pour ou contre la reforme de l'islam?


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  #81  
Vieux 11/04/2007, 16h26
 
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Mehdi Al-Marrakchi m'a demandé (en roulant les yeux) :

"et concrètement tu proposes quoi?........................: rolleyes:"

Voici une esquisse de réponse :

J'ai déjà proposé trois pas symboliques à nos représentants en France afin de faire faire un pas de géant aux musulmans d'Ici et Maintenant. En laissant en paix nos coreligionnaires d'Afrique et d'Asie.

Lisez mon article publié sous le titre "Ne confondons pas islam et musulmans" (http://www.nouvel-islam.org/article.php3?id_article=81)
tu devrait arreter de boire l'alcool

ibn sina , alghazali et ibn rouchd des philosophes qui font trembler la terre meme aujourdhui n'en pas put toucher au coran et a l'islam

l'imam abouhanifa , l'imam malik , l'imam abouhanbal , l'imam achafi3i ceux qui en crayer les quatre voix de l'islam n'en pas pu toucher ou changer le coran ou l'islam et toi tu veux le changer bein dit dons tu bois quoi comme alcool !
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  #82  
Vieux 11/04/2007, 16h32
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La vanité des hommes est donc sans limites...........
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  #83  
Vieux 11/04/2007, 16h36
 
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Bonjour Mehdi,

C'est votre droit absolu de penser ce que vous voulez. Il suffit de permettre aux autres d'avoir la même liberté que vous.

J'espère que mon article répondra à votre question. J'ai rempli mon devoir : celu de vous répondre. A vous de dire ce qui dans mes textes, relève de la bêtise. Et Dieu sait que j'en écris et dis plein, tous les jours ! (souriez)
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  #84  
Vieux 11/04/2007, 16h40
Alone in the dark...
 
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Bonjour Mehdi,

C'est votre droit absolu de penser ce que vous voulez. Il suffit de permettre aux autres d'avoir la même liberté que vous.

J'espère que mon article répondra à votre question. J'ai rempli mon devoir : celu de vous répondre. A vous de dire ce qui dans mes textes, relève de la bêtise. Et Dieu sait que j'en écris et dis plein, tous les jours ! (souriez)
vouloir réecrire le Coran c'est de l'apostasie donc libre à vous mais ne dites pas que vous êtes musulman dans ce cas
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  #85  
Vieux 11/04/2007, 16h44
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On entend souvent les journalistes se lamenter sur l’incapacité de l’Islam à se réformer. Chacun appelle à un « risorgimento » de cette religion (en ayant à l’esprit le vent de réforme qui a soufflé sur l’église avec Vatican II), ou encore à une « réforme » de l’Islam comme celle qu’a connue la chrétienté au 16ème siècle. Le but sous-jacent étant de contrer les « islamistes », auxquels on attribue volontiers un obscurantisme passéiste, un traditionalisme aveugle et sanguinaire. On les confronte bien souvent à « l’Islam tolérant », « l’Islam moderne », sans que l’on sache vraiment ce que recouvrent ces expressions… Il me semble qu’on est en droit de contester cette vision des choses… en étudiant les mouvements islamistes de plus près, il se peut qu’on arrive à des conclusions surprenantes : et si les islamistes étaient les protestants de l’Islam ? les porteurs d’une véritable Réforme ? à méditer…

Généalogies des mouvements islamistes.

