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#1
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| Longtemps désuet, le sacrement de réconciliation retrouve grâce auprès des croyants, qui ressentent davantage le besoin d'exprimer leur mal-être que leurs fautes. En ce week-end pascal, bonne nouvelle pour les confesseurs. La confession ne sent plus le soufre. Ce sacrement reviendrait en odeur de sainteté chez les catholiques. «Le mauvais souvenir n'existe plus, les nouvelles générations vivent cette pratique sans tensions», affirme Mgr Jean-Yves Nahmias, vicaire général du diocèse de Paris. «Chez les jeunes, on ressent moins cette méfiance que chez les 50-60 ans», note Jacques Arènes, psychanalyste et chargé de cours chez les jésuites du centre Sèvres (1). «Les jeunes générations n'ont plus d'a priori sur ce sacrement. Quand on leur en parle, elles écoutent», confirme Paul Quinson, curé de la paroisse Saint-Denys-du-Saint-Sacrement à Paris. Evolution. Le premier signe tangible de cette conversion remonte aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) organisées à Paris en 1997. Jean-Marie Lustiger, alors archevêque de la capitale, s'était dit impressionné par le «nombre de ceux qui demandèrent [la confession]». Les années suivantes, le regain se confirme, mais surtout lors des grands rassemblements : JMJ (Journées mondiales de la jeunesse), pèlerinages, Journées du pardon à Paris... (lire ci-contre). Si la confession fait moins peur, c'est qu'elle a évolué, comme la société : terminé le catalogue de péchés débité à l'oreille du grand inquisiteur surtout soucieux de contrôler la vie sexuelle de ses ouailles. «La confession retrouve une place, mais différente d'il y a cinquante ans, poursuit le psychanalyste. De nos jours, on ne dit plus confession mais sacrement de réconciliation. On ne met plus au centre la question de l'aveu, du rapport coupable à la faute. On cherche plutôt à retrouver la relation avec Dieu. A corriger des comportements, des attitudes, des sentiments qui éloignent de Lui.» Le risque étant que cette évolution soit source de confusion. Jadis, les fidèles portaient le poids de leurs fautes sur leurs épaules et confessaient des péchés dont ils assumaient seuls la responsabilité. Aujourd'hui, ils confessent leur souffrance et leurs difficultés, attendant de Dieu compréhension et mansuétude. Ils «se sentent isolés, abandonnés à la fatalité de la vie», note Philippe Marsset, prêtre de l'église Saint-Pierre-de-Montrouge, à Paris, organisateur des Journées du pardon. D'où les interrogations de certains de ses collègues : «L'église a intégré le besoin de parler qui se manifeste chez les gens, parfois avec des problèmes de frontière : est-ce que l'on est dans un acte thérapeutique ou dans un acte religieux ?», questionne Robert Scholtus, supérieur du séminaire de l'Institut catholique de Paris. «C'est un enrichissement, lui répond le curé. Il ne s'agit pas simplement d'être pardonné mais de comprendre le lien entre le péché que j'ai commis et ce que je dois faire. La confession va bien au-delà de l'aveu.» Non baptisés. En tout cas, la confession semble répondre à un réel besoin. Que les catholiques ne sont pas seuls à ressentir. «Il arrive que des non baptisés frappent à la porte, explique Mgr Nahmias. Il faut bien sûr les recevoir et leur expliquer qu'ils peuvent nous confier telle ou telle chose, mais qu'il ne s'agira pas d'une confession au sens strict.». De même pour les fidèles d'autres religions : «Il m'est arrivé de recevoir des musulmans, continue l'évêque. Certains m'ont dit : "Dans notre religion, le Dieu de miséricorde n'est pas présenté comme cela. A la mosquée, je ne peux pas me confesser, or j'en ressens le besoin".» Ce regain n'est pas encore synonyme de mouvement de masse. «On assiste effectivement à un renouveau, une réappropriation, mais de là à dire que les foules se précipitent... Si évolution il y a, tempère Robert Scholtus, elle est qualitative, pas quantitative.» Paul Quinson confirme : «Il y a une redécouverte de ce sacrement mais il ne faut pas rêver, les gens ne se bousculent pas au portillon pour se confesser.» (1) Auteur avec Nathalie Sarthou-Lajus de la Défaite de la volonté : figures contemporaines du destin (Seuil, 2005) Par Catherine COROLLER samedi 26 mars 2005 (Liberation - 06:00) |
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#2
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les confessionnaux dans les shows de tv reality font des émules jusque dans la religion catho... merci qui ? merci la tv :-D |
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#3
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C'est bien Catholique cette histoire de confession. Nul part dans tous les écrits religieux (et même pas dans le nouveau testament du temps de jesus), il n'est mentionné ce rite. Bien que ce soit codifié actuellement par le Vatican sous le nom "des sept sacrements". J'ai retrouvé quelques informations sur ce sujet. Le mot latin confessio signifie "aveu", et correspond en grec au mot "martyrion" qui se traduit lui-même par témoignage, dans le sens de la profession de foi. La confession témoigne donc d'une démarche à la fois personnelle et communautaire de pardon. C'est à partir du VIIe siècle que les moines irlandais vont encourager cette nouvelle forme de pénitence. Non seulement elle est "tarifiée", mais surtout elle est renouvelable selon la gravité de la faute. Autre évolution : l'aveu se fait maintenant en secret à un prêtre, qui utilise pour se faire un pénitentiel. Ce mode de confession secrète et privée se généralise sur le continent grâce aux missions irlandaises. La confession répondrait donc POUR LES CATHOLIQUES à une fonction de police générale qui est celle de la régulation sociale. |
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#4
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J'ai trouvé l'article que tu as transmis fort intéressant. Je crois que ce qu'il démontre avant tout, c'est la solitude de beaucoup d'êtres humains dans le monde moderne. Quelle solitude doit éprouver un athée ou un musulman pour s'adresser à un prêtre catholique ! Ce n'est évidemment pas un acte religieux mais le besoin de se confier à quelqu'un, quelqu'un qu'il n'a pas trouvé dans son entourage. Mais le titre m'agace : pourquoi les "cathos" et pas les catholiques ? Je ne sais pas si tu le sais, mais Catho a une connotation un peu méprisante et je n'aime pas qu'on emploie des termes méprisants pour les fidèles de quelque religion que ce soit. Ni pour les athées, d'ailleurs. Sans rancune et bien amicalement. :-) :-) :-) |
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#5
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#6
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"catho" c'est pas meprisant, c'est sympa..Les cathos utilisent aussi ce terme :-)
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#7
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Attends je te sors la version du monde... ;-)
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