|
#1
| ||||
| ||||
|
Le féminisme vu par un homme par reda allali le féminisme vu par un homme, donc… Le sujet casse gueule par excellence. La promesse de se retrouver condamné à passer les trentes prochaines années de mon existence à justifier, expliquer les horreurs que vous allez lire plus bas. D’un coup, d’un seul, c’est la moitié de mon répertoire téléphonique qui risque de me faire la gueule. Bon, en plus, comment dire ?… Le féminisme, vous savez… le truc qu’on me demande de voir dans le titre du papier… hé ben… je suis pas sûr de l’avoir déjà vu de ma vie. J’ai vu des trucs, c’est sûr… mais du féminisme, je sais pas… Alors voilà ce que je vous propose : comme c’est vous, chères femmes, qui êtes les spécialistes, le mieux serait que je vous raconte ce que j’ai vu et vous, vous me dites si c’est du féminisme… OK ? On y va, alors. J’ai vu une génération de femmes - en résumé la néo-bourgeoisie - complètement paumée, perdue entre un modèle de société jugé archaïque et un autre modèle mal compris. Concrètement, ça donne un truc hybride, incohérent du style : “Je suis une femme libre, et je veux m’assumer, mais je refuse de mettre la main à la poche au restaurant”. Comprenons-nous bien : je ne suis pas un fan absolu de la cohérence. L’incohérence, les contradictions, c’est le propre de l’homme, et ça met du sel dans la vie. Mais le problème, c’est qu’à force de saler le plat, il risque de devenir immangeable. Une vie de couple bâtie sur la guerre des sexes, c’est un truc infernal. Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit : en réclamant de l’indépendance, du partage des tâches, on accepte implicitement le partage de la responsabilité. Or, j’ai vu beaucoup de jeunes demoiselles refuser absolument cette seconde partie du contrat, et faire porter sur l’homme seul la responsabilité financière de la tenue du foyer. Et ça, c’est lourd… J’ai vu des femmes réclamer le beurre, l’argent du beurre, refuser d’entrer à la cuisine pour triturer ledit beurre et, pour terminer en beauté, claquer l’argent du beurre dans une 128ème paire de chaussures… J’ai aussi vu une génération de femmes au discours implacable, rôdé, sur l’égalité des sexes, sur l’épanouissement réciproque, mais qui n’ont qu’un seul objectif : se marier en quatrième vitesse et construire un mur de Gaza entre leur néo-mari et ses anciens potes. J’ai vu des femmes déclamer des heures sur le droit de chacun à entretenir un jardin secret, à conserver ses activités propres en dehors du couple, mais refuser de laisser leur homme passer une soirée entre amis sans déclencher une Intifada 2. Parfois, je me demande si le patrimoine génétique n’est pas plus fort que toutes les théories du monde. J’ai aussi vu des femmes qui n’avaient qu’un seul mot à la bouche en cas de conflit : “Macho !”. Déjà, c’est une accusation facile, puisque nous autres, les hommes, ne disposons pas d’un mot équivalent à vous balancer à la tête. En plus, en traitant quelqu’un de macho, on l’enferme dans une case, ce qui évite de réfléchir. Paradoxe : c’est le macho qui est censé enfermer la femme dans un rôle bien défini. En traitant les gens de machos, vous ne faites pas mieux : vous enfermez à votre tour les hommes dans un cadre bien défini, et tout aussi hermétique. Sans compter qu’il y a là une véritable injustice : les véritables machos, eux, ne s’entendent jamais traiter de macho, c’est une évidence. Ils ont pris le soin de ne fréquenter que des femmes qui ignorent jusqu’à l’existence de ce mot. Eux, ils ont la paix. Ça me rappelle l’histoire de ces deux types qui boivent dans un bar, à une heure avancée de la nuit : - Comment ça se passe, toi, avec ta femme, quand tu rentre au milieu de la nuit ? - Ben… j’ai beau faire des efforts, ça finit en engueulade. Tu sais, j’enlève mes chaussures avant de rentrer, je me déshabille dans le couloir pour pas faire de bruit, je vais même pas aux toilettes. Mais elle se réveille quand même, et je me fais traiter de tous les noms. Et toi ? - Moi, c’est la stratégie inverse. Je claque la porte, je vais aux toilettes, je pisse en plein milieu pour faire du bruit. J’allume la lumière, je mets la musique, et je gueule : “Chérie, c’est moi… J’arrive !!”