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#1
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| Témoignage. "Moi, ex-condamné à mort …" Le prince héritier Abdullah, à l'ouverture de la conférence anti-terroriste (AFP) Le sergent Farid Belmejdoub n’a pas pris part au coup d’État de Skhirat. Mais l’acharnement de l’appareil policier et judiciaire l’a voué au couloir de la mort. Récit d’un cauchemar vieux de 34 ans. Quand la condamnation à mort a été prononcée, les pensées de Farid ont vacillé, la terre a tourné autour de lui. "J'étais à demi inconscient, j’avais l’impression d’entendre la prière des morts et je crus que ceux qui la disaient procédaient à mon enterrement. C'était sinistre". Puis ce fut le trou noir, une sorte de coma profond dû au choc de la nouvelle. Farid Belmejdoub n’a finalement pas été exécuté, du moins pas au sens physique du terme mais 34 ans après ce cauchemar, il n’arrive pas à oublier. Il n’arrive d’autant pas à oublier que pour accepter son dossier, les gens de l’IER lui ont demandé de faire le tour des lieux, des personnes qui peuvent témoigner de son calvaire, de retrouver la trace de son séjour dans le sinistre itinéraire. "Il m’est difficile de reconstituer le fil des événements avec précision. Transporté d’un lieu de détention à l’autre, jeté des semaines durant dans le noir, j’ai perdu la notion de temps". Normal. Le jeune et fringant sous-officier de l’époque a eu droit à la totale : disparition forcée, détention arbitraire et tortures en tous genres pour avouer un crime imaginaire. Car le seul crime du jeune sous-officier de l’époque, ce fut de se trouver au mauvais moment, au mauvais endroit, en face de la mauvaise personne. Le mauvais moment, c’était de rentrer de permission le 10 août 1971, le jour même de la tentative de coup d’Etat de Skhirat. Le mauvais endroit, c’était la gare de Fès squattée par la police qui recherchait les mutins. Et la mauvaise personne, c’était le commissaire Lhaj Lamarti. Muté par mesure disciplinaire à Fès après avoir eu des démêlés avec l’oncle de Farid à Sidi Kacem, le commissaire, plutôt rancunier, n’a pas hésité un seul instant à faire embarquer le jeune sergent. Ce qui n’arrangeait pas les choses c’est que le jeune garçon, un athlète accompli, plutôt beau gosse, semblait avoir l’arrogance des fils de riches à qui tout sourit et à qui tout réussit. Le tour des centres de détention Placé de force dans l’armée par un papa, riche propriétaire terrien, mais plutôt conservateur, Farid ne savait pas que ce retour de permission était en fait un ticket pour l’enfer. Même si, lui, faisait la bringue pendant que ses camarades de promo faisaient le coup de feu à Skhirat, il ne sera pas épargné. En attendant le 24 mars 1972, date de sa condamnation à mort (pour rien), il aura droit à un traitement exceptionnellement avilissant. Tazmamart, c’était du gâteau par rapport à ce qui l’attendait. La descente aux enfers allait se faire en plusieurs étapes. Chaque étape avec son lot de souffrances physiques, psychologiques et morales. Prisons officielles, centres de détention secrète, officines des services, sans oublier la fameuse salle de cinéma de la DGSN où il a eu à répondre aux officiers de la DST Française chargés de sous-traiter les mutins. Pourquoi tant d’acharnement contre un sergent visiblement innocent ? Dans l’esprit (dérangé) des tortionnaires, quelqu’un qui n’avouait pas, qui ne donnait pas le nom de ses chefs était extrêmement dangereux et devait avoir droit à un traitement spécial. Alors qu’en réalité le pauvre bougre n’avait tout simplement rien à avouer puisqu’il n’avait pas été mis au parfum par les putschistes et n’était pas, par conséquent, au courant des desseins de Mhammed Ababou et de sa bande. Un détail avait pourtant contribué à l’enfoncer. En janvier 1971, il y avait eu la première tentative d’assassinat de Hassan II à El Hajeb, épisode que l’histoire n’a pas retenu. En effet, Ababou et ses complices avaient tout préparé. Le roi qui devait assister à des manœuvres