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#1
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Chers bladinettes, chers bladinautes ! Voilà une étude intéressante D'emmanuel Todd, un Historien connu pour son serieux ! Il decortique les failles du syetème americain qui fait une fuite en avant avec ces guerres qu'il mène contre le reste de la planète. Vos contributions sont les bienvenues sur ce sujet qui merite d'ête debattu sur bladi ! LA FIN DES ETATS-UNIS ? Sommes-nous en train d’assister à la chute de « l"empire américain » ? C’est la dernière thèse soutenue par Emmanuel Todd dans un livre (Après l’empire. Essai sur la décomposition du système américain, Gallimard, 2000) bourré d’idées originales mais aussi d’erreurs. Emmanuel Todd est surtout connu pour avoir, le premier, prévu la décomposition de l’URSS. En 1976 il publie un essai (La chute finale) devenu célèbre et dans lequel, en s’appuyant sur de nombreuses données démographiques, il décortiquait la société soviétique et soutenait la non-viabilité du système. Mais cette grille d’analyse valable pour un Etat communiste totalitaire, est-elle aussi utile pour démontrer la chute inéluctable d’un Etat extrêmement riche et démocratique ? Nous doutons fortement de ce scénario d’autant plus que de nombreux arguments de l’auteur sont erronés. Emmanuel Todd a tendance à aborder les Etats-Unis comme une puissance impériale de la même trempe que l’Union Soviétique. Or, l’influence des Américains dans le monde n’a strictement rien à voir avec l’occupation soviétique qui avait toutes les caractéristiques d’une soumission impériale « à la romaine », avec la mise en place de despotes locaux fantoches et le prélèvement d’un tribut régulier. A contrario, les Etats-Unis n’ont jamais constitué d’empire suite à une occupation militaire, leurs interventions dans le monde ont été faites lorsqu’ils y ont été obligés (comme pendant les deux guerres mondiales) ou lorsque la présence des sympathiques conseillers soviétiques mettait en danger toute une région et l’aurait fait basculer sous l’influence communiste. D’ailleurs, les initiatives de « l’empire américain » se sont soldés par des résultats assez mitigés ; il suffit de regarder une carte du monde au début des années 1980 et de séparer les Etats fidèles à Moscou de ceux amis de Washington. L’histoire montre que les Etats-Unis n’ont pas de vocation impériale et ceci est valable aussi pour les années 1990. Ce ne sont quant même pas les Américains qui ont déclenché la guerre du Golfe et si mes souvenirs sont bons, ce sont eux les victimes des attaques terroristes du 11 septembre, précédées par d’autres attentats contre des ambassades ou autres objectifs qui ont fait plus de 1000 morts. L’hyperterrorisme contesté par Todd n’est pas un mythe mais une réalité bien vivante qui ne vise pas seulement les Américains (les récents attentats contre des objectifs français l’ont pleinement démontré). Mais l’argument le plus fréquemment utilisé par l’auteur pour démontrer la déconfiture de l’Amérique concerne son déficit commercial. C’est une interprétation exagérée et la preuve d’une méconnaissance des mécanismes du marché. Premièrement, un excédent commercial n’équivaut nullement à une bonne santé économique. La France, malgré son énorme excédent (dû en grande partie aux ventes du produit européen Airbus), n’affiche pas des indicateurs qui feraient mourir d’envie les autres pays riches. Dans le cas des Etats-Unis, le déficit découle du fait qu’ils importent ce qu’ils ont exporté. De nombreux produits et services sont délocalisés et importés par la suite. Ce n’est pas un signe de faiblesse mais plutôt un avantage pour le reste du monde qui a besoin du marché américain. Quand l’économie américaine ralentit, l’économie mondiale est au bord de la récession, ce ne sont pas les Américains qui sont devenus dépendants, comme le soutient Todd, c’est le reste du monde qui regarde avec inquiétude le baromètre de l’économie américaine. Pour ce qui est du caractère « prédateur » de l’économie de marché et du libre échange, on peut mettre ça sur le compte des influences marxisantes que les intellectuels français n’arrivent pas à effacer. Toutes les statistiques montrent que, à l’exception de l’Afrique, la pauvreté a