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#1
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| Les Portugais guettaient l'occasion d'intervenir au Maroc, devenu la préoccupation majeure de leur politique pour concurrencer l'exaltation religieuse et surtout mercantile des Castillans. Une brève mais nécessaire rétrospective nous fera mieux saisir le duel luso-ibérique relatif aux agressions contre le Maroc. Les chevaliers d'Aviz, lorsqu'ils prirent la couronne du Portugal et des Algarves (Al Gharb), en chassant les musulmans du Gharb lusitanien, résolurent de conquérir le Gharb marocain. Jean 1er, surnommé tour à tour;le Bâtard» et ;le Grand,» était tourné vers la mer. Il comprit assez vite que le développement de son commerce dépendait de la liberté des routes maritimes. La piraterie le gênait d'autant plus que ses ports faisaient face à l'Atlantique et que