militaires dans les montagnes surplombant la bourgade devait être tué par les officiers à l’instant même où les armes tonneraient sur le champ de tir. Or, au dernier moment, alors que les manœuvres étaient déjà bien avancées, le roi, alerté, va s’enfuir précipitamment à bord d’un hélicoptère de l’armée. Malheureusement, parmi les commandos qui effectuaient les manœuvres, le commando d’élite no 5 était piloté par le sergent-chef Farid Belmejdoub. Or, tous ses compagnons, ayant faire leurs preuves à El Hajeb, avaient été recrutés pour Skhirat. Le fait qu’il fasse l’exception, personne n’a voulu le croire. Après son arrestation, le jeune sous-officier à la décapotable rouge a fini par récolter le must en la matière. La tristement célèbre prison de Aïn Kaddous de Fès constitue la première halte vers l’inconnu. Ici, ce sont les propres matons qui sont chargés d’appliquer aux prisonniers les bonnes vieilles méthodes, notamment le supplice de la bouteille et le perroquet. Dans les cellules surpeuplées, la chaleur était insoutenable, intolérable. L'énervement gagnait les prisonniers. "Pour ma part, assoiffé comme tous, je léchais au petit matin les bords en acier de la porte, là où la sueur, s'étant distillée, formait une sorte de rosée. Ma langue était pleine de saletés mais j'avais l’impression d'avoir ingurgité un peu d'eau". Les évanouissements se multipliaient. Alors les prisonniers se passaient, à bout de bras, le compagnon de cellule pour le faire respirer à la lucarne, particulièrement surélevée. Ensuite un tour de rôle fut organisé pour que chacun vienne respirer de temps à autre. Quelques jours après, garrotté comme une bête, Farid va être transporté avec d’autres prisonniers à Rabat, dans une caserne de la gendarmerie. Au menu, des séances de bastonnades subies sur un terrain de football. "Je ne me rappelle plus de la dernière partie du voyage, je l'ai vécue inconsciemment. Toutefois, après être passé par une ville, qui devait être Khémisset, je me réveillais pour être de nouveau tabassé par le chauffeur qui s’arrêtait souvent pour soulager sa vessie". Après la gendarmerie, c’est le camp de la Brigade légère de sécurité, l’actuel camp Moulay Ismail qui fut transformé en cité dortoir pour les jeunes étudiantes. "Chaque jour, au même moment, des gardiens nous faisaient sortir en courant, nous comptaient au passage, avant de nous mettre un bandeau sur les yeux, nous menottaient les pieds et les mains et nous jetaient dans les coffres de voitures deux par deux. Bien avant l’aube, nous étions, je le pense, conduits, au bord de l’océan. Tout au moins il y avait des petits rochers au bas desquels couraient de grosses vagues. Voir cette eau, sans pouvoir l'atteindre, accentuait encore non seulement ma terrible soif mais grossissait ma terreur d’être noyé comme un rat ou balancé du haut des rochers dans le plus simple appareil". Les coups fusaient de partout, Farid devait dire ce qu’il savait. Les questions étaient à la limite de l’absurde. Il devait donner le nom de l’officier qui avait jeté le prince héritier sidi Mohammed dans la piscine à Skhirat. Alors que les flics savaient pertinemment que le pauvre bougre avait été officiellement arrêté au retour de sa permission et que par conséquent il n’avait pas assisté au coup d’État. Autre grief qui revenait souvent dans les interrogatoires : "Comment se fait-il qu’un garçon de bonne famille, riche et instruit, ayant décroché son BEPC en 1963, s’était enrôlé dans l’armée avec le grade de sous-officier ?" Quatrième destination, la prison centrale de Kénitra. Par petits groupes, les arrivants se dirigeaient vers une grande salle. "Nous y sommes allés, nous aussi, vers l'inconnu...". Vers un procès ubuesque, où il sera jeté dans le couloir de la mort. Sauvé par la folie ? "À ma descente de l’estafette de la police, j’ai reconnu mon ex-instructeur, un certain Cherti qui s’occupe, aux dernières nouvelles, de la direction du centre sportif du Kawkab de Marrakech. Quand je lui ai demandé de prévenir ma famille, il m’a répondu