reculé partout dans le monde et que ce sont les pays les plus ouverts qui évoluent le plus vite. Une autre erreur concerne les inégalités aux Etats-Unis. Après avoir reconnu que l’extraordinaire développement économique américain n’a pas créé que des « petits boulots », nos étatistes ont trouvé un autre cliché en affirmant que ce succès s’est construit au prix d’une fossé grandissant entre les riches et les pauvres. Les inégalités peuvent s’accroître mais si les riches s’enrichissent, les pauvres deviennent aussi plus riches. Les statistiques prouvent que les revenus des plus pauvres (le premier quintile) ont augmenté de 77 % entre 1970 et 1990, tandis que ceux des plus riches (le cinquième quintile) n'ont augmenté que de 5 %. Todd publie dans son livre un tableau sur ces revenus réalisé par le Census Bureau. Ce tableau a été biaisé et a déclenché un scandale impliquant le sénateur démocrate George Mitchel. La présidence de Clinton a d’ailleurs reconnu la tromperie. De plus, ce tableau propose les revenus avant impôts et redistribution ce qui augmente les différences. Il est frappant de constater l’absence, dans un livre sur l’Amérique écrit par un spécialiste de la démographie, des données sur l’immigration, véritable baromètre de la santé économique du pays, sur la société civile américaine, ses fondations et leur rôle dans le processus démocratique, sur les créations d’emplois (l’Amérique a créé, depuis 1980, plus de 20 millions d’emplois alors que le solde français est égal à 0) et d’entreprises, sur la recherche et les incroyables innovations technologiques. L’obsession d’une Amérique coupable empêche même l’analyste le plus cultivé et le plus intelligent de discerner ce qui s’y passe réellement. Bogdan Calinescu http://www.libres.org/francais/livre...mpire_2002.jpg |
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#2
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je suis sur que tu n.ete jamais aux U.S.A CAR SI TU ES LA TU VA DECOUVRIRE QUE L'IMPIRE AMERICAIN ET JUST COMMENCER.C'EST JUST LA JALOUSIE DU REST DU MONDE QUI REVE DE LA FIN DES U.S.A.ET QUI DISENT CA NE CONNAISENT PAS AMERICA.**==
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#3
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Tiouat a te lire on croyait que tu vivais en enfer mesquine avant de venir aux usa. Bon certes tu me diras je n'ai jamis vecu au maroc mais bon les usa ce loin d'etre un paradis comme tu veux le laisser entendre. Si tu avais ete en france plutot qu'aux usa, je ne sais pas ce que tu aurais dit car c'est autre chose mais bon chacun son histoire. Toi en tout cas les usa ca te reussi tant mieux pour toi tu me diras ENJOY!
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#4
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Avec Après l'empire, Emmanuel Todd replonge dans l'analyse de grandes puissances. Il avait déjà prédit dès 1976, avec son premier essai La Chute finale, la fin de l'Union soviétique. Aux dires de l'auteur, son dernier essai présente un modèle explicatif du comportement actuel des États-Unis sur le plan international. Selon lui, ceux-ci ne sont plus la grande nation qu'ils ont été et leur système démocratique est en perte de vitesse. C'est pourquoi Washington tente de maintenir, et de justifier, son hégémonie et sa légitimité en s'attaquant à des pays de moindre importance économique et militaire. D'après l'historien français, l'équilibre mondial est en voie de transformation. La planète marche vers un monde multipolaire où l'Europe, bientôt élargie, la Russie et le Japon seront les principaux joueurs. Le « développement » continu des pays non occidentaux, et l'augmentation du nombre de pays démocratiques, viennent également fragiliser la dominance mondiale américaine. Le retour des États-Unis au statut de « grande puissance parmi d'autres » paraît irréversible. L'argumentation d'Emmanuel Todd est principalement construite autour de l'analyse des penseurs de l'establishment américain et basée sur de nombreuses statistiques économiques et démographiques. C'est ainsi qu'il présente, sous plusieurs angles, la dépendance grandissante du peuple américain envers le reste du monde. À titre d'exemple, il rappelle que le déficit commercial américain atteignait déjà les 