Commander une machine par la pensée


Précédent   Bladi.net > Catégorie Principale > Forum Général



Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #1  
Vieux 21/04/2005, 16h13
Non membre
 
Messages: n/a
Par défaut Commander une machine par la pensée

Commander une machine par la pensée

Qui connaît la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ? C’est une maladie génétique rare dont souffrait Lou Gehrig, légende du base-ball. Après douze années de succès au sein de l’équipe des New York Yankees, Gehrig fut contraint de se retirer, affaibli par cette affection qui causait une diminution progressive de son tonus musculaire. Egalement appelée maladie de Charcot, elle touche, en France, quelque huit mille personnes.

http://fusionanomaly.net/stephenhawkingdarkmatter.jpg
le fameux Proffeseur génie de la physique et prix de Nobel Stphan Hawkins malgré sa maladie il continue des donner des cours de physiques


Dans sa forme avancée, la perte de tonicité des muscles devient un handicap très sévère. On ne peut plus prononcer un mot, ni remuer la tête, ni cligner des yeux, ni sourire ; bref, on ne peut plus communiquer.

Victime, à la suite d’un accident de voiture, d’un syndrome similaire, Jean-Dominique Bauby écrivit Le Scaphandre et le papillon (1) en ayant recours à son dernier muscle actif, celui de la paupière gauche. Clignant de l’œil pour acquiescer ou refuser quand on lui proposait une lettre, il réussit à dicter, caractère après caractère, ses « carnets de voyage immobile ». Après la perte de ce muscle ultime, le scaphandre devint opaque, l’enfermement absolu.

Que faire lorsqu’on a perdu tout moyen de communiquer avec l’extérieur ? Des découvertes récentes, dans les domaines de la thérapie, de la technologie et de la cybernétique, vont permettre de fabriquer des prothèses redonnant quelques capacités.

Au cours du dernier siècle, l’exploration des fondements matériels de la pensée a connu des avancées considérables. Il faut savoir que – après presque deux mille ans de recherches sur les traces des premières (et remarquables) découvertes de Galien au IIe siècle après Jésus-Christ – la manière dont la pensée contrôle le geste reste encore inexpliquée (2).

Nous ignorons comment l’on fait pour bouger un bras. Il existe un moment, dans la première enfance, où on l’apprend, par la répétition et l’échec, par l’observation et la concrétisation d’un effort mental imperceptible. Ce que l’on voit, c’est le bras qui bouge. La matérialisation d’un mécanisme mental invisible. Nous nous accordons à dire qu’un acte mental entraîne des gestes moteurs qui peuvent se répéter.

Cette conception a été peu à peu mise à l’épreuve par la recherche directe. Il est possible, par divers moyens, d’observer l’activité des neurones ; et l’on s’aperçoit que certains d’entre eux, isolés ou en groupes, se mettent systématiquement en action face à une large variété de processus cognitifs plus ou moins élaborés.

Déchiffrer ces relations entre les neurones permettrait – comme tout décryptage de code – de s’immiscer à sa guise dans leur dialogue. En partant à la découverte du langage des neurones, et si par la suite nous parvenions à traduire chaque acte en une représentation mentale, nous pourrions alors jouer avec les idées comme nous jouons avec les bras.

Réponse avec citation
  #2  
Vieux 21/04/2005, 16h15
Non membre
 
Messages: n/a
Par défaut Commander une machine par la pensée

Des marionnettes biologiques

Or c’est ce que l’on commence à savoir faire. En stimulant les neurones qui produisent des sensations spécifiques, ou ceux qui dirigent les bras d’un involontaire acteur-spectateur, on peut le transformer en marionnette commandée par l’expérimentateur. A l’autre bout du nerf, on sait aussi brancher, en prise directe sur le cerveau, des implants mécaniques qui seront capables d’interpréter ses ordres. La relation homme-machine peut ainsi commencer à faire abstraction du muscle.

Actuellement, un patient, incapable de bouger un muscle, peut ainsi diriger un clavier d’ordinateur directement avec la pensée (3). D’une absence totale de communication, on passe à une fenêtre sur le monde extérieur.