cyniquement : “À quoi ça sert puisque tu ne les reverras plus”". Après le jour où Oufkir est venu voir Akka, l’un des principaux putschistes, les prisonniers eurent désormais droit à une sortie hebdomadaire d’une heure pour profiter du soleil. "Quelques jours après, quand un gardien, un grand gaillard qui devait friser la cinquantaine, me sauta dessus, je sus qu’il était rentré pour tenter de me violer. Alors, malgré ma faiblesse, je ne sais pas comment je suis arrivé à le cogner, à le mordre, le griffer. La rage m’étouffait tellement que je ne sentais plus mes dents se casser contre ses os, j’ai failli le tuer. Dans l’après-midi, je suis convoqué dans le bureau du directeur, le redoutable colonel Bouazza. Dès que je me présentai devant lui, les bras menottés, il me dit me fixant droit dans les yeux “enlève le pantalon !” J’ai senti le sol se dérober sous mes pieds. Ayant compris que je n’allais pas me laisser faire encore une fois, il me couvrit d’insultes, les unes plus obscènes que les autres. Le gardien qui me ramena à ma cellule me donna une tape sur le dos en me promettant une bonne rigolade pour le lendemain". En fait de rigolade, le jeune prisonnier allait avoir l’honneur de passer la journée dans le "tombeau". Véritable supplice de tantale, l’opération consistait à mettre le prisonnier dans un trou creusé spécialement pour l'opération dans la cour de la prison, dans un endroit particulièrement ensoleillé. Le prisonnier était placé tout nu dans la fosse avec de la confiture sur les parties sensibles de son corps, les quatre membres immobilisés par des cordes attachées à des pieux. Les insectes de tout poil se chargeaient du reste. C’était l’horreur au quotidien, des lieux et des hommes qui vous déniaient toute espèce d’humanité. Une sensation d’être abandonné de tous, doublée d’un profond sentiment d’injustice. Avec la condamnation à mort, le mince espoir de sortir vivant de cet enfer s’étant estompé, Farid n’avait plus qu’à sombrer allègrement dans la folie. Après tout, des prisonniers devenaient bien fous par la faim, la soif et les tortures. "Plus tard, quand j’ai tenté de me suicider, on m’a enfermé à l’infirmerie avec une camisole de force portée en permanence pendant des mois". Cette brève incursion dans la folie a-t-elle sauvé Farid du peloton d’exécution ? Qui sait ? En tout cas, quelques mois après, on vient lui annoncer qu’il allait passer quelques jours dans une prison normale avant d’être libéré. "Quand le bus nous débarqua dans une sorte de cour, nous entendîmes quelqu’un demander : Où sommes-nous ? À la prison de Témara ! J’avoue que je n’ai jamais ressenti autant de soulagement à rentrer dans une vraie prison, avec de véritables prisonniers fussent-ils des criminels ! Et bizarrement comme dans les mauvais films de série B, la seule chose qui me vint à l’esprit à ce moment là, ce fut le refrain d’une chanson célèbre de l’époque “Nous avons toute la vie pour nous amuser, nous avons toute la mort pour nous reposer”". |
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| Après ça peut-on encore croire en l'homme... |
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| Et pour ceux qui ne sauraient pas ce que veut dire l'IER,en l'occurence Instance Equité et Réconciliation voici un petit article tiré lui aussi de Telquel: Sauf imprévu, les premières audiences publiques des victimes des années de plomb seront diffusées fin décembre sur l’une des deux chaînes publiques. Une lourde et complexe machine médiatique se met en branle. Tout le monde croise les doigts. En attendant l’état, les victimes des années de plomb se réconcilient avec leurs écrans. Les même qui, jusqu’à un récent passé, leur étaient bannis car accessibles aux gens simples. à un petit peuple spontané, impulsif, émotionnel et pas forcément au courant de la chose "droit de l’hommiste". Il y a quelques jours encore, une caméra éventrait un petit secret d’état en faisant sauter le cadenas du centre d’Agdz. Quelques jours plus tard, des responsables de l’IER évoquaient, en