450 milliards de dollars en 2000, alors qu'il n'était que de 100 milliards en 1993. Quoique certains éléments de sa grille d'analyse, et certaines utilisations du verbe, soient discutables, les conclusions de ce « bricoleur des sciences humaines » ont le mérite de proposer une nouvelle lecture de l'histoire et de l'actualité. Lecture que semblent partager un nombre grandissant d'individus. Bien que refusant d'être taxé d'antiaméricanisme, l'auteur réussit ici le pari de montrer qu'une autre vision de l'Amérique est possible. La grande qualité de cet essai est de poser de véritables questions propices à alimenter le débat sur un monde en devenir. Son contenu interpelle ; une fois la lecture amorcée, il est difficile de résister à la curiosité de le lire en entier. Que l'on soit en accord ou non avec certains arguments de l'auteur, la lecture de ce livre ne nous laisse pas indifférents. |
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#5
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complémént d'information Entretien avec Emmanuel Todd « Nous surestimons la puissance américaine », un entretien avec Emmanuel Todd Dante Sanjurjo et Denis Sieffert Emmanuel Todd soutient depuis plusieurs années l'idée d'un déclin irréversible de l'empire américain. Pour lui, la crise irakienne s'inscrit dans ce mouvement. L'épisode irakien peut-il remettre en cause le leadership de l'« hyperpuissance » américaine ? Emmanuel Todd : On est passé en quelques mois d'un conflit - majeur dans les images mais mineur sur le plan militaire - entre l'unique superpuissance et ce nain militaire qu'est l'Irak, à un autre conflit entre une superpuissance déclinante sur les plans économique et idéologique, et même militaire, les États-Unis, et une superpuissance d'une forme nouvelle qui est l'Europe. Quand on regarde la carte de l'intensité des manifestations du week-end dernier, on se rend compte qu'elles ont été les plus importantes en Europe, avec une structure en couronne : on a l'impression qu'il y a au coeur de l'Europe le couple franco-allemand qui est en train de devenir un acteur stratégique majeur. Le travail d'émergence à la conscience de ce nouvel antagonisme est pratiquement fait. Avec les conclusions politiques et stratégiques qui s'imposent au niveau des gouvernements français et allemand, et avec le rapprochement de la Russie comme puissance de contrepoids. Ailleurs, on a l'impression que la population a compris mais que les gouvernements ne sont pas encore en phase. C'est ainsi que l'on a eu les plus grosses manifestations en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni. Mais on est, à mon avis, dans l'irréversible. Ce qui émerge est un conflit majeur de nature stratégique entre les deux grandes puissances économiques, l'une montante, l'Europe, et l'autre déclinante, les États-Unis. Dans ce jeu, Saddam Hussein, qui semblait être un acteur, n'est plus qu'un enjeu. Il faudrait que vous nous convainquiez de cette idée très originale selon laquelle les États-Unis sont un colosse aux pieds d'argile. Car beaucoup de gouvernements sont pourtant au garde-à-vous devant ce colosse. Il y a encore quelques mois, on avait l'impression d'une hyperpuissance qui pouvait faire ce qu'elle voulait. Mais ce que l'on constate, c'est qu'un événement très important a mis en marche une séquence destructrice pour le système américain. Le point initial de cette séquence ne se situe pas en France mais en Allemagne : il s'agit de la réélection de Gerhard Schröder sur la base d'une opposition à la guerre. C'est une sorte de tournant historique majeur et stratégique qui a enclenché un processus. À partir du moment où les Allemands, traditionnellement atlantistes, ont été capables de dire « non », disparaissait l'obstacle à la politique rêvée par la France gaulliste, celle d'une association franco-allemande pour assurer l'autonomie de l'Europe. La France, elle, n'a pas été originale mais seulement fidèle à ses principes. Et à partir du moment où on a vu que les Allemands et les Français étaient sérieux dans leur refus de l'hégémonie américaine, les Russes sont entrés dans le jeu. La menace d'un veto russe, seul, aurait été impensable parce qu'il aurait réactivé les vieilles peurs de la guerre froide. Doit-on pour