Les nazis n’ont pas déporté les Noirs


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Vieux 21/03/2005, 15h33
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Les nazis n’ont pas déporté les Noirs

Etonnant ouvrage que Noirs dans les camps nazis. Dans la déferlante qui a accompagné les commémorations, celui-ci se détache singulièrement par le large écho qu’il a reçu.
Or, dépourvu d’introduction et de conclusion, on ignore à la fois quel est le point de départ de l’auteur et les leçons de ses recherches. Il faudrait donc s’en référer au titre pour en connaître l’objet. Mais des Noirs dans les camps nazis, il n’est que peu question. Moins du tiers de l’ouvrage aborde cette question ; la majeure partie est consacrée à tout autre chose (génocide des Hereros, crimes coloniaux, violence nazie). Et parmi les points portants sur les camps, peu de chose, en fait.

Ainsi, le chapitre consacré au "kapo noir" d’Auschwitz compte cinq pages, dont une seule a trait à cet homme. Pour le reste, il s’agit de rappel de généralités sur le fonctionnement du camp et la révolte du Sonderkommando, transformé en "réseau de résistance". Et lorsque l’on regarde l’origine de ce témoignage, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un fils de rescapé d’Auschwitz ayant rapporté les souvenirs de son père. Or le passage est rédigé à la première personne, laissant supposer qu’il s’agit d’un témoignage direct.

La méthode est bien peu historienne, et l’ensemble bâti sur ce modèle : des faits parfois sans rapport, accolés et largement délayés, un tissu d’anecdotes, voire de rumeurs, glanées ici et là, sans souci scientifique : pas la moindre statistique ni référence d’archives. Tout est au premier degré, à la première personne, à l’esbroufe. L’auteur, Serge Bilé, préfère assener des faits trop spectaculaires, extraordinaires. Le problème est qu’ils se révèlent le plus souvent faux ou approximatifs.

En témoigne l’improbable chapitre sur le génocide des Here-ros, que nous connaissons bien. Contrairement à ce qu’il affirme, l’expression "camp de concentration" n’a pas été créée dans la colonie allemande sud-africaine (l’actuelle Namibie), mais six ans plus tôt, à Cuba (1896). Lors du génocide des Hereros, Heinrich Goering n’était plus gouverneur de la colonie depuis quatorze ans. Ils ne furent pas tatoués, mais bien obligés de porter autour du cou un collier immatriculé. On pourrait multiplier les exemples d’erreurs, comme la confusion entre Rudolf Hess, second d’Hitler, et Rudolf Hœss, commandant d’Auschwitz.

Le génocide herero ne méritait pas ces exagérations. La réalité suffit amplement : il fut bien le premier génocide du siècle. C’est en Namibie qu’on créa les premiers camps de travaux forcés, là que furent effectuées les premières "études" raciales sur les bâtards et les jumeaux. Eh oui, les Noirs furent persécutés dans le Grand Reich. Oui, ils furent victimes de la violence nazie. A elle seule, la politique nazie de stérilisation forcée mériterait un ouvrage. Mais, s’agissant de la thèse principale du livre, l’historien se doit de l’infirmer complètement. Les Noirs ne furent pas déportés en raison de leur couleur dans les camps nazis, ni même l’objet d’une attention particulière des nazis. Les lois de Nuremberg ne s’adressent qu’aux juifs.

S’il en fallait une seule preuve, il suffit de rappeler que les nazis ne leur consacrèrent pas un triangle de couleur, contrairement aux juifs (jaune), tziganes (brun), droits communs (vert), "asociaux" (noir), témoins de Jéhovah (violet), homosexuels (rose) ou résistants (rouge). Ils ne procédèrent à aucune rafle ni déportation de populations noires des territoires occupés.

Il y eut bien des Noirs dans les camps nazis, mais arrêtés pour diverses raisons : résistants, victimes de représailles ou même... juifs. Mais le IIIe Reich n’a pas eu de plan de déportation des Noirs d’Europe. Rappelons que l’écrasante majorité des juifs fut exterminée hors des camps de concentration : près de 1,3 million tombèrent sous les balles des Einsatz-gruppen, 2,7 millions dans les chambres à gaz des quatre centres d’extermination installés en Pologne (comme Treblinka) et des deux camps mixtes (extermination et concentration) de Birkenau (Auschwitz) et Majdanek. Seuls les Tziganes partagèrent en partie ce sort.

Cette spécificité du destin des juifs explique l’extraordinaire accueil réservé au livre de Bilé. En mettant l’accent sur les Noirs dans les camps, a-t-on cru trouver l’occasion d’en terminer enfin avec l’insupportable face-à-face judéo-européen ? Et notre propos s’inscrirait-il dans ce que certains appellent - à tort - la "concurrence des victimes", au détriment des Noirs ? Certes non. Mais que dire, sinon qu’une belle occasion a été gâchée ?

La "question noire", à l’instar de la question dite "juive", hante, à juste titre, les conscien-ces européennes. C’est en Afrique qu’eurent lieu le premier et le dernier génocide du XXe siècle (Namibie 1904, Rwanda 1994). D’Afrique que partirent, dans le cadre des traites "orientales" et atlantique, près de 32 millions d’humains pour ne plus revenir. En France, l’évocation de ces persécutions reste encore très faible. Mais pourquoi s’en référer à l’horreur nazie pour que les victimes noires trouvent enfin leur place dans le champ médiatique ? Cinq siècles de persécutions suffisent, nul besoin d’exagérer une histoire aussi tragique.