Après la « Nahda » (le « réveil » du monde arabe initié au Liban puis en Egypte), les intellectuels musulmans confrontés à l’Europe, à sa supériorité technique, économique, mais aussi à sa domination politique (impérialisme) se voient dans l’obligation de remettre en question les fondements de leur société. On recherche les causes du déclin visible des sociétés arabes et islamiques qu’on finit –ayant à l’esprit la grandeur de l’Islam des premiers califes- par attribuer à la perte des valeurs islamiques et à leur altération au cours des siècles. S’enclenche alors un vaste mouvement réformiste (Islah) visant à retrouver la force et la vitalité de l’Islam originel. Les réformateurs s'opposent aux conservateurs qui rejettent toute idée d'interprétation et de modernisation, et prônent une rénovation de la religion qui aurait été dénaturée par des siècles de méconnaissance et qui serait en dégénérescence. Leur objectif est de lutter contre les « Ulémas », c’est-à-dire le pouvoir clérical qui s'est mis en place contrairement aux fondements de la religion. Ces mouvements vont donc s’opposer à la fois contre la « tradition », et contre l’ influence occidentale vécue comme une agression impérialiste à l’instar du célèbre Jamal eddin Al Afghani (ou encore : Jamal Al-Dîn Al-Afghani) qui se battait sur deux fronts : s’insurgeant contre la présence britannique en Egypte, mais critiquant aussi les gouvernements en place jugés trop « conservateurs », trop « compromis ». (Il est à noter que ce double combat, à la fois intérieur et extérieur, caractérisera constamment l’action des Islamistes). Jamal eddin Al Afghani fut d’ailleurs inquiété à plusieurs reprises par les pouvoirs en place (notamment en Iran, mais aussi en Egypte, où il ne fut pas toujours le bienvenu). On peut aussi citer son disciple Mohamed Abduh, à l’origine de la doctrine salafiste, puisqu’il considère que l’Islam des débuts étaient rationnel et pragmatique (en opposition avec l’Islam des traditionalistes proche de la superstition. Il aura une grande influence sur Hassan al Banna, le fondateur des “frères musulmans” (“Ikhwan al Muslimine”) De tels mouvements se développent dans tout le monde musulman (on pourrait citer à titre d’exemple l’Inde avec l’école de Deoband qui influencera plus tard le Tabligh mais aussi les talibans ; puis Sayyid Abul A'la Maududi qui marquera la pensée de Sayid Qutb). Le mouvement wahabite né au 18ème siècle en Arabie semble être un peu à l’écart de ce mouvement de réforme auquel il s’oppose parfois explicitement, mais peut cependant être classé lui aussi parmi les tentatives de réforme et de rénovation de la pratique de l’Islam.

Il semble donc bien exister une vraie continuité entre les réformateurs du 19ème siècle présentés sous un jour souvent très positif dans l’historiographie occidentale et par l’école orientaliste française et l’obscurantisme des « méchants islamistes ».

Contre l’« Islam des grands-mères ».

Partisans d’un retour aux sources, les Islamistes luttent contre la (ou les) « tradition(s) » - ce qui n’est pas sans rappeler le combat de Luther pour un retour aux écritures sans le recours à la « tradition » (sola fide, sola scriptura). Ils veulent éradiquer tous les us et coutumes répandus dans le monde musulman et qui n’ont pas de rapport direct avec l’Islam (du moins celui des origines) et s’attaquent par exemple aux pratiques syncrétiques (et à tous les « ajouts » à l’Islam, tel le culte des saints –les zawiyas et confréries si populaires au Maghreb- ou encore les pratiques soufies : chant, danse, transe, etc.). La « culture islamique » (musique, arts, littérature) est bien évidemment remise en cause (comme une excroissance profane) et les mouvements réformistes sont volontiers iconoclastes. On fait aussi volontiers référence aux débuts de l’Islam ; à l’époque du Prophète (s.a.s), mais aussi à celle des quatre premiers Califes (les « bien-guidés »), durant laquelle aurait régné (c’est plus que contestable) un Islam pur l’opposant à l’Islam « sclérosé » et « déformé » de la tradition. L’un de leur but est aussi de rendre les sources directement accessibles à la masse des croyants et si, contrairement aux protestants du 16ème siècle, ils n’entreprennent pas de traduire les écritures (on répugnera toujours à traduire le Coran, craignant d’en altérer le sens), dans un souci pédagogique, on s’adresse aux populations dans leurs idiomes et dialectes respectifs. Ils s’opposent d’ailleurs très souvent (et parfois violemment) aux autorités traditionnelles, aux institutions les plus anciennes de l’Islam ; et toujours aux « habitudes » héritées du passé et considérée comme des superstitions, ou des excroissances superficielles ou même indésirables. Ils se veulent « modernes » dans leur façon de penser et rationnels, opposés à toute forme d’archaïsme.

L’idéologie islamiste.

Il s’agit avant tout d’une morale de l’action. On rejette les méandres de la scolastique et lui préfère la pratique quotidienne et scrupuleuse des gestes rituels, et d’actes concrets à l’instar du Prophète (s.a.s). On se concentre aussi sur la vie d’ici-bas, rejetant le mysticisme des soufis qui méprisaient le bas monde (qualifié de linceul) et aspiraient à la vie réelle (auprès de Dieu, au Paradis) – il faut noter que cette conception n’a cependant pas totalement disparue. On privilégie donc la pratique sur l’éthique et recherche par exemple des motivations concrètes, « pragmatiques » aux commandements de l’Islam (ex : interdiction de l’alcool, de la viande de porc, etc. ; la prière du matin, est à leurs yeux un bon moyen de se lever tôt et de mener une vie saine, etc.). Ce ne sont bien-sûr que quelques exemples parmi d’autres qui témoignent d’un « désenchantement » (Entzauberung) du monde qui me semble pouvoir être rapproché des apports du protestantisme au christianisme.

