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  #1  
Vieux 19/04/2005, 16h14
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http://www.bladi.net/modules/newbb/page-2143-7-0.html
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  #2  
Vieux 19/04/2005, 16h22
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Ce livre est très connu dans le monde arabe . Mais il faudra le lire en arabe pour saisir les subtilités qui se perdent dans la traduction. Ce cheikh pornographe Tunisien est appelé cheikh Mohammed Nafzaoui. Il est rentré dans l'histoire de la littérature par son livre erotique destiné au sultan de l'epoque.

Voici un petit extrait du livre de notre Cheikh Nefzaoui ecrit vers 1510 ! Qu"Allah le recompense et lui ouvre les plaisirs du paradis, Amen :
Il relate dans cet extrait les confidences d'une femme :
"Il caresse mon dos, mon ventre et mon côté;
Il me baise les joues, puis il me suce les lèvres,
Il m’embrasse, m’étreint et me fait rouler sur le lit,Je suis entre ses mains comme un corps sans vie.Chaque partie de ma personne reçoit tour à tour ses mordements, Et il me couvre de baisers de flamme.Lorsqu’il me voit excitée, il vient vite à moi,Il ouvre mes cuisses, il embrasse mon bas-ventre;Il me met son membre dans la main, afin que je le fasse frapper à ma porte Et qu’il arrive dans mon vagin. " Le Jardin Parfumé, de Cheikh Nefzaoui, édition Philippe Picquier

Très vite, la métaphore du jardinet parfumé cède la place aux techniques de la fornication. Il n'est plus question de soigner les fleurs de l'amour, d'arroser la terre du plaisir, mais de positions avantageuses pour l'homme, des quarante noms donnés au sexe de l'homme et des quarante-trois noms du sexe de la femme, et de quelques exercices pratiques pour faire de ce jardin une forêt de plaisir multiplié, renouvelé, et pour préparer le corps de l'homme à un sommeil paisible, bien mérité après avoir pénétré de son membre lubrifié d'huile mélangée aux nombreux parfums le sourire vertical de la femme, mise sur le dos ou sur le ventre en vue de lui assurer une meilleure performance sexuelle.
Il raconte l'histoire de Dahama, une femme qui ne recevait de son mari que des baisers et des caresses. Elle lui dit, sans détour : « Mets de côté les caresses et les baisers. Cela ne suffit pas à l'amour. J'ai besoin d'un membre gonflé et dur qui fera couler dans ma matrice du sperme en abondance. »
Les Arabes aiment les jardins, les espaces plantés d'arbustes et de fleurs. Ils aiment s'y rendre pour la paresse naturelle, pour la villégiature, pour la rencontre et la contem- plation. Ils aiment y étaler des tapis, jouer aux cartes, boire et rêver, dire des poésies, et caresser l'idée qu'après la sieste leur membre ira se fourrer dans l'autre jardin, celui, plus intime, plus mystérieux, de la femme. Dans « les Mille et Une Nuits », ce sont les femmes qui se vengent de l'égoïsme masculin. Elles forniquent avec des esclaves dès que le prince a le dos tourné. Elles prennent leur plaisir dans le péché, dans le risque et le danger. L'homme profite de son pouvoir illusoire pour se venger. « Le Jar- din parfumé » est écrit dans le même esprit : il faut se méfier de la femme, elle est à l'origine de toutes les guerres (!), de tous les malheurs de l'homme, maltraité par l'attrait irrésistible d'un jardinet souvent épilé et enduit de parfums minutieusement préparés. Alors, recommande le cheikh, l'homme de la parole religieuse, l'homme de l'expérience, de se lover dans les délices de ce jardin et de se retirer à temps pour ne pas se faire mordre et se retrouver prisonnier d'une passion destructrice. Au nom de la religion, tout est autorisé, pourvu que la suprématie masculine soit sauve. Il est dit * tout enfant musulman le sait * « La haya'a fi dine » (« Pas de honte en religion »). On peut aborder tou- tes les questions, toutes, surtout celles qui ont trait à la sexualité. C'est tout à fait normal, naturel, puisque cela fait partie de l'éducation du musulman.
Après cela, on se demande pourquoi la condition de la femme est si désastreuse dans le monde arabo-islamique. Entre le jardin des sens et la prairie de la fornication, il est des roses, des fleurs de toutes les couleurs qui s'échappent, fuyant ces métaphores à la limite du ridicule et du supportable. Il est temps de nommer la femme et de laisser le manuel du cheikh bienveillant aux incorrigibles machos qui ont des problèmes avec la notion de virilité et qui seront probablement les premiers à se précipiter à la pharmacie pour se procurer la pilule de l'« érection assurée ».

T. B. J.

Tahar Ben Jelloun, écrivain, a reçu le prix Goncourt en 1987 pour « la Nuit sacrée » (Seuil). Dernier ouvrage paru : « le Racisme expliqué à ma fille » (Seuil, 1998).

Il existe deux traductions du livre de Cheikh Nafzawi, sous deux titres différents : « la Prairie parfumée », traduit par René Khawam (Phébus, 1987), ou « le Jardin parfumé » (Paris-Méditerranée, 1997).
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  #3  
Vieux 19/04/2005, 16h24
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Maghrabiya a écrit*:
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http://www.bladi.net/modules/newbb/page-2143-7-0.html
c'est comme le caftan de paris trop occidentaliser pour satisfair une clientelle avec des fantasie occidentale vis a vis à la charme de la sensualite orientale qu a pourtant moin de relation avec la vrai sensualite de l amour a orientale
;-)
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