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| salam enfin un petite aide pour tout ces femmes qui souffrent .......... À SOS Annajda, centre d’écoute et d’orientation juridique pour les femmes victimes de violence, le téléphone sonne pour Najat. C’est sa voix qui rassure, apaise, et propose une défense à celles qui en cherchent : "Les femmes qui appellent sont apeurées, traumatisées. Je cherche avant tout à les mettre en confiance. Elles doivent comprendre qu’ici, personne ne va les juger, mais qu’on cherche plutôt à les protéger ou à leur apprendre à se protéger". Najat Alem prend une dizaine d’appels par jour. Elle ouvre dossiers et fiches techniques, où sont notées toutes les informations nécessaires : nom, prénom, adresse, nombre d’enfants, et type de violence. Et cela va du harcèlement moral au viol ou à l’inceste : "Notre rôle est d’abord de faire comprendre à ces femmes que non, la violence n’est pas normale et qu’être battues n’est pas une fatalité, explique Fatima Outaleb, membre fondateur de l’Union de l’action féminine, association à l’origine du centre. Pendant de longues années, la plupart refusaient de porter plainte contre un mari violent. Aujourd’hui, les choses changent petit à petit et de plus en plus, nous recevons des femmes qui ont compris qu’elles n’ont plus à subir dans le silence. Rien que pour l’année 2003 par exemple, nous avons reçu quelques 1600 cas de violence, dont 60 % sont des cas de violence physique", continue cette enseignante d’anglais qui, il y a une vingtaine d’années, a fait sienne la cause féminine. Depuis 1996, les deux centres SOS Annajda (à Rabat et Casablanca) sont l’un des rares recours des femmes victimes de violence. Conseils et assistance juridique, soins médicaux, soutien psychologique, c’est ce qu’assure gratuitement une équipe d’avocats, de médecins, d’assistantes sociales et de psychologues : "Nous aidons les femmes à entamer une procédure judiciaire, qui, aujourd’hui, grâce à la nouvelle Moudawana, est moins contraignante. Auparavant, une femme maltraitée avait besoin de deux témoins en dehors de sa famille pour prouver la violence conjugale. Maintenant, elle a besoin d’un certificat médical et de photos pour demander le divorce. Et la loi le lui accorde, même si les magistrats sont encore peu coopératifs", précise Fatima Outaleb. Et c’est parce que la procédure pour rendre justice à ces femmes est trop lente qu’il y a deux ans, l’UAF a pensé à passer à l’étape supérieure : "Nous recevions des femmes complètement désespérées, expulsées avec leurs enfants de leur domicile ou fuyant celui-ci devenu un enfer. Des femmes qui n’avaient pas de famille pour les accueillir et risquant de se retrouver à la rue". Ainsi vint l’idée de créer "le centre d’hébergement, de réhabilitation et de réinsertion des femmes victimes de violence et leurs enfants", le premier du genre au Maroc… Nous sommes dans un quartier résidentiel "middle class" de la capitale. Un joli quartier où les villas longent la mer et où il fait bon vivre. C’est là que l’UAF, grâce au financement d’une ONG hollandaise, a acquis une maison pour ses femmes violentées : "Nous avons choisi ce quartier parce qu’il est excentré. Les femmes doivent se sentir en sécurité, car elles craignent leurs maris. Ici, elles sont rassurées parce qu’à part leur famille proche pour certaines et nous, personne ne sait où elles sont", explique la même Fatima Outaleb, également directrice du centre, qui s’improvise guide dans la villa. Au rez-de-chaussée, la salle de séjour, transformée en salle d’alphabétisation et d’informatique, et au premier les quatre chambres à coucher. Dans l’une des pièces, Latéfa est la seule à encore être au lit. Malade, elle raconte, douloureusement son histoire : "Je me suis mariée il y a quatorze ans et ce n’est qu’en arrivant chez mon mari que j’ai découvert qu’il avait déjà une première femme avec laquelle je devais vivre. J’étais devant le fait accompli. Les premiers mois, il s’est vraiment occupé de moi, allant jusqu’à me prendre un appartement pour moi toute seule. Je suis tombée enceinte et les choses ont commencé à se gâter. Il me frappait et venait ensuite me demander pardon. J’avais alors compris que ses parents faisaient tout pour qu’il me répudie. Il m’enfermait à la maison et quand il rentrait, il passait ses nerfs sur moi. Alors que mon fils avait quinze mois, il a fini par me répudier et me chasser de la maison…". Latéfa, un bébé sur les bras et des parents trop pauvres pour la prendre en charge, trouve un travail. Très vite, son ex-mari vient la harceler sur son lieu de travail : "Il me disait que si je ne revenais pas avec lui, il me tuerait et me couperait en morceaux". Latéfa prend alors peur et revient dans l’appartement de l’homme qui venait de la répudier… Quelques semaines plus tard, elle tombe enceinte, une deuxième fois : "Je le suppliais de me reprendre comme épouse légitime, et il me promettait tous les jours de le faire. Un jour, alors que