Précédent   Bladi.net > Catégorie Principale > Forum Général


Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #41  
Vieux 11/04/2005, 23h19
Avatar de mkindy
Monster
 
Date d'inscription: mars 2005
Âge: 26
Messages: 4 896
Entrées dans le blog: 2
Par défaut ÉGYPTE - 97 % des femmes seraient excisées !

Citation:
heal a écrit :
Quant à la circoncision féminine, elle n'est pratiquée ni par tous les musulmans ni par tous les arabes. En effet, une grande partie, pour ne pas dire la majorité des pays du Maghreb, tout comme la Turquie et l'Iran, ignorent cette coutume[18] . On la retrouve par contre chez les chrétiens égyptiens[19] ainsi que chez les juifs éthiopiens (les Falachas)[20] qui, vraisemblablement, continuent à la pratiquer encore aujourd'hui en Israël comme le font les Africains partis en France. Le Soudan (98%), la Somalie (98%) et l'Egypte (75%) figurent parmi les plus grands pays arabes qui la pratiquent. Dans ce dernier pays, 97.5% des familles inéduquées imposent la circoncision à leurs filles, contre 66.2% des familles éduquées[21] . D'autres pays arabes la pratiquent : le Yémen, les Emirats arabes unis, le Bahrain, Qatar, Oman, certaines régions de l'Arabie, la Mauritanie. Elle serait aussi pratiquée par certains musulmans de pays asiatiques comme l'Indonésie, la Malaisie, le Pakistan et l'Inde sous le nom de circoncision sunnah, donc avec une référence à la religion. Mais les données exactes dans ce domaine font défaut. En Afrique, 28 pays la pratiqueraient, dont de nombreuses tribus animistes; elle toucherait environ 75 millions de femmes[22] .
li sources li sources dear heal! :-( :-( 8-)
Réponse avec citation
  #42  
Vieux 11/04/2005, 23h21
heal
 
Date d'inscription: novembre 2004
Messages: 663
Par défaut ÉGYPTE - 97 % des femmes seraient excisées !

Citation:
mkindy a écrit*:
c'est véridique: http://www.unicef.org/egypt/protection_148.html :-x :-x
Voici ce qu'on lit sur le site de l'UNICF

Demographic Health Survey 2003

"The practice of female genital mutilation/cutting (FGM/C) in Egypt dates back more than two thousand years. Today, it is almost universal: an authoritative survey conducted in 2003" showed that 97 per cent of Egyptian women of reproductive age have been subjected to the practice, while 8 out of 10 mothers had either circumcised their daughters or intended to have a daughter circumcised in the future.
Ca confirme bien l'article cité au début de ce fil :-x
Réponse avec citation
  #43  
Vieux 11/04/2005, 23h22
Avatar de fdiwa82
 
Date d'inscription: septembre 2004
Messages: 2 617
Par défaut ÉGYPTE - 97 % des femmes seraient excisées !

Citation:
heal a écrit*:
pour ne pas dire la majorité des pays du Maghreb,
:-? :-o :-o bref...
Réponse avec citation
  #44  
Vieux 11/04/2005, 23h23
Avatar de mkindy
Monster
 
Date d'inscription: mars 2005
Âge: 26
Messages: 4 896
Entrées dans le blog: 2
Par défaut ÉGYPTE - 97 % des femmes seraient excisées !

Citation:
heal a écrit :
Ca confirme bien l'article cité au début de ce fil :-x
Yep! mais tu n'as pas indiqué les sources de ton dernier post, that's all 8-)
Réponse avec citation
  #45  
Vieux 11/04/2005, 23h28
heal
 
Date d'inscription: novembre 2004
Messages: 663
Par défaut ÉGYPTE - 97 % des femmes seraient excisées !