. Et je te promets qu’elle fait semblant de dormir. J’ai vu des femmes qui, dans les années soixante, se sont élevées avec force contre un système patriarcal oppressant. Des femmes qui ont tout envoyé balader : la tradition, les parents, l’hypocrisie sociale généralisée… avant d’élever leur fille en parfaite contradiction avec ces mêmes principes révolutionnaires. La chaîne de l’oppression, qu’on le veuille ou non, passe aussi par les femmes. J’ai vu des femmes chasser l’homme comme des prédatrices, sautant l’étape de la séduction “mentale” pour foncer droit au but… avant de s’étonner de se voir réduite à leur seule dimension “physique”. J’ai vu les mêmes femmes en vouloir à mort à l’homme qui refusait leur avances : “Mais pour qui il se prend celui-là ??… Je lui ai fait comprendre que je voulais bien… donc il doit foncer… si je veux, il doit vouloir… normalement, ils veulent toujours…”. Des femmes incapables de sortir des modèles préhistoriques tout en se prétendant modernes. J’ai vu des femmes modernes, libérées, divorcer d’un commun accord avec leur mari, avant de décider, d’un commun accord avec elles-mêmes, de lui soutirer le plus d’argent possible. Par principe. J’ai en particulier l’exemple d’un couple d’ami dont le mariage avait capoté quelques semaines à peine après la cérémonie. Pas d’enfants, donc, un divorce à l’amiable, sans complications ? Du tout. La femme a réclamé des indemnités, calculées au prorata du nombre de nuits passées ensemble. La loi est de son côté. Elle a été indemnisée… Où est passée l’égalité des sexes si l’homme doit indemniser une femme sans enfants à charge ?… On indemnise quoi, au juste ? Mieux vaut ne pas y penser. On ne fera croire à personne que la marchandisation du corps de la femme est le seul fait de l’homme. Le pire, c’est que notre prétendue élite, celle qui sert de modèle à l’ensemble du pays, est encore plus perdue que le commun des mortels. On y trouve des femmes qui luttent contre l’exploitation des femmes en exploitant leur bonne, des bourgeoises philosophes qui continuent de parler, en 2005, de famille "chrifa", des futures mariées qui organisent des mariages intimes avec 300 invités, des femmes accros à la notion de statut. Une drogue dure, le statut… Nous vivons dans un pays où le rapport le plus courant entre deux êtres vivants, c’est le rapport de force. Avec vos voisins, votre patron, votre famille… Le couple ne fait pas exception à cette règle navrante. J’ai donc vu des femmes convaincues que, pour exister, il fallait s’opposer. Par principe. Un peu comme un ado s’oppose à ses parents pour exister. “Il faut tuer le chat le premier soir”, voilà la phrase qui résume tout. Mais à force d’essayer de tuer le chat, on risque de tuer le couple. Résultat, il y a dans notre pays une véritable guerre des sexe. Une guerre de positions, avec des tranchées à l’ancienne comme en 1914. Jouez avec les mots qui précèdent et vous obtiendrez des combinaisons intéressantes… Après avoir déversé toutes ces horreurs, et afin de pouvoir continuer à profiter tranquillement de mes soirées avec tout mon entourage féminin, je tiens à vous préciser que toutes les pensées qui précèdentne sont pas le fruit de mes réflexions personnelles. |
|
#2
| ||||
| ||||
|
trop long tes textes
|
|
#3
| ||||
| ||||
| Citation:
|
|
#4
| ||||
| ||||
| Citation:
c'est pas toi qui voulait être un chat hier soir dans le topic "quel animal aimeriez vous être"? :lol: sérieusement, je ne suis pas un adeptes des clivages homme/femme..........car comme il est dis dans le texte on assiste à la guerre des sexes........... on conçoit plus la relation comme une opposition alors que nous devrions être complémentaires, revendiquer certes mais par le dialogue et non en deversant des discours haineux de part et d'autre des protagonistes..........car le débat n'avance pas en conséquence......... |
|
#5
| ||||
| ||||
| Citation:
|
|
#6
| ||||
| ||||
| Citation:
hier je voulais etre un chat ( c'était un clin d'oeil pour quelqu'un!) mais j'aime pas les chats! aujourd'hui je veux être une grada! |
|
#7
| ||||
| ||||
| Citation:
:-) |
|
#8
| ||||
| ||||
| Citation:
je ferai mieux d'aller me coucher afin de finir cette journée avec cette note positive, c'est si rare! c'est le genre de texte à prendre au second degré, fais pour donner le sourire. |
|
#9
| ||||
| ||||
| Citation:
|
|
#10
| ||||
| ||||
| Citation:
( tu remarqueras que j'ai aéré le texte!, moi aussi je fais des efforts.) |