Ainsi, les islamistes s’avèreraient (j’insiste sur le conditionnel) être les véritables porteurs de la réforme de l’Islam… Ceux là même que les intellectuels (et surtout les journalistes) souhaitent combattre par un "risorgimento" en ont peut-être été les auteurs… et comme au moment de la réforme du christianisme, celle de l'Islam se fait dans le sang et la violence... les enjeux politiques se mêlant à l'idéologie et la religion... décidément, le monde est rempli de paradoxes. A suivre… et à débattre… (je suis bien conscient de l’aspect superficiel de ma démonstration, mais je ne souhaite qu’une chose, c’est être corrigé).
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  #86  
Vieux 11/04/2007, 16h46
 
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Envoyé par oummaya Voir le message
tu devrait arreter de boire l'alcool

ibn sina , alghazali et ibn rouchd des philosophes qui font trembler la terre meme aujourdhui n'en pas put toucher au coran et a l'islam

l'imam abouhanifa , l'imam malik , l'imam abouhanbal , l'imam achafi3i ceux qui en crayer les quatre voix de l'islam n'en pas pu toucher ou changer le coran ou l'islam et toi tu veux le changer bein dit dons tu bois quoi comme alcool !

Bonjour Oummaya,

Je ne me permettrais pas de faire des suppositions sur ce que vous buvez, mangez ni comment vous vivez. Cela relève du respect de votre dignité que je mets au dessus de tout. Car pour moi, être héritier des Lumières c'est d'abord avoir comme credo : la dignité humaine est sacrée, pas les religions.

Pour répondre à votre impossibilité d'améliorer le Coran, lisez donc juste le logo de mon site et dites-moi ce que vous en pensez.
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  #87  
Vieux 11/04/2007, 16h47
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Une pensée novatrice: "L'Islam entre le Message et l'Histoire".

Un livre qu’on ne peut manquer de trouver intéressant (même si on n’est pas complètement d’accord avec son auteur) et très stimulant. On en ressort enrichi, on apprend beaucoup et l’on envisage différemment et avec un œil plus averti, plus critique la somme d’enseignements qu’on a pu nous inculquer: comme le déclare Ali: "Le Coran ne parle pas, ce sont les hommes qui parlent à travers lui." Ce livre est publié chez Albin Michel. A lire, absolument !

Abdelmajid Charfi tente de « recontextualiser » les conditions de formation du « dogme » islamique. Il analyse comment le « message » (rapporté par le Prophète s.a.s) s’est « extériorisé » sur divers modes (le « fiqh », les « hadith », l’exégèse coranique, le « kalam », la poésie soufie, etc.). En soulignant que chacun de ses domaines ne constitue qu’une manière d’envisager le « message », qu’un regard sur la révélation, et non une révélation en tant que telle, il en relativise l’importance, et appelle le croyant à se frayer un accès plus direct au texte initial (le Coran), sans passer par ces intermédiaires qui –si on ne fait pas preuve de sens critique en les maniant- s’avèrent encombrants.

Il explique aussi dans quel contexte historique, politique, social et économique ces domaines de la science islamique se sont constitués ; c’est là encore une manière d’en relativiser la portée. En effet, si l’on considère par exemple que les écoles juridiques (dont les principales sont : malékisme, hanbalisme, hanafisme, chafiisme) ont répondu par leurs diverses injonctions aux exigences de leur époque, de la société qui les a produites, du pouvoir qui les a tolérées, leurs doctrines juridiques n’ont plus de valeur absolue, puisqu’elles correspondent à un modèle social précis, et à une époque déterminée. Le même travail de critique et de « contextualisation » est effectué à propos de la constitution du corpus des « hadith », ce qui amène là encore à remettre en cause notre tradition scolastique. Lorsque l’on se demande dans quel contexte ont été collectés et sélectionnés les « hadith » réputés véridiques, et que l’on se penche sur les motivations et surtout les méthodes employées par les auteurs de cette œuvre colossale, on en vient à douter de l’authenticité de celle-ci et de la valeur de tout ce qu’on nous a enseigné.