Ces dernières années, les avancées dans le champ de l’interface machine-cerveau ont été spectaculaires. Plusieurs équipes ont dressé des singes à mouvoir des dispositifs mécaniques par la simple pensée. Au début, le singe bouge son bras en même temps que le bras robotisé, comme s’il ne pouvait dissocier son bras mécanique des siens propres. Un peu plus tard, seule une grimace du visage dénonce l’effort du geste ; puis arrive le moment où, finalement, le singe découvre que sa seule pensée suffit à faire bouger le bras mécanique. Alors, soulagé, il dirige le bras-robot avec la pensée pour, par exemple, cueillir un grain de raisin et le porter à sa bouche (4).

Pour mouvoir un bras (mécanique ou non), un singe – ou toute autre créature – doit entreprendre un geste moteur et en observer la trajectoire pour éventuellement la corriger ou simplement pour savoir où s’arrêter. Prendre conscience qu’il existe une portion du monde (le corps) qu’un individu externe peut commander à son gré constitue une avancée fondamentale dans le développement de l’identité. Dès lors, la possibilité d’une extension en dehors du « corps » offre une palette infinie de changements. Les éventuelles frontières ont déjà été explorées d’une façon ou d’une autre par la littérature et le cinéma. Et beaucoup rêvent d’un réseau d’identités subjectives qui donnerait à chacun la possibilité de ressentir ce que le réseau ressent, non par empathie, ni par l’entremise de gestes, mais par le flux direct d’une sorte de cerveau collectif. Les uns pourront-ils éprouver les sentiments des autres non par association mais comme par expérience propre ?

Ou, perspective moins imaginaire et plus préoccupante, faut-il anticiper une armée de robots-tueurs contrôlée par des chimpanzés tranquillement assis dans leurs cages et récompensés d’un verre de jus de fruits et d’une poignée de raisins secs chaque fois qu’ils détruisent un ennemi ? Des pilotes conduisant à une vitesse invraisemblable puisqu’ils dirigent leur avion chasseur par la pensée ?

Lorsque la technologie se mêle au potentiel de guerre, la géographie et les sources de subventions deviennent importantes. Et si les usines de robots les plus prolifiques se trouvent aux Etats-Unis, leurs concepteurs les plus pointus sont originaires d’endroits très divers de la planète.

A un bout de la chaîne, dans le domaine des puces capables de contrôler des marionnettes biologiques, Sanjiv Talwar, né et ayant fait ses études à Bombay, a conçu à Brooklyn les célèbres rats « robotisés » qui se déplacent dans un labyrinthe en obéissant à ses ordres. La magie de la domestication ne serait pas impressionnante, si ce n’est que les ordres sont transmis par deux câbles implantés dans le cerveau des animaux, qui obéissent systématiquement car un troisième câble stimule des centres qui régulent la sensation de plaisir... Outre la navigation dans un labyrinthe, les rats, sous les ordres électroniques, grimpent aux arbres, sortent sous la pluie, jouent aux équilibristes sur des rails de train ou font toutes sortes de choses qu’un rat normal n’aurait jamais faites.

A l’autre bout de la chaîne, Miguel Nicolelis, Brésilien ayant fait ses études à São Paulo, y retourne, après avoir travaillé en Caroline du Nord, Mecque des interfaces mécaniques. Il cherche à augmenter de façon exponentielle le contrôle direct de dispositifs électroniques en partant de la pensée animale, au point que ses singes semblent considérer le bras électronique comme partie intégrante de leur corps (5). Talwar et Nicolelis ont probablement obtenu deux des exemples les plus impressionnants des interfaces machine-cerveau.

Mais le danger que ces percées technologiques profitent en premier lieu aux applications militaires est bien réel. Les sources des subventions sont très révélatrices. Car ces chercheurs vedettes, tous deux formés à l’école du new-yorkais John Chapin, ont partagé une énorme subvention de 24 millions de dollars du Defense Advanced Research Project Agency (Darpa). Une somme qui représente environ 10 % du budget global de cet organisme (6).

S’il est vrai que l’argent du Darpa sert à subventionner les projets de recherche les plus ambitieux – l’agence avait financé, dans les années 1980, la création d’Internet –, les bénéficiaires de ces subventions savent qu’il s’accompagne d’un processus de vérification permanente, source d’importantes pertes de temps et d’énergie, et qu’il fait naître une certaine suspicion chez une bonne part de leurs collègues. En effet, comme nul ne peut anticiper avec certitude l’usage de ces technologies, il est naturel de se demander ce que signifie l’ampleur de ce soutien venu d’un organisme de défense. Et tandis que bon nombre de chercheurs se demandent s’il faut ou non accepter certaines subventions, les administrations les plus conservatrices (pas seulement aux Etats-Unis) se posent, pour leur part, la question de l’opportunité de tels subsides, ou tout du moins de leurs conditions d’octroi.