autant conclure que l'époque de l'hyperpuissance est révolue ? La question de la puissance américaine est un sujet qui me préoccupe depuis longtemps. Déjà dans l'Illusion économique (1), en 1998, je me pose la question mais n'arrive pas à une conclusion définitive. À aucun moment je n'ai cru à la superdynamique de l'économie américaine, car le déficit du commerce extérieur me paraissait trop important et il y avait d'autres anomalies. J'en tirais deux scénarios, l'un de redémarrage raisonnable, l'autre de crise réelle. Mais je n'arrivais pas à trancher. Aujourd'hui, avec l'explosion de 450 puis 500 milliards de dollars du déficit commercial, le naufrage en cours de Boeing face à Airbus, le retard pris par les États-Unis dans le développement du téléphone portable, il suffit de regarder les faits. Il y a une sorte de surestimation intrinsèque de la puissance américaine à cause du cinéma, de la télévision... À cause du dollar, aussi... Ce sont des images résiduelles d'un empire qui a existé. En effet, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, les États-Unis représentaient 50 % de la production industrielle mondiale. L'Amérique a été une hyperpuissance, à une époque où l'on surestimait la puissance du rival soviétique - ce qui était commode. Sur cette puissance économique américaine, s'est construite une puissance militaire, idéologique, et l'image d'un succès. Et au coeur de cette construction, les efforts ont commencé à faiblir, et le système économique s'est délité. L'industrie américaine est aujourd'hui à peu près équivalente, en termes de masse, à l'industrie japonaise, avec deux fois plus d'habitants. Ce qui n'est pas brillant. Or, la puissance industrielle européenne, cumulée, est nettement supérieure. Oui, mais il y a aussi la finance... La vraie puissance, dans l'échange comme, finalement, dans le militaire, c'est l'industrie. On ne fait pas la guerre avec des injonctions à payer envoyées par des avocats, mais avec des produits de l'industrie. Actuellement, on est aveuglé par des images et on ne veut pas voir que l'appareil militaire américain n'est déjà plus du tout ce qu'il était en 1990. Il y a eu une contraction de l'ordre de 30 à 40 %, un non-renouvellement des équipements qui font que les Américains sont « justes », y compris dans le domaine militaire... Poolitis 02/2003 |
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#6
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Il n'y aura pas d'empire américain. Le monde est trop vaste, trop divers, trop dynamique pour accepter la prédominance d'une seule puissance. L'examen des forces démographiques et culturelles, industrielles et monétaires, idéologiques et militaires qui transforment la planète ne confirme pas la vision aujourd'hui banale d'une Amérique invulnérable. Emmanuel Todd trace ici le tableau plus réaliste d'une très grande nation dont la puissance a été incontestable, mais dont le déclin relatif paraît irréversible. Les États-Unis étaient indispensables à l'équilibre du monde ; ils ne peuvent aujourd'hui maintenir leur niveau de vie sans les subsides du monde. L'Amérique, par son activisme militaire de théâtre dirigé contre des États insignifiants, tente de masquer son reflux. La lutte contre le terrorisme, l'Irak et l'"axe du mal" ne sont plus que des prétextes. Parce qu'elle n'a plus la force de contrôler les acteurs économiques et stratégiques majeurs que sont l'Europe et la Russie, le Japon et la Chine, l'Amérique perdra cette dernière partie pour la maîtrise du monde. Elle redeviendra une grande puissance parmi d'autres |
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A rafraichir
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| Citation:
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vous avez tout lu ? qu'en pensez vous ? |
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Dans une négociation on est un acteur si on a du pouvoir. force est de constater que les USA ont fait le vide autour d'eux. Aujourd'hui le pouvoir est AMERICAIN qu'on soit daccord ou pas daccord, c'est factuel. Depuis la démonstration de force de la guerre d'IRAK, plus pezrsonne ne va oser bouger une oreille (normal). L'europe et la russie sont sur le déclin. le seul contre pouvoir possible c'est la chine |