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dimanche 20 mars 2005, 12h33 Liban: des partisans du Hezbollah pour la première fois devant la tombe de Hariri agrandir la photo BEYROUTH (AFP) - Des milliers de partisans du Hezbollah chiite se sont rendus pour la première fois devant la tombe, dans le centre de Beyrouth, de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, assassiné le 14 février, pour lui rendre hommage, a constaté un journaliste de l'AFP. Le rassemblement en deux épisodes organisé par le Hezbollah, qui bénéficie de l'appui de Damas et de Téhéran, autour de la tombe de Hariri, a débuté avec l'arrivée des membres des familles de 1.800 "martyrs" tombés dans le combat contre l'occupation israélienne du Liban sud, qui a pris fin en mai 2000. Des centaines de femmes en tchador, d'hommes et d'adolscents, portant des drapeaux libanais, ont prié avant de déposer une couronne et un grand drapeau libanais composé avec des fleurs sur la tombe de Hariri, érigée près d'une mosquée jouxtant la place des Martyrs. "Nous venons nous recueillir devant la tombe du martyr du Liban, celui qui a protégé la Résistance (Hezbollah) (...) nous venons renouveler notre engagement pour le Liban auquel tu as cru, la patrie de tous", a dit un porte-parole des familles. La manifestation de "fidélité" du Hezbollah à Hariri, la première du genre sur le lieu d'un sit-in permanent de l'opposition anti-syrienne, a pris de l'ampleur avec la venue en grand nombre des scouts de "l'Imam Mehdi", le 12e imam des chiites. Quelque 3.000 scouts précédés par une fanfare et arborant des drapeaux libanais et des portraits de leur chef cheikh Hassan Nasrallah et de Rafic Hariri, ont défilé en ordre avant de se rassembler et de se recueillir devant la sépulture. La foule a observé une minute de silence puis récité des versets du Coran. "Nous venons exprimer notre tristesse et notre douleur à un symbole de la reconstruction et de la libération et dire que nous voulons que les assassins soient démasqués", a dit d'une voix ferme une petite fille. La fanfare a enfin joué l'hymne national, dont les paroles ont été reprises en choeur, et la sonnerie aux morts. Jusqu'à présent, seuls les partisans de l'opposition anti-syrienne occupaient, depuis le 14 février, la place des Martyrs, qu'ils ont symboliquement rebaptisée "place de la Liberté". Des opposants, qui campent près de la tombe du député sunnite assassiné, pour réclamer la vérité, ont observé dans le calme le défilé des partisans du parti intégriste chiite. Ces manifestations sont le fruit de concertations entreprises par cheikh Nasrallah et la députée Bahia Hariri, soeur de Rafic Hariri. La famille Hariri et les ténors de l'opposition réclament une commission internationale pour enquêter sur l'assassinat et réclament la démission des six chefs de services de sécurité et du procureur dont la responsabilité est montrée du doigt. Quant à cheikh Nasrallah, tout en demandant que la vérité soit faite, il a affiché sa préférence pour une commission arabe et ne s'est pas clairement prononcé pour le limogeage des responsables accusés par l'opposition. |
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