Faut-il refuser de travailler avec l’armée, au risque de se voir fustigé comme le fut, en 1968, le mathématicien Steven Smale, titulaire de la médaille Fields – le prix Nobel des mathématiques ? « Cet esprit désinvolte, écrivit alors le ministre de la recherche du président Lyndon Johnson, conduit les mathématiciens à proposer sérieusement que le citoyen payant ses impôts revendique que la recherche mathématique soit subventionnée par les fonds publics des plages de Rio. »

En 1956, Smale avait rencontré, au prestigieux Institut d’études avancées de Princeton, les mathématiciens brésiliens Elon Lima et Mauricio Peixoto, qui l’avaient persuadé de poursuivre ses recherches à Rio. Il avait ensuite fondé, à Copacabana, l’un des piliers des mathématiques modernes, expliquant géométriquement comment le déterminisme peut mener à l’incertitude (7). Quand il n’était pas sur la plage, Smale travaillait à l’Institut de mathématiques pures et appliquées (IMPA), modeste établissement à l’époque et qui, installé dans la paix bucolique d’un îlot vert de Rio depuis 1981, est toujours la preuve qu’il peut exister une institution de haut niveau scientifique et une école de formation de mathématiques pour toute l’Amérique latine.
Réponse avec citation
  #3  
Vieux 21/04/2005, 16h17
Non membre
 
Messages: n/a
Par défaut Commander une machine par la pensée

Vieux titans et futurs despotes
Or, comme dans les années 1960, le conflit actuel entre les Etats-Unis et le reste du monde ne cesse de s’envenimer, engendrant aussi des affrontements dans le milieu académique. Les campus universitaires ne sont plus des bulles isolées du reste des Etats-Unis, et la renaissance d’un tiers-mondisme militant pourrait pousser certains chercheurs à reprendre la route du Sud. C’est le cas de Nicolelis, qui, avec d’autres jeunes Brésiliens installés aux Etats-Unis et en Europe, prépare un retour collectif pour y ouvrir un centre d’études de pointe en neurosciences à Natal. Le projet est soutenu par de nombreuses personnalités scientifiques, dont le Prix Nobel Torsten Wiesel et Bruce Alberts, le président de l’Académie des sciences des Etats-Unis. Il comprendra aussi un futur Institut du cerveau, une école expérimentale et un centre d’interaction psychiatrique. Thérapie, recherche et science partageant un même espace, avec l’objectif commun de mener des travaux différents de ceux décidés dans chaque branche.

Le défi est ambitieux : créer un centre d’études de pointe dans l’une des branches de la science touchant au sens de l’humanité, et dans l’une des régions les plus pauvres d’un pays pauvre. De plus, des chercheurs latino-américains célèbres, de retour au bercail, fondent leur propre « fief » et ne sont pas intégrés à l’appareil existant, où des dinosaures défendent leur terrain contre toute velléité de changement. Il reste à espérer que nous ne soyons pas en présence d’une nouvelle édition du cycle éternel entre Zeus et Cronos, dans lequel les vieux titans sont destitués par de futurs despotes.

Les avancées des neurosciences peuvent être révolutionnaires et ne devraient avoir pour autre dessein que de visualiser les états mentaux pour pouvoir les décrypter, les élaborer, les exprimer. Nous pourrons peut-être alors façonner nos idées, explorer les frontières inconnues de l’âme, et nous serons, souhaitons-le, beaucoup plus libres.

Les découvertes sur les neurones laissent entrevoir de nouvelles interactions entre l’homme et la machine : l’utilisation d’un clavier d’ordinateur sans recours aux muscles fait déjà l’objet d’expériences concluantes. Pour éviter un détournement de ces travaux par des institutions militaires, des scientifiques brésiliens reconnus internationalement veulent retourner dans leur pays pour créer un centre de recherche en neurosciences. Une première dans un pays du Sud.

Mariano Sigman pour le Monde déplomatique
Réponse avec citation
  #4  
Vieux 21/04/2005, 16h19
tourterelle
Non membre
 
Messages: n/a
Par défaut Commander une machine par la pensée

et après on se plaint nous qui avons la santée la force, tout nos membres, et toute notre tete...

lhamdouliLah ladi 3afana!