live, des noms et des lieux qu’on croyait maudits, et donc interdits. Jeudi, dans la soirée, une équipe de 2M rendait visite à la famille Ben Barka et pour la première fois, Ghita, épouse de l’opposant défunt, parlait de son mari et de son combat. Presque simultanément, une bande annonce sur la première chaîne annonçait la diffusion vendredi d’une émission spéciale sur la toute fraîche chaîne régionale de Laâyoune. Le nouveau-né de Dar Lbrihi fait déjà parler de lui. Vendredi soir, en décrochage dans la zone sud où la chaîne émet, un Sahraoui, ancien détenu de Qalaât M'gouna, racontera ses malheurs et livrera un témoignage, fort et vrai, en hassani et en arabe classique. Des initiatives spontanées, si l’on en croit leurs auteurs. Elles n’ont pas attendu de feu vert ni répondu à une commande toute faite. "Tout est une question de courage éditorial et de bon timing. Il faut savoir pousser les portes au bon moment", explique ce journaliste de 2M. Même à Laâyoune, habituel territoire d’exception en matière de liberté d’expression, Laghdaf Eddah, directeur de la chaîne de télé régionale affirme "agir en toute liberté". Son interview de l’ex-bagnard sahraoui passe en intégralité sans que personne, sinon lui, ne valide aucune image. "Le contexte général s’y prête. Il y a une occasion à saisir. Le débat enclenché autour du passé rend toutes les parties (médias et victimes) disponibles pour collaborer", explique le patron de la chaîne du Sud. "Il ne faut pas se tromper cependant, fait noter un observateur averti. Toutes ces initiatives, à quelques exceptions près, ne sont pas des premières. Ben Barka est déjà passé sur 2M à la fin des années 90, et des reportages sur et autour des bagnes secrets ont été tournés il y a plus de cinq ans. Le fait est qu’aujourd’hui, il y a une concentration dans le temps et un contexte qui nous font oublier le chemin parcouru depuis plusieurs années", poursuit-il. Des auditions en décembre Dans les couloirs de l’IER, cette frénésie médiatique fait sourire. Le gros est encore à venir. "Nous nous sommes mis à l’ouvrage depuis les premiers jours de l’installation de l’instance, surtout en nous taisant. Aujourd’hui, nous arrivons à un carrefour, celui des auditions publiques", note ce membre de l’IER. Les premières se tiendront au courant décembre, "juste avant les fêtes", à Rabat. Des rencontres élargies qui rassembleront, en plus des victimes des exactions du passé, des responsables de l’état, des hommes politiques, des représentants associatifs, etc. Des récits ininterrompus de personnes et de groupes qui ont souffert, à un moment ou à un autre, de 1956 à 1999, d’exactions, de tortures et de sévices divers. Une lourde machine donc, qui devra se déplacer dans les quatre coins du pays, recueillir une vérité de première main et la partager avec le plus grand nombre. Notamment à travers la retransmission radio et télé. Normalement, les deux chaînes de télévision et les 10 stations régionales devront y être associés. Problème, on ne sait pas encore lesquels, ni dans quel ordre cela va se faire. Y aura-t-il du direct ? "Certainement, mais aussi du différé. Certains produits, comme les débats et les tables rondes, doivent être traités télévisuellement", explique ce responsable de la programmation à la première chaîne. à terme, l’intégralité des enregistrements sera mise en ligne sur le site Web de l’IER. Jamal Eddine Naji, consultant en communication à l’IER ne se fait pas d’illusions. "Ce sera difficile, c’est évident. La chose est un précédent, autant pour l’instance que pour les médias. D’autres expériences de justice transitionnelle ont d’ailleurs préféré faire sans radio ni télévision". Aujourd’hui, même avant le lancement des auditions publiques, c’est à une véritable course à la "vérité" que se livrent les deux supposés partenaires. Une récréation de liberté d’expression sur les ondes publiques qui a ouvert l’appétit des rédactions. Sous l’œil bienveillant et jusque là passif des centres de pouvoir. "Tout le monde semble dépassé. On ne sait