Joël Kotek est professeur de sciences politiques à l’Université libre de Bruxelles.
Tal Bruttmann est historien.
Odile Morisseau est professeur d’histoire-géographie au lycée Henri-IV à Paris.

Source : www.lemonde.fr

(tiré de algerie-dz.com)
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  #2  
Vieux 21/03/2005, 19h32
 
Date d'inscription: mars 2005
Messages: 305
Par défaut Les nazis n’ont pas déporté les Noirs, par Joël Kotek, Tal Bruttmann et Odile Morisseau

kabyloo bonjour.

J'ai bien lu cet article et je trouve les propos de ces "écrivains", ceux que j'appelle "révi-sionistes", comme réellement scandaleux.

Comme je m'interresse à l'histoire de la seconde guerre mondiale, j'étais au courant de ces déportés oubliés. Je me suis donc permis une escapade sur internet, et voici quelques documents trés interessants que j'ai regroupé et que je vous propose.

"Il n'y a pas meilleur façon de donner raison aux nazis que de nier, adoucir, passer sous silence, omettre les violences, tortures, déportations, exterminations contre les non aryens, parmi lesquels les Noirs, parents pauvres de la mémoire collective dite universelle.

Les premiers Noirs "neger" déportés étaient allemands et issus des colonies allemandes d'Afrique (Namibie, Togo, Cameroun, Tanganika).Ils ont été la PREMIERE CIBLE de la discrimination nazie.

Ces 24 000 afro-allemands ont, dés l'arrivée d'hitler au pouvoir, vu leurs passeports retirés, les étudiants ont été exclus des cours. Les hommes et les enfants métis (nés aussi d'unions contractées par des tirailleurs Sénégalais avec des allemandes lors de l'occupation de la Rhénanie par l'armée Française), ont SYSTEMATIQUEMENT ETE STERILISES.

D'autres ont été arrétés et déportés soit parce qu'ils étaient résistants, soit parce qu'ils étaient communistes.

Husen était du nombre. Soldat dans l'armée coloniale au Tanganika ,ses faits d'armes lui valurent une décoration. Venu à Berlin il s'y maria et fonda une famille.Aprés l'arrivée de hitler au pouvoir, les lois de nuremberg interdirent les mariages mixtes. Husen arrété, jugé, fut déporté dans le camp d'oranienburg-sachsenhausen, ouvert dés 1933. Il n'en revint jamais.

Erika N'Gando, une jeune Camerounaise de 35 ans, fut aussi déportée à Ravensbruck.Elle souffrait énormement du froid, des humiliations, de l'extreme pénibilité des travaux rappelle une déportée revenue des camps.

Le chanteur john Williams d'origine Ivoirienne, passa son adolescence en France. En avril 1944 il fut accusé d'un sabotage dans l'usine de Montluçon ou il était ouvrier. Il fut déporté au camp de Neuengamme, prés d'hambourg. Il avait 22 ans. Employé comme mécanicien de précision dans le camp , il stupéfie ses geoliers par la couleur de sa peau (ils la touchaient fréquemment pour voir si elle ne déteignait pas !) mais aussi et surtout par ses compétences.
Comment le représentant d'une race "inférieure" parvenait-il à lire un plan et à assimiler sans difficultés des données techniques, complexes?
Il fit face aux privations, aux conditions de travail extremement dures, au froid, avec une dizaine de camarades Antillais et Africains et naturellement avec de nombreux métropolitains.

Des milliers de Congolais, Equato-guinéens, Camerounais, Ivoiriens,Antillais, Haitiens se retrouvèrent dans l'horreur concentrationnaire de Neuengamme, Ravensbruck, Dora, et de Dachau avec des histoires personnelles, diverses et quelque fois extraordinaires. La barbarie et la souffrance humaines étant leur lourd lot commun.

ENTRE 10 000 et 30 000 NOIRS SONT MORTS DANS LES CAMPS.

Ces histoires personnelles font partie intégrante du crime contre l'humanité perpétré par le régime hitlerien. La mémoire collective occidentale mais aussi Africaine et mondiale a complétement occulté ce plan de la barbarie négrophobe.

Tout se passe comme s'il devait exister une discrimination négative au sein de la communauté des victimes du nazisme et des barbaries humaines.
Histoire révisée, humanité méconnue, crimes niés.
L'horreur dans les camps était la même pour tout le monde. Mais les Noirs étaient considérés comme "les sous-hommes des sous-hommes", entre le singe et le juif. Aux yeux des nazis c'étaient des bêtes."

"Des historiens ont établi l'existence du GENOCIDE des HEREROS en Namibie par le colonisateur allemand en 1904.
Le premier gouverneur de Namibie, Heinrich Goering, organisa la répression des Hereros et la construction des camps. Il est le père du futur ministre de la criminelle luftwaffe et bras-droit d'hitler: Hermann Goering.

Il y avait aussi un "docteur" du nom de Hoegen Fisher, qui a mené des expériences "médicales" sur les internés des camps de Namibie. Lorsqu'il est rentré à Berlin, fisher a eu comme assistant joseph Mengele (l'archange de la mort), lequel deviendra plus tard le bourreau d'Auschwitz."


PIERRE PRECHE ET SERGE BILIE






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  #3  
Vieux 25/03/2005, 02h30
 
Date d'inscription: mars 2005
Messages: 7
Par défaut Les nazis n’ont pas déporté les Noirs, par Joël Kotek, Tal Bruttmann et Odile Morisseau

Tu as en partie raison, le nazis préféraient masacré les troupes françaises noires lorsqu'elles tombaient entre leurs sales mains brunes. Mais n'oublions pas le grand mufti de Jérusalem, reçu comme un allié par l'oncle Adolph
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