Réponse avec citation
  #5  
Vieux 21/04/2005, 16h27
Non membre
 
Messages: n/a
Par défaut Commander une machine par la pensée

Citation:
tourterelle a écrit*:
et après on se plaint nous qui avons la santée la force, tout nos membres, et toute notre tete...

lhamdouliLah ladi 3afana!

exactement chere Tourterelle tu sais pour moi la vrai personalite scientifique de tous ce siecele c est pas Einstein mais Stphan Hawkins pour deux raison :

- Car il étais le seul scientifique de haut niveaux prix nobel qui essaier à travres son livre à la porte de tout le monde de expliquer la physique dans tous sa complixite par une simplicite magique qui explique d ailleur le suces de son livre dans je conseile a chaqu un de le lire

- en suite surtous pour sa force et sa volente macha Allah même s il handicape il a monterer au monde entier que un handicape il faut pas le souestimer car certes handicaper physique mais pas mentales et le mentale peux bien continuer de faire son travaile il faut juste lui donner une chance .. et lui il est proffeseur et l un des meilleur universitee au monde et il continue a nos jour de enseinger


http://www.hawking.org.uk/about/images/stephenh6.jpg

Bravo Hawkins je suis qq1 qui t'admire beacoups :rose:
Réponse avec citation
  #6  
Vieux 21/04/2005, 16h36
tourterelle
Non membre
 
Messages: n/a
Par défaut Commander une machine par la pensée

Citation:
Tarik-BnoZyad a écrit*:
Citation:
tourterelle a écrit*:
et après on se plaint nous qui avons la santée la force, tout nos membres, et toute notre tete...

lhamdouliLah ladi 3afana!

exactement chere Tourterelle tu sais pour moi la vrai personalite scientifique de tous ce siecele c est pas Einstein mais Stphan Hawkins pour deux raison :

- Car il étais le seul scientifique de haut niveaux prix nobel qui essaier à travres son livre à la porte de tout le monde de expliquer la physique dans tous sa complixite par une simplicite magique qui explique d ailleur le suces de son livre dans je conseile a chaqu un de le lire

- en suite surtous pour sa force et sa volente macha Allah même s il handicape il a monterer au monde entier que un handicape il faut pas le souestimer car certes handicaper physique mais pas mentales et le mentale peux bien continuer de faire son travaile il faut juste lui donner une chance .. et lui il est proffeseur et l un des meilleur universitee au monde et il continue a nos jour de enseinger


http://www.hawking.org.uk/about/images/stephenh6.jpg

Bravo Hawkins je suis qq1 qui t'admire beacoups :rose:
oui c'est un brave bonhomme!
dire que beaucoup de gens avec toute leur faculté mental, ne'arrive pas à faire le 100eme de ce qu'il a fait...

qu'Allah lui donne ce qu'il merrite...
Réponse avec citation
  #7  
Vieux 21/04/2005, 16h48
Non membre
 
Messages: n/a
Par défaut Commander une machine par la pensée

Citation:
tourterelle a écrit*:
Citation:
Tarik-BnoZyad a écrit*:
Citation:
tourterelle a écrit*:
et après on se plaint nous qui avons la santée la force, tout nos membres, et toute notre tete...

lhamdouliLah ladi 3afana!

exactement chere Tourterelle tu sais pour moi la vrai personalite scientifique de tous ce siecele c est pas Einstein mais Stphan Hawkins pour deux raison :

- Car il étais le seul scientifique de haut niveaux prix nobel qui essaier à travres son livre à la porte de tout le monde de expliquer la physique dans tous sa complixite par une simplicite magique qui explique d ailleur le suces de son livre dans je conseile a chaqu un de le lire

- en suite surtous pour sa force et sa volente macha Allah même s il handicape il a monterer au monde entier que un handicape il faut pas le souestimer car certes handicaper physique mais pas mentales et le mentale peux bien continuer de faire son travaile il faut juste lui donner une chance .. et lui il est proffeseur et l un des meilleur universitee au monde et il continue a nos jour de enseinger


http://www.hawking.org.uk/about/images/stephenh6.jpg

Bravo Hawkins je suis qq1 qui t'admire beacoups :rose:
oui c'est un brave bonhomme!
dire que beaucoup de gens avec toute leur faculté mental, ne'arrive pas à faire le 100eme de ce qu'il a fait...

qu'Allah lui donne ce qu'il merrite...
Amin ;-)
Réponse avec citation
Réponse

Outils de la discussion
Modes d'affichage




Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 14h06.



1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38