Un film marocain prochainement à Cannes Le directeur général du Centre Cinématographique marocain (CCM), Noureddine Saïl, a affirmé que la présence d'un film marocain dans la sélection officielle du Festival de Cannes n'est pas à exclure dans les toutes prochaines années.
M. Saïl, qui s'exprimait en marge de la Journée consacrée au cinéma marocain au Festival de Cannes (14 mai), a souligné que la vitalité et la créativité de la production cinématographique marocaine séduit de plus en plus.
Evoquant la participation des producteurs, des cinéastes et des comédiens à cette Journée Maroc sur la Croisette, le directeur général du CCM a estimé qu'elle constitue une "belle opération de promotion du cinéma marocain et du Maroc comme pays du cinéma". "C'est aussi une expérience intéressante pour les professionnels du cinéma marocain", a-t-il noté dans une déclaration à la MAP.
Gilles Jacob, président du Festival de Cannes, Véronique Cayla, directrice générale, et Jamel Debbouze sont venus inaugurer l'ouverture de cette section par le Maroc, laquelle devait accueillir six autres pays: le Mexique, l'Afrique du Sud, l'Autriche, le Pérou, le Sri Lanka et les Philippines.
Selon M. Jacob, le choix du Maroc pour lancer cet événement est "un choix symbolique pour nous parce que nous croyons en la cinématographie marocaine".
Pour Noureddine Saïl, le "Maroc symbolise aujourd'hui une émergence cinématographique sérieuse" et la production marocaine est "en train de bouger sérieusement".
"La réglementation marocaine est une réglementation en faveur de la production nationale et étrangère", a-t-il précisé, ajoutant que "toutes ces conjonctions se produisent à un moment opportun qu'il faut saisir pour le grand bien de l'industrie ou au moins d'un artisanat marocain du cinéma plus solide que jamais".
Trois longs métrages étaient au programme de cette Journée Maroc, "Badis" de Mohamed Abderrahmane Tazi, "Mémoire en détention" de Jilali Ferhati et "L'enfant endormi" de Yasmina Kassari, ainsi que sept courts-métrages, dont "200 dirhams" de Laila Marrakchi, "Une place au soleil" de Rachid Boutounes, "L'oeil de verre" de Mohamed Ali Mejboud, "Faux pas" de Lhacen Zinoun, et "Balcon Atlantico" de Hicham Falah et Mohamed Chrif Tribek.
(emarrakech.info) |