pas où on va. On laisse faire, on observe la réaction de la société et on attend", analyse un spécialiste en communication. Quel message, finalement ? Attendre quoi, et jusqu’à quand ? La fin de la mission de l’IER en avril ? Tout cela ne serait donc qu’une embellie conjoncturelle, destinée à accompagner le travail de l’instance et à le rendre plus visible ? "Non, tranche Salah El Ouadie, membre de l’IER. D’abord parce que les acquis en matière de liberté d’expression ne sont pas ceux de l’instance mais de tous ceux qui se sont battus pour cette cause. C’est à eux de les préserver et aux responsables de l’état de comprendre que l’évolution est nécessaire". "Rien n’est jamais acquis de toute façon. Il faut empêcher le retour en arrière, sans cesse capitaliser sur l’acquis et avancer. La dynamique de ces derniers mois a maintenant au moins servi à banaliser le droit à la parole pour une communauté jusqu'à hier, bannie et cachée", ajoute Naji. Banalisation, le mot fait peur. D’accord pour banaliser le passage des victimes sur les ondes publiques (cela est même souhaitable), mais "gare au risque de la banalisation du discours sur les exactions et la déperdition du message", s’alarme un enseignant en stratégie de communication. Face au flot de témoignages et de "vérités", quel message gardera, au final, le simple téléspectateur ? Arrivera-t-il à dépasser le cadre fascinant de la première télévisuelle, à voir, à travers les témoignages et les émissions, autre chose que le côté divertissant de la chose ? Le risque existe, reconnaissent plusieurs membres de l’IER. "On fait ce qui relève de notre responsabilité. Aux autres de bien faire leur travail également", explique El Ouadie. "Il y aura certainement des mécanismes, des garde-fous, une réécriture des manuels, etc. Du moins, nous l’espérons, mais rien n’est plus fort ni plus durable qu’une conscience civique et citoyenne", note un responsable associatif. Comme le résume si bien Jamal Eddine Naji, "c’est la responsabilité de tous de transformer l’essai et de rester vigilants". De gagner sur notre histoire. |
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#4
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| Mettre le peuple devant ça télé, et lui faire croire que la justice vient d'en haut. Si le pouvoir se cherche une bonne conscience, pourquoi ne pas abolir la peine de mort? |
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#5
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| Si tu es de ceux qui voient le verre à moitié vide moi je le vois à moitié pleins,on s'en fout de ce que tu peux penser ces gens là mérite une reconnaissance même hypocrite,et je préfère de loins que l'on raconte leur calvaire pour le souvenir plutot que de pinailler sans aucuns résultats.Au moins ça a le mérite de faire connaître des gens comme Farid Belmejdoub,sans ça tu serais encore là à nous souler avec Serfaty. |
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#6
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| La peine de mort est toujours en vigueur à ce que je saches. et ce cas peut se répeter pour almenter vos petits d'histoires. La télé-réalité non merci. |
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#7
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| Si elle te dérange à ce point cette peine de mort,fais quelque chose de concret va faire un sitting devant le tribunal spécial à Rabat.Des paroles ces beaux,mais ça reste des paroles... |
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#8
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| Ils ont de la torture de qualité au maroc pour pas cher..... |
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#9
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| Témoignage choquant mais malheureusement beaucoup d'autre on subi la mm torture c'est vraiment dégueulasse il est beau le maroc et les gens qui le gouvernais aussi |
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#10
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