En France : sur le site du GAMS:

Sommaire

Présentation du GAMS

Les Mutilations Génitales Féminines et la santé des femmes et des enfants

Perpétuation de l'excision

Les actions de prévention du GAMS

Les autres pratiques affectant la santé des femmes et des enfants

La législation en France et à l'étranger

Historique du GAMS

Bibliographie

La 5ème Assemblée Générale







Isabelle GILLETTE, sociologue


1 Arguments développés en France pour la perpétuation de l’excision
1.1. Raisons d’ordre coutumier
1.2. Raisons d’ordre religieux
1.3. Raisons d’ordre sociologique
2. Le rôle de la pression sociale
2.1. Domination masculine et soumission des femmes
2.2. Excision et communauté villageoise



1 Arguments développés en France pour la perpétuation de l’excision
Même si l’excision est pratiquée suivant des modalités spécifiques selon les sociétés, même si elle est présente dans des systèmes symboliques et des formations sociales différentes, à partir de l’observation contemporaine de son application, nous pouvons retenir trois grands types d’arguments : coutumiers, religieux et sociologiques.

1.1. Raisons d’ordre coutumier
Interrogés sur les raisons pour lesquelles se perpétue cette pratique, les migrants soudano-sahéliens, originaires de sociétés rurales et d’un faible niveau scolaire, n’ont d’autres arguments que d’invoquer la " coutume ".
" Cela s’est toujours fait, ma mère, ma grand-mère, l’ont fait, donc mes enfants seront excisées ". Cette explication se suffit en soi.
Les personnes invoquant ce type d’argument sont souvent celles dont le discours et les pratiques témoignent d’une plus grande soumission à la pression sociale. Ces migrants ne désirent pas s’intégrer, de peur qu’en acceptant en partie les règles de la société d’accueil, il n’y ait plus de retour possible. Retour qui serait physiquement réalisable, mais socialement inacceptable. De surcroît, il occasionnerait une trop grande souffrance sociale.
Par ailleurs, bien souvent lorsqu’il s’agit des femmes immigrées, les revenus du ménage ne leur permettant pas des voyages fréquents en Afrique, surtout en cas de polygamie, elles n’y retournent qu’après une période assez longue, à savoir de huit à dix ans.
En revanche, leurs maris y retournent plus souvent et surtout plus régulièrement, soit tous les deux à trois ans. Toutefois, ces derniers, surtout dans le cas des sociétés Soninké et Toucouleur, ne sont traditionnellement pas informés des rites qui entourent la pratique de l’excision.
Par conséquent, c’est à l’épouse que l’on demande si ses filles ont été " coupées " et non au conjoint. Mais des changements ont pu se produire durant l’absence de ces femmes, changements qui ont pu conduire au recul notable de la pratique de l’excision dans leur société d’origine, donc à la disparition de la nécessité de s’y conformer. Des campagnes nationales de lutte contre cette pratique existent dorénavant dans de nombreux pays africains.
De surcroît, du fait de l’exode rural, beaucoup de familles vivent désormais en ville, et au même titre que l’immigration provoque un phénomène d’acculturation, la vie citadine modifie les conduites.
Autrement dit, les femmes et les hommes africains émigrés vivent souvent dans une espèce de nostalgie de l’Afrique, qui n’est plus tout à fait celle qu’ils ont quittée, ni tout à fait celle qu’ils retrouveront. En fait, leur désir de revendication et d’affirmation d’une identité africaine, en quelque sorte stéréotypée, les conduit à maintenir dans l’immigration des pratiques telles que l’excision, cette dernière étant sans doute amenée à disparaître plus rapidement en Afrique que dans les pays d’émigration comme la France.




1.2. Raisons d’ordre religieux
L’excision, tout comme l’infibulation, est pratiquée par des animistes, des catholiques, des coptes, des juifs, des musulmans, des protestants, dans les pays concernés.
Nombreuses sont les familles qui mettent en avant une prescription religieuse des mutilations génitales féminines. Il n’y a en a aucune. D’ailleurs, il est prouvé que les pratiques mutilatoires ont précédé l’apparition des religions du Livre.
Chez les musulmans notamment, cette coutume a souvent été perpétrée dans la croyance sincère, mais erronée, qu’elle était réclamée par le culte islamique et pratiquée en fonction de cette tradition. Pourtant le Coran ne dit mot de l’excision.

