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#1
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| Les Etats-Unis ont enregistré en 2004 un déficit commercial record de 617 milliards de dollars. Face à des importations massives, l'automobile, le textile et nombre de secteurs traditionnels voient fondre, depuis dix ans, leurs effectifs et leurs parts de marché L'économie américaine a redémarré depuis deux ans. Dopée par les stimulants monétaires et fiscaux, elle a surmonté la récession de 2001, les attaques du 11-Septembre, l'éclatement de la bulle Internet, deux guerres, les faillites et autres scandales à Wall Street. La croissance est supérieure en moyenne à 4 % depuis juillet 2003 et devrait rester soutenue dans les prochains mois. Pourtant, il reste un secteur qui n'est pas sorti de la crise et continue à perdre des emplois : l'industrie traditionnelle. Pour des raisons parfois différentes, l'automobile, la sidérurgie, la métallurgie, les biens d'équipement (hors technologies de l'information), le plastique, la chimie, le textile, le papier, le meuble, l'électronique grand public, les jouets... apparaissent comme les laissés-pour-compte de l'économie américaine. La désindustrialisation s'accélère, et certaines de ces activités semblent condamnées à disparaître. En dépit d'une conjoncture favorable et de la forte baisse du dollar depuis trois ans, face à l'euro et au yen, l'industrie américaine ne cesse de perdre des parts de marché à l'exportation et aux Etats-Unis même. Le déficit commercial a atteint, en 2004, le niveau record de 617 milliards de dollars (475,6 milliards d'euros). Il est encore plus important pour les seuls biens manufacturés. "Il s'est élevé à 666 milliards de dollars en 2004, contre 547 milliards en 2003 et 483 milliards en 2002. Et nous sommes partis pour plus de 700 milliards à la fin de l'année", estime Michael Evans, économiste en chef de la société American Economics Group. "La différence entre les marchandises exportées et importées est telle aujourd'hui que les exportations doivent croître deux fois plus rapidement que les importations pour maintenir le déficit à un niveau constant", écrit de son côté la banque JP Morgan. Le mal de l'industrie traditionnelle est profond et remonte aux années 1990. Il avait été alors en partie masqué par l'euphorie autour de la nouvelle économie. Depuis une décennie, l'augmentation de la demande de produits manufacturés aux Etats-Unis est satisfaite par les importations, et non par la production nationale. Motifs : les prix, mais aussi la qualité et une meilleure adéquation avec les besoins des consommateurs. "PLUS UN SEUL" La situation se dégrade d'autant plus vite que les industries vieillissantes entrent dans un cercle vicieux. Elles ont des marges faibles ou inexistantes, des coûts élevés notamment en matière de retraite et de couverture médicale pour des salariés dont la moyenne d'âge ne cesse d'augmenter. Elles n'investissent plus et leur productivité stagne. Leur seule chance est d'innover et de fabriquer des produits différents, mais elles n'en ont ni les moyens ni la volonté. " Les gens commencent à se demander s'il y aura encore du travail aux Etats-Unis dans vingt ans. Au cours des quatre dernières années, nous avons perdu près de 3 millions d'emplois industriels", s'emporte le représentant démocrate Peter DeFazio. "Un peu plus de 85 % de nos bicyclettes sont fabriquées en Chine, ajoute-t-il. Les aimants pour nos fameux missiles de croisière viennent en quasi-totalité de ce pays. Et les drapeaux américains ? Depuis le 11 septembre 2001, les entreprises chinoises nous en ont vendu 10 millions ! Les jeans Levi's ? Désolé, il n'y en a plus un seul fabriqué sur le sol américain. Même les consoles de jeux de Microsoft sont fabriquées là-bas." L'économiste Paul Craig Roberts, ex-conseiller du président Ronald Reagan, craint de voir l'économie américaine devenir celle d'un pays en voie de développement vendant des matériaux bruts et achetant des produits finis. "Nous exportons du métal usagé et importons des machines, nous exportons du cuir et importons des chaussures, nous exportons du coton et importons des vêtements", souligne-t-il. L'exemple du textile, secteur qui a perdu 374 000 emplois (soit plus du tiers de ses effectifs industriels) entre 2001 et 2004, est le plus souvent cité. Et il est plus menacé que jamais depuis la fin de l'Accord multifibres qui limitait les importations chinoises, le 31 décembre 2004. Dans l'automobile, la part du marché domestique des trois grands constructeurs nationaux historiques, General Motors, Ford et Chrysler (maintenant contrôlé par Daimler), ne cesse de baisser. Et pourtant, cette industrie est celle qui résiste le mieux. En termes réels, les importations de véhicules ont augmenté de "seulement" 19 % lors des trois dernières années, contre 40 % pour les produits de consommation et 38 % pour les biens d'équipement. "C'EST INÉLUCTABLE" Tout se passe comme si, consciemment ou non, les Etats-Unis renonçaient à leur industrie manufacturière traditionnelle, pour accepter de devenir une économie presque exclusivement de services. L'emploi industriel, hors technologies de l'information, représentait 11 % du total en 1996 et moins de 8 % en 2004. "Dans les prochaines décennies, seuls les emplois industriels de haute technologie survivront, estime M. Evans. Aucun chef d'entreprise n'acceptera de payer 10 dollars ou plus par heure un ouvrier quand le même travail peut être fait à l'étranger pour 1 dollar. C'est inéluctable, quel que soit le niveau du déficit commercial ou du dollar. Nous ne nous en porterons pas forcément plus mal." "Une économie de services a des effets positifs, explique John Mauldin, président de la société de conseil en investissements Millennium Wave Advisors. Les deux dernières récessions ont été les moins sévères de l'histoire. Cela s'explique notamment car l'industrie qui licenciait massivement pendant les crises ne représente plus qu'une faible part de l'activité." Cette même école de pensée considère que le déficit commercial est devenu un instrument inadapté pour juger de la force ou de la faiblesse d'une économie. Quand Apple importe pour des milliards de dollars de baladeurs numériques iPod, il augmente le déficit commercial, mais récupère 90 % des profits liés à la vente de ces machines. Qui représente le plus de valeur ? Apple ou l'usine chinoise qui fabrique les iPod ? Le journaliste et économiste Lou Dobbs, opposant farouche aux délocalisations, ne fait pas le même constat. "Beaucoup s'inquiètent de notre dépendance en matière de pétrole, analyse-t-il. Mais nous le sommes tout autant pour nos vêtements, nos aliments, nos ordinateurs. Les adeptes du libre-échange répondent que nous sommes une économie de technologie. Mais nous ne produisons même plus les composants qui sont le coeur de la technologie." Eric Leser source ici |
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#2
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| Commençons par déduire du PIB des Etats-Unis les dépenses et la production liés à l'occupation de l'Irak, puis la création de valeur boursière, et nous aurons une croissance plus significative. |
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#3
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| ke dire apart vive la chine et l economie chinoise :-) |
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