "qu'est-ce qui prouve que c'est le mien" contre lequel elles ne peuvent rien. Souvent, elles ingurgitent les mille mixtures des avortements traditionnels. Parfois, elles pensent au suicide. Et elles finissent par vivre seules une grossesse qu'elles cachent à leur entourage à coup de mensonges et de vêtements amples. Puis viendra le temps de l'accouchement, la peur de l'hôpital où les policiers peuvent venir les arrêter. Depuis quelques années, le voile se lève sur ce qui a longtemps été "le" tabou marocain et le tissu associatif se structure. Dans le quartier huppé de la Route d'Azzemour, l'Institution Nationale de Solidarité Avec les Femmes en détresse (Insaf) accueille des mamans à leur sortie de l'hôpital. Fondée en 1999 par une chef d'entreprise produisant des articles de bureaux, Meriem Othmani, la structure ne fait pas dans le caritatif mais dans l'efficace : "l'objectif principal est de lutter contre l'abandon" explique la wonder woman au look impeccable et au regard profondément humaniste. Ce matin de décembre, Khatima, assistante sociale, a fait la tournée des six maternités de Casablanca: "aujourd'hui, j'ai vu 18 mères célibataires. Une seule répondait aux critères : pas d'abandon, pas de récidive, pas de troubles psychologiques car on veut des mères qui peuvent s'en sortir…". Depuis quelques temps, elle pénètre les bidonvilles, partant à la rencontre des "matrones", ces accoucheuses familiales. Une entreprise délicate car la hchouma - mélange de honte et de pudeur - sévit et "les gens nous accusent de valoriser la prostitution", soupire la jeune fille. Dans la maison de l'Insaf, les filles déposent leur enfant à la pouponnière pour suivre une formation en couture, broderie ou cuisine. Le soir venu, elles réintègrent leur foyer. Au dernier étage d'un immeuble, une terrasse dessert une cuisine et deux petites chambres où s'entassent quatre ou cinq lits. "Ni petits rideaux aux fenêtres, ni jolis tableaux aux murs" commente, un brin provocatrice, Meriem Othmani, avant de poursuivre plus sérieusement, "ces conditions sont les mêmes que celles qu'elles trouveront ensuite". Dès que les jeunes femmes auront suivi la formation minimale, Insaf les aidera à trouver un travail. C'est là qu'Ibtissan entre en scène pour "les placer chez des particuliers comme femme de ménage pour un salaire jamais inférieur à 1000 dirhams par mois, ou dans des entreprises. C'est la meilleure solution car on obtient des SMIG* que dans 40% des cas". Parfois, avant un "vrai travail", elles passeront par l'Association Solidarité Féminine (ASF), structure qui les aidera deux ans. A l'autre bout de la ville, quartier Palmier, l'ambiance est différente. Deux restaurants, des kiosques, du service à domicile… Pour se financer, ASF multiplie les activités autour de la restauration. Le lieu est une véritable ruche. La cuisine est en effervescence le matin. A midi, pendant que quelques-unes foncent dans les kiosques installés à l'entrée des hôpitaux pour vendre quelques plats, d'autres s'activent au rez-de-chaussée pour servir les clients. A deux heures, tout doit être rangé car c'est là que se feront les ateliers de formation et d'alphabétisation. Rythme frénétique et immuable à l'exception du jeudi où l'après-midi est consacrée à préparer les gargantuesques couscous du vendredi. Dans le jardin, autour d'une table débordante de légumes, les filles pèlent, râpent, coupent, en riant et papotant. Sur ce bruyant petit monde, Khadija règne avec une tendre autorité. Rigoler oui,lambiner non. "Entre celles qui n'ont pas envie de travailler, la nouvelle que l'on veut bizuter, celles qui, davantage éduquées que les autres, se prétendent exemptées de courses ou de ménage... Il faut surveiller, rappeler les règles, identiques pour toutes". Etre mère célibataire est parfois le seul dénominateur commun de ces filles aux histoires et aux tempéraments différents. Il leur faut cependant vivre ensemble, respecter règles et emploi du temps difficiles. Levées à 6 heures, elles déposent leur enfant à la garderie du rezde-chaussée, entament une journée qui ne se terminera pas avant 19 ou 20 heures, avant de retourner passer leur soirée dans une petite chambre qu'elles partagent à trois. Le tout pour quelques 250 dirhams par semaine. Tous les travailleurs sociaux le répètent à l'envie : la réussite, c'est la réconciliation familiale. Certaines filles taisent tout ; d'autres avouent et sont répudiées ; d’autres encore voient leurs familles exiger le lourd tribu de l'abandon. Si les travailleurs sociaux obtiennent quelques résultats, toutes les démarches n'aboutissent pas. "Alors que j'étais en train de parler avec la tante d'une fille, le père a déboulé, m'a insultée et foutue dehors" se rappelle Soumeya, assistante sociale à ASF. “La fille m'attendait dans la voiture, elle est sortie et a brandi son bébé en disant "tu es grand-père que tu le veuilles ou non". C'était un échec mais c'était dit et c'est déjà un soulagement. Autre cheval de bataille : la reconnaissance de l'enfant par le père. L'aventure est autrement plus difficile. "Elles retrouvent toutes les yeux ou le menton du père dans leur enfant, persuadées que ressemblance vaut reconnaissance. Malheureusement, certains ne daignent même pas jeter un œil sur le bébé qu'on leur présente" introduit Soumeya. Car l'homme marocain use sans complexe du joker "c'est pas moi". Une carte qu'Aïcha EchChenna, présidente d'ASF, entend bien lui ôter. Le dernier combat de la dame se nomme ADN : "Il faut que cela devienne un outil entre les mains du juge". Mais la militante a le sens de la nuance : "même certains hommes pâtissent de cette situation, coincés entre un enfant qu'ils voudraient reconnaître et une famille qui pose son veto". "Ces enfants grandissent dans la haine et n'ont que ça à donner. Ils ont des comportements violents, reproduisent ce qu'ils ont vécu" prévient Aïcha "Il ne faut pas seulement créer des orphelinats ou des structures pour s'occuper d’eux. Il faut changer les mentalités, humaniser le Maroc". Depuis 1999, 450 jeunes femmes sont passées par Insaf, plus de 200 à ASF pour la seule ville de Casablanca. Combien d'autres font et refont des enfants sans père, tombent dans la prostitution ? Le travail de titan mené par les associations reste une goutte d'eau dans un océan où le désespoir reste le plus souvent roi. Angélique SCHALLER Agence Reportages *ndlr : SMIG : Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti : environ 1800 dh/mois en 2001 (8,78 dh/heure) |
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#4
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| je retiens cette phrase .. << Il faut changer les mentalités, humaniser le Maroc >> ils auraient voté des lois en 2001 :-? .. cherchez l'erreur... Si seulement ils appliquainet les lois existantes..reconnaissance de paternités, pensions alimentaires prelevées à la source .. Il s'agit bien de changer les mentalités et HUMANISER les hommes et les femmes ... qui ne verraient plus en ces filles des prostituées, (n'est ce pas ce que font certains sur ce forum) ou des sous êtres à pousser dans la culpabilité ... pour une vie... |
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#5
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| Pour ceux qui l'ont lu correctement et surtout pour ceux qui n'ont fait que de le parcourir : -Date du rapport : Mars-Avril 2002 ;-) |
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#6
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| Citation:
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#7
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| hicham, je t'assure que j'ai lu il y a au moins 1an et demi un article sur maroc hebdo, comme quoi une loi est votée la dessus :-) mais je te promet de te faire voir l'article :-) :-) |
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