| |||||||
![]() |
| | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
#1
| ||||
| ||||
| BOMBAY (AFP) - Des défenseurs des droits des malades ont appelé lundi les députés indiens à modifier un projet de loi sur les brevets qui pourrait interdire la production de copies bon marché de médicaments déjà connus, les génériques, et menace, selon eux, des millions de malades du sida dans le monde. Des organisations représentant des malades en Asie, en Afrique ou en Amérique latine ont appelé le Parlement à changer considérablement le projet de loi en discussion depuis vendredi, lors d'une conférence de presse à Bombay où sont basées de nombreuses firmes pharmaceutiques. agrandir la photo "Nous ne sommes pas contre les brevets mais nous sommes contre le projet indien qui, dans sa forme actuelle, va au-delà de ce qui est requis par l'Adpic", les accords de l'Organisation mondiale du Commerce sur la propriété intellectuelle, a déclaré Anand Grover, responsable de l'ONG Affordable Medicines and Treatment Campaign. "L'Adpic et de nombreux comités indiens ont dit que les brevets s'appliquaient aux nouvelles molécules seulement. Mais ce projet de loi va au-delà en augmentant l'étendue de l'application du brevet aux nouveaux dosages, combinaisons et formules de médicaments" déjà existants, a expliqué M. Grover. Le projet de loi, s'il est adopté dans sa forme actuelle, interdira aux sociétés indiennes de produire les combinaisons à dose fixe "trois-en-un" des médicaments antirétroviraux (ARV) largement utilisés dans le monde contre le sida, a-t-il poursuivi. Jusqu'à présent les sociétés indiennes ont pu mettre au point des versions bon marché des médicaments brevetés car les lois indiennes protégeaient le procédé de fabrication plus que les médicaments eux-mêmes. En assemblant des molécules d'une manière différente, les firmes pharmaceutiques ont ainsi pu faire des génériques de produits déjà connus. Le projet de loi propose d'introduire les brevets sur ces produits fabriqués après 1995. "Une application des brevets aussi étendue est clairement faite pour favoriser les multinationales", a estimé Ellen T'hoen, de Médecins sans frontières (MSF). Des militants de la lutte contre le cancer ont mis en garde contre une hausse des prix des médicaments une fois brevetés. "Seuls les patients de l'élite pourront se permettre de se (les) fournir", a affirmé Y. K. Sapru de la Indian Cancer Patients Association. Des organisations africaines ont prévenu que le projet de loi, s'il est adopté, risque ainsi d'affecter le traitement de millions de séropositifs ou de malades du sida. Les traitements basés sur des médicaments produits par des sociétés indiennes, comme Ranbaxy et Cipla, coûtent 30 dollars par patient par mois alors que "les produits brevetés peuvent coûter deux à trois fois plus", a dit Tendayi Kureya, représentant du Pan African Treatment Access Movement, un groupe rassemblement plus de 300 ONG luttant pour l'accès aux médicaments bon marché en Afrique. Près des deux-tiers des séropositifs et malades du sida dans le monde vivent en Afrique. Selon les données de l'Onusida, en 2004, plus de trois millions d'Africains ont été contaminés et, dans le même temps, 2,3 millions sont morts du sida. Sur 700.000 malades du sida traités par antirétroviraux (ARV) dans les pays en développement, la moitié reçoivent des médicaments génériques indiens, selon MSF. Des députés de l'opposition indienne avaient protesté vendredi contre le projet de loi qui, selon eux, va augmenter le prix des médicaments et mettre les compagnies pharmaceutiques indiennes à la merci des multinationales. Les responsables indiens ont défendu le texte en expliquant qu'il était nécessaire pour mettre l'Inde en conformité avec les règles de l'OMC. Ils ont aussi affirmé que les personnes séropositives et malades du sida n'en souffriraient pas car les sociétés indiennes pourront continuer de fournir des médicaments aux pays n'ayant pas la capacité d'en fabriquer eux-mêmes. |
|
#2
| ||||
| ||||
|
il serait temps vu le ravage que font la lèpre et autres maladies que la population ne peu s'en déffaire à cause du prix des traitements
|