j’étais encore enceinte, il m’a piétiné le ventre". La jeune femme finit par fuir et porter plainte contre son "ex-mari", qui continue de la harceler : "Il n’arrêtait pas de me menacer, même devant le tribunal. J’avais peur et je n’avais pas où aller. Je suis revenue une fois encore avec lui, avec l’espoir qu’on irait devant les adoul et je suis tombée enceinte pour la troisième fois. J’ai ingurgité tout ce qu’on me disait pour me débarrasser de l’enfant. En vain. J’ai vécu de longues années avec cet homme être mariée avec lui. Il arrivait qu’il disparaisse de longues semaines sans nous laisser un dirham. Je me suis remise à travailler pour nourrir mes enfants. Un jour, quand mon dernier fils a eu trois ans, j’ai envoyé mon aîné chez son père, pour chercher de l’argent. Le lendemain, il n’était pas revenu. Quand je suis allé le chercher, son père m’a couverte d’insultes, a pris un bout de métal et a voulu me frapper à la tête. Je me suis protégée de mes deux bras et il a cogné. Je suis tombée dans les pommes et c’est mon fils qui est allé appeler l’ambulance". Latéfa s’en sortira avec les deux bras cassés et trop fragile, elle ne pourra reprendre le travail. C’est alors qu’elle contactera SOS Annajda, qui la prendra en charge dans le nouveau centre. Ici, elle est arrivée à retrouver le goût de vivre et petit à petit, elle n’a plus peur. Ici aussi, elle apprend à lire et à écrire et s’occupe tranquillement de ses enfants : "Mon fils aîné et ma fille vont à l’école, juste à côté. Tout va bien, mais je ne sais pas de quoi demain sera fait". Aujourd’hui, l’affaire est devant le tribunal et l’avocate de SOS Annajda travaille à ce que le père reconnaisse ses deux derniers enfants et verse une pension alimentaire. Au sous-sol, Aïcha est aux cuisines : "Nous ne sommes pas dans une démarche d’assistanat, explique Jalila El Yazidi, l’assistante sociale du centre. Les femmes ne manquent de rien, mais c’est à elles que revient, à tout de rôle, de faire la cuisine, le ménage… Par ailleurs, elles apprennent la pâtisserie avec une spécialiste pour le projet 'traiteur' en cours, qui leur permettra de travailler et d’être autonomes". Aïcha a à peine 15 ans. À l’âge de 13 ans, sa mère la marie de force à un homme plus âgé que son père, alcoolique de surcroît. Mineure, les adoul, complices et corrompus, ont enregistré son acte de mariage et par là-même, un tournant dramatique dans sa vie. Aïcha finira par s’enfuir avec l’aide d’une de ses proches et rejoindra le centre : "Je ne veux plus entendre parler ni de cet homme, ni de ma mère". Elle est au centre depuis plusieurs mois et attend que son divorce soit prononcé. Comme les autres femmes, elle va, tous les jours à l’institut de formation professionnelle, non loin de la villa… Dans le jardin de la villa, des enfants jouent à cache-cache. Comme leurs mères, le centre les prend en charge : "Ils sont là pour une période déterminée, mais nous faisons tout pour qu’ils aient une vie normale, qu’ils poursuivent leur scolarité. Aujourd’hui, 10 femmes, ainsi que leurs 9 enfants, bénéficient de l’aide du centre", souligne Jalila. Avec les enfants, Itto, à peine plus haute qu’eux, sourit. Sa vie, le jour de son mariage, a tourné au drame : "Mon mari vendait tout ce qu’on avait à la maison pour acheter de l’alcool et de la drogue. Il me battait à chaque fois qu’il était ivre. Pire, il ramenait ses amis à la maison et me disait qu’ils nous donneraient de l’argent si j’acceptais de coucher avec eux. Je prenais mon fils et fuyait par la terrasse. ça a duré huit ans". Itto est la plus ancienne locataire du centre. Son affaire traîne au tribunal depuis trois ans déjà, son mari ne répondant jamais aux convocations du juge. Itto baisse la tête et des larmes coulent sur son visage… Se retrouver dans ce centre a été sa chance. Une chance que d’autres n’ont pas eue. Comme cette femme, que son mari a jeté par la fenêtre de leur appartement du quatrième étage, il y a quelques semaines et qui, aujourd’hui, est à l’hôpital, la colonne vertébrale fracturée. Comme cette autre que son mari a battue pendant de longues années et qui a fini morte, empoisonnée, par le même mari. Autant de drames qui rappellent qu’hélas, la réforme de la moudawana n’est pas suffisante. Et que le chemin est encore long. Très long. la source ici |
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et merci pour l'info :-) Ce que je n'arrive pas à comprendre c'est les nombreux détails ou renseignements qui apparaissent dans l'article et qui peuvent aider à localiser la maison. |
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moi aussi ,je me suis pose la meme question que toi :-? |
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| lah yehdik 7ta yedik a lala houda |
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| 3la lah tayehdi hi l7oume9 wela ??? ach tatgouli a drafat bla grafat |
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:-? |
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