Une remise en cause radicale, et pourtant dénuée de toute animosité, de toute hostilité et de toute agressivité. C’est bien l’ouvrage d’un musulman et d’un croyant qui ne se sert pas du doute pour « détruire » ou saper les fondements de notre foi, mais au contraire pour nous permettre de « croire intelligemment » et nous appeler à nous confronter sans cesse au texte coranique, le seul détenteur de la vérité, et à se méfier de toute certitude (en effet, ce qui est « vrai », « véridique », c’est la révélation, et non pas la manière dont je la comprends ou l’interprète. Nul n’a donc le droit de prendre en otage la révélation et de substituer son interprétation personnelle (ou l’interprétation de son époque ou de sa société) à la révélation elle même. Cela nous permet donc d’approcher beaucoup plus librement le texte, sans a priori, sans peur d’être taxé d’hérétique ou de mécréant, sans passer par les siècles de tradition, sans se soumettre servilement à l’enseignement de tel ou tel « maître », « cheikh », « mufti » ou que sais-je encore, qui prétendrait se substituer à la Révélation.

En voici un petit extrait: « On a ainsi attribué au Prophète des faits et gestes qui, en plus d’un cas, laissent transparaître des préoccupations n’ayant absolument rien à voir ni avec la personnalité de Muhammed (s.a.s) telle qu’elle apparaît dans les sources les plus fiables –c’est-à-dire le texte coranique- ni avec son époque …. Ce sont là les conséquences des luttes et des problèmes nouveaux que connut la communauté musulmane quand son territoire se fut étendu, que ses membres se furent multipliés et que la discorde éclata entre eux pour diverses raisons, politiques ou non. Le contexte politique dans lequel furent élaborés le fiqh et ses fondements ne permettait peut-être pas d’éviter les divergences entre les grandes factions de l’Islam, notamment entre les Chi’ites, les Kharijites et ceux qu’on appellera « les gens de la Sunna et de la communauté ». »

Abdelmajid Charfi, L'Islam entre le message et l'Histoire. Albin Michel.
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  #88  
Vieux 11/04/2007, 16h50
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Théologie de la libération "islamique".

La pensée d’un théologien musulman original telle qu’elle est exposée par Rachid Benzine dans son ouvrage : « Les nouveaux penseurs de l’Islam ». "Vers une théologie islamique de la libération" : et Moïse vint à Pharaon ...

Certains courants religieux considèrent que les victimes de l’injustice des Hommes payent pour leur péchés, acceptant ainsi dans une sorte de fatalisme le fait accompli : le monde, la société sont injustes, il y a des inégalités et « telle est la volonté de Dieu ». On doit aussi accepter le pouvoir en place, puisque comme l’affirme Mou’awiya : « Si Dieu n’avait pas voulu que je fusse Calife, Il ne m’aurait pas donné la victoire. » Une telle conception, en niant à l’individu toute forme de responsabilité dans l’Histoire, tend à interdire aux croyants de se soulever contre l’ordre établi.

C’est contre cette pensée fataliste que s’insurge Farid Esack: Il considère en effet, que l’injustice sociale, l’oppression et toutes les peines qui en découlent pour leurs victimes ne peuvent être mises sur le compte des péchés des hommes. Il ne s’agit pas d’une fatalité, ni de la volonté d’Allah (dans le but d’ « éprouver » ou de punir les sociétés humaines). L’oppression est elle-même un péché, un crime commis sciemment par des êtres responsables (et responsables devant Allah). Le croyant a donc pour devoir de s’opposer à la tyrannie, ce à quoi enjoignent de nombreux versets du Coran. La foi ne saurait donc se limiter à la simple dévotion ! elle doit se traduire dans le monde par des actes. Pour Esack, toute éthique, fusse-t-elle religieuse, est politique (puisqu’il faut bien que ces principes abstraits se traduisent dans la réalité par un ordre, social, économique, ou politique). La religion est donc par essence subversive et en opposition à tout « ordre établi » (avec son lot d’injustice et d’oppression) : « L’image que le Coran trace du Transcendant est celle d’un Dieu activement engagé dans les affaires de ce monde et de l’humanité. Une des manières par lesquelles ce souci constant pour toute la création se manifeste est l’envoi de prophètes comme instruments de Sa révélation progressive. … Le principe du Tadrij (Révélation progressive du Coran en 23 ans), reflète le mieux l’interaction créative entre la volonté de Dieu, les réalités du terrain et les besoins de la communauté à laquelle on parle. »

La révélation vient toujours bousculer un ordre établi et les sociétés humaines commencent toujours par la refuser, attachés qu’elles sont à leurs mauvaises habitudes. Elles vont même jusqu’à persécuter les Prophètes qu’Allah leur envoie, à l’instar de Sayedna Mohammed (s.a.s) poussé à l’exil. C’est ce qu’on pourrait appeler l’ « Engagement » de Dieu.

