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| Ca fait longtemps que t'es en Hexagone?, moi je suis à Moscou depuis 1992. Bref le Maârif est toute une culture + histoire. Parole de Kebdanie |
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| Citation:
et je voudrais aussi passer quelques moi en russie. c'est comment la bas ? j'ai toujours reve de visiter la russie. |
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| On parlera en privée, si besoin d'infos pour la Russie. Parole de Kebdanie |
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| Please, ou puis je trouver la suite? |
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| Bref, le problème qui se pose est celui des certificats de séjours et permis de travail, y a pas une liberalisation. Depuis l'arrivée de Poutine tout a regressé. Parole de Kebdanie |
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| www.telquel-online.com Parole de Kebdanie Citation:
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| Citation:
j'en aurais besoin plus tard. merci . ;-) |
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| Il est 21h chez moi et je dois encore passer prendre ma femme de son bureau. Bonne soirée et à demain. Parole de Kebdanie |
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#60
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| Nom : Boualem Prénom : Zakaria Né en 1976 à Guercif Signe particulier : Marocain à tendance paranoïaque Je ne vous l’ai peut-être jamais dit, mais il se trouve que Zakaria Boualem a développé ces derniers temps une véritable passion pour les mots. Il a effectué ces derniers jours une petite recherche sur l’origine de certaines expressions et il tient à en faire profiter les lecteurs de cet estimable magazine : Tberzit : En dialectal, ça veut dire déranger, agacer, perturber. Un moubarzit, c’est un casse-pieds. Il n’a fallu que quelques heures à Zakaria Boualem pour décréter que ce mot était directement dérivé de "parasite", qui, selon Le Petit Robert, est "un organisme animal ou végétal qui vit aux dépens d’un autre". Chez nous, on appelle ça un parent, mais bon. Fort de cette découverte, il a poursuivi ses recherches pour s’attaquer au mot suivant : Tkarfiss : (souffrance). Selon Zakaria Boualem, ce mot a été importé du français par nos valeureux soldats qui défendaient, naguère, le drapeau tricolore. Les gradés français, courageux mais pas bêtes, avaient la sale habitude de placer nos compatriotes en première ligne, face à l’ennemi. Si, par miracle, le soldat marocain revenait vivant, il avait droit à une décoration et sinon, on disait à sa femme qu’il s’était "sacrifié". Les survivants, dont l’ouïe avait été rendue défaillante par les bombardements, ont vite transformé le sacrifice en tkarfiss. La darija marocaine a ainsi gagné un joli mot au prix de quelques soldats. La France, elle, n’a rien perdu dans l’affaire, à part une guerre ou deux et quelques centaines de dirhams par mois comme dédommagement à ces malheureux sacrifiés. Tberguig : (action d’espionner et de commenter les actions d’autrui). Il fut un temps où les Français étaient installés chez nous, comme s’ils étaient chez eux - exactement l’inverse d’aujourd’hui, en fait. De temps en temps, histoire de savoir ce qui se passait dans la tête des Marocains, des "brigades" effectuaient des tournées dans la médina. Très rapidement, l’action de farfouiller est devenue "tbergued" à la sauce marocaine, puis "tberguig". Depuis, les Français ont compris ce qui se passait dans la tête des Marocains et ils ont aussitôt ramassé leurs affaires, non sans avoir légué sur place une activité, le tberguig, qui est devenue un véritable sport national. Zoufri : (voyou, mauvais garçon). Dans certains pays, les ouvriers du bâtiment ont un salaire décent, la sécurité sociale et des gants pour travailler. Chez nous, on ne sait pas pourquoi, ils sont tellement pauvres qu’ils n’ont même pas d’accidents du travail, juste des accidents tout court. Évidemment, ils vivent et dorment sur le chantier, sous des tentes blanches. Évidemment, de temps en temps, ils allument trop fort un poste de radio qui dérange les habitants du coin qui, eux, dorment dans des maisons en dur construites par ces mêmes ouvriers quelques années plus tôt. Ils n’aiment pas trop non plus quand ces ouvriers, histoire de décompresser, décapsulent quelques canettes de bière sous leurs tentes blanches mal insonorisées Les braves gens sont embêtés. Alors, ces braves gens ont décidé que "ouvrier", et donc zoufri, était une insulte, le symbole d’un mode de vie dévoyé. Quand ces mêmes ouvriers ont des enfants (ne demandez pas à Zakaria Boualem comment ils arrivent à avoir des enfants, il n’en sait rien), ceux-ci se font traiter de sales gosses par les braves gens. Les sales gosses sont devenus des "salgote", qui sont d’ailleurs des futurs zoufris. Erradar : Là, Zakaria Boualem (qui vient de se faire confisquer son permis de conduire) a coincé. Il ne voit pas l’origine de ce mot employé par les gendarmes pour désigner un appareil - réel ou virtuel - qui sert à mesurer le pouvoir d’achat d’un conducteur et en déduire s’il faut l’arrêter ou pas. Cet appareil prend en compte l’état du véhicule, la forme du chauffeur, la marque de son portable, etc. Aucun rapport avec "le radar", qui est un appareil utilisé en Europe pour mesurer la vitesse d’un véhicule avec une tolérance de 10 % sur des portions de route munie d’une limitation de vitesse logique. NB : Nous tenons à préciser que les explications qui précèdent n’engagent que Zakaria Boualem et lui seul www.telquel-online.com |
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