1.3. Raisons d’ordre sociologique
Même s’ils savent que l’excision n’est pas recommandée par le Coran, les migrants africains musulmans invoquent toutefois des " valeurs coraniques " comme la virginité des jeunes filles et la chasteté des épouses pour la perpétuer.
Les hommes, en particulier, voient dans l’excision un moyen de garantir :
- " l’honneur de la famille " : l’excision permettrait de conserver la virginité des jeunes filles jusqu’au mariage, en prévenant le désir sexuel et, par conséquent une expérience sexuelle prénuptiale.
- " l’honneur du mari " : l’excision réduirait le désir sexuel des femmes, qui, frustrées par la polygamie, ne seraient pas tentées d’avoir des relations adultérines.
Pour les femmes, c’est surtout un moyen d’éduquer les filles afin qu’elles restent " sages ", et bien sûr, qu’elles se marient.
En effet, une des raisons les plus fréquemment évoquées par les mères africaines pour justifier l’excision de leur fille est que, non excisée, elle ne trouverait pas à se marier.
Or, en Afrique, le célibat implique l’impossibilité pour une femme d’accéder à la reconnaissance sociale en devenant mère. Dans la majorité des sociétés pratiquant l’excision, le statut de la femme est subordonné au nombre d’enfants qu’elle mettra au monde.
De plus, si les mères africaines sont si attachées à cette notion de mariage, c’est qu’elles font référence au mariage endogame. En effet, ces femmes migrantes vivent toujours dans la perspective " d’un retour au pays ". Elles ne peuvent envisager pour leur fille qu’un mariage avec le mari que la famille lui aura choisi.
Ainsi le fait que leur fille soit scolarisée en France, donc supposée avoir accès à une éducation différente de celle de ses parents, et même dans certains cas qu’elle ne soit jamais allée en Afrique, ne semble pas empêcher les mariages arrangés, voire précoces et forcés, avec un parent (cousin) souvent plus âgé vivant au village.




2. Le rôle de la pression sociale
La communauté d’origine exerce sur les émigrés en France une très forte pression sociale. Elle peut s’exprimer de diverses manières et elle constitue un facteur déterminant de la perpétuation de la pratique de l’excision.

2.1. Domination masculine et soumission des femmes
Une des raisons souvent évoquées par les hommes pour expliquer le maintien de cette pratique est que c’est " une affaire de femmes " et que, de ce fait, ils n’ont pas leur mot à dire.
Les hommes ne veulent pas selon leurs propres paroles " être complices de cette pratique ". " Ce sont les femmes qui décident. " Les femmes disent aux hommes : " C’est mon problème, cela ne te regarde pas ".
Mais si l’on interroge les femmes, on entend dire : " Toutes les femmes sont sous la domination du mari et elles doivent obéir. "
Pourtant il est indéniable qu’en grande majorité, en dépit de leurs affirmation, les hommes sont informés de cette pratique.
En fait, ils contribuent à son maintien, en refusant d’épouser des femmes non excisées.
Ils la perpétuent également en payant les services des exciseuses.
Car comment peut-on imaginer que la majorité des femmes africaines immigrées en France puissent rémunérer les services d’une exciseuse alors qu’elles n’ont pas d’autonomie financière ?
En effet, en général, elles n’ont pas accès à l’argent du ménage, le mari se chargeant des dépenses et du budget.
Toutefois, il est vrai que traditionnellement, en Afrique, dans certaines sociétés, du fait de la différenciation de genre (femme-homme), il était sans doute inconcevable que les hommes puissent intervenir dans le maintien ou le rejet de cette pratique.
En revanche, même pour les personnes les plus convaincues que " c’est l’affaire des femmes ", il ne fait cependant aucun doute que l’homme est à l’origine de cette pratique afin de contrôler la sexualité féminine.
Enfin, en plus de cette " domination ", intégrée par certaines femmes comme normale, il ne faut pas négliger la pression de la communauté villageoise qui s’exerce sur les femmes comme sur les hommes.

2.2. Excision et communauté villageoise
Toutes les personnes qui se sont interrogées sur la réalité et la perpétuation de cette pratique sont arrivées au constat suivant : sans la pression du groupe social d’origine, du groupe de référence, et et plus particulièrement la pression des anciens, la pratique de l’excision aurait sans doute depuis longtemps disparu.
Cette très forte pression sociale exercée par le milieu d’origine s’exprime selon des modes divers. Car partir est une rupture temporaire avec le village en tant qu’unité résidentielle, mais non avec la communauté d’origine que l’on retrouve à Mantes-la-Jolie, aux Mureaux et ailleurs.
Ainsi la pression sociale, le poids de la tradition, des coutumes, qui sont sans doute les arguments les plus récurrents, se traduisent parfois par la peur que les enfants puissent être excisées contre la volonté des parents biologiques, à l’initiative des grands-parents, voire d’un autre membre aîné de la famille, souvent une sœur, restés en Afrique.
Toutefois, suivant l’origine rurale ou urbaine des intéressés, le temps passé en France, le degré d’intégration, le recul vis-à-vis de l’éducation traditionnelle, la soumission à la famille est plus ou moins forte.







Réponse avec citation
  #46  
Vieux 11/04/2005, 23h30
heal
 
Date d'inscription: novembre 2004
Messages: 663
Par défaut ÉGYPTE - 97 % des femmes seraient excisées !

Citation:
mkindy a écrit*:
Citation:
heal a écrit :
Quant à la circoncision féminine, elle n'est pratiquée ni par tous les musulmans ni par tous les arabes. En effet, une grande partie, pour ne pas dire la majorité des pays du Maghreb, tout comme la Turquie et l'Iran, ignorent cette coutume[18] . On la retrouve par contre chez les chrétiens égyptiens[19] ainsi que chez les juifs éthiopiens (les Falachas)[20] qui, vraisemblablement, continuent à la pratiquer encore aujourd'hui en Israël comme le font les Africains partis en France. Le Soudan (98%), la Somalie (98%) et l'Egypte (75%) figurent parmi les plus grands pays arabes qui la pratiquent. Dans ce dernier pays, 97.5% des familles inéduquées imposent la circoncision à leurs filles, contre 66.2% des familles éduquées[21] . D'autres pays arabes la pratiquent : le Yémen, les Emirats arabes unis, le Bahrain, Qatar, Oman, certaines régions de l'Arabie, la Mauritanie. Elle serait aussi pratiquée par certains musulmans de pays asiatiques comme l'Indonésie, la Malaisie, le Pakistan et l'Inde sous le nom de circoncision sunnah, donc avec une référence à la religion. Mais les données exactes dans ce domaine font défaut. En Afrique, 28 pays la pratiqueraient, dont de nombreuses tribus animistes; elle toucherait environ 75 millions de femmes[22] .
li sources li sources dear heal! :-( :-( 8-)
Li voila li sources :

http://www.lemanlake.com/french/islam_excision.htm
Réponse avec citation
  #47  
Vieux 11/04/2005, 23h31
Avatar de incognito
 
Date d'inscription: août 2002
Messages: 14 963
Par défaut ÉGYPTE - 97 % des femmes seraient excisées !

hé bé c'est pas jouissif tt ça ! :-o
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

BB code is oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : non
Le code HTML peut être employé : non
Trackbacks are non
Pingbacks are non
Refbacks are non
Navigation rapide



Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 10h48.


.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35