Les fondements théologiques: Mais ce n’est pas simplement sur un mode « historique » qu’Allah s’engage (par l’envoie de Messagers destinés à instruire, ou prévenir les diverses sociétés et à fustiger les injustices). Il faut aussi analyser le contenu du « Message » qui forme un tout relativement cohérent et en parfait accord avec sa fonction : répandre le Bien et la Justice.

Ainsi Farid Esack analyse-t-il certains des fondement de la théologie islamique, telle qu’elle s’exprime à travers le Coran (et non à travers les siècles d’exégèses). Ainsi, le principe du « Tawhid » ou Unicité de Dieu. En rejetant toute forme d’idolâtrie, tout culte adressé à un autre qu’Allah, le Coran condamne la vénération des puissants (et autorise donc le croyant à cultiver une attitude critique à leur égard), mais aussi l’amour des richesses, du succès, ou de soi-même. Amasser des richesses, ou concentrer des pouvoirs entre ses mains constituent donc de graves péchés. Dans le Coran, le lien entre rejet de Dieu et refus de partager est clairement établi dans la sourate 107 : « Ne vois-tu pas celui qui rejette la religion ? C’est le même qui repousse l’orphelin, qui n’insiste pas pour que soit nourri le nécessiteux. Malheur à ceux qui prient tout en négligeant leur prière, qui sont plein d’ostentation et refusent l’aide ! » Toute discrimination sociale, raciale ou sexiste constitue une négation de l’unité de Dieu, puisque c’est refuser à une partie de la Création le statut de créature d’Allah (supposant par la même un autre créateur).

Un autre élément coranique est commenté par Farid Esack : les injonctions à agir équitablement : « Et il a été établi la pesée, afin que vous ne transgressiez pas dans la pesée. Donnez toujours le poids exact et ne faussez pas la pesée. » (Coran 55 ; 7-9). Ainsi doit-on donner à chacun ce qui lui est du. Payer son ouvrier au prix réel du travail fourni (or, on sait que le fondement du capitalisme est justement de ne pas payer la force du travail à son prix réel pour pouvoir en retirer un bénéfice). Une telle injonction semble impliquer l’égalité totale entre tous les croyants (toutes créatures d’Allah et donc investies de la même « dignité »).

La notion de « Jihad » prend alors une coloration particulière. Il s’agit comme le remarque Rachid Benzine chez Esack d’une « praxis, c’est-à-dire une démarche où réflexion et action sont liées, la réflexion prenant sa source dans l’action, ce qui conduit à une action de plus en plus consciente… Pour Farid esack, l’invitation coranique au jihad vient rappeler que la foi doit être transformatrice de l’existence humaine. »

Esack prône donc une foi subversive et militante ennemie de tout ordre établi (dans la mesure où celui-ci est injuste). A méditer…

Parmi ses œuvres, il faut citer : « Qur’an, Liberation and Pluralism » ; « But Musa went to Fir’awn » ; « On being a Muslim », etc
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  #89  
Vieux 11/04/2007, 16h54
 
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Mehdi,

Vous êtes dans la logique du tout ou rien : ou tu acceptes tout ce qu'il y a dans l'islam=Muhammad+Coran, ou alors dehors !

C'est bien cette façon de voir les choses, totalisante-excluante, qui ferme toute porte, toute fenêtre et toute bouche d'aération.

ça finit par puer. Tu ne sens rien ?!
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  #90  
Vieux 11/04/2007, 17h00
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Envoyé par MPHilout Voir le message
Mehdi,

Vous êtes dans la logique du tout ou rien : ou tu acceptes tout ce qu'il y a dans l'islam=Muhammad+Coran, ou alors dehors !

C'est bien cette façon de voir les choses, totalisante-excluante, qui ferme toute porte, toute fenêtre et toute bouche d'aération.

ça finit par puer. Tu ne sens rien ?!
mais tu es libre de ne pas être musulman mon cher...
et puis le bruit et l'odeur c'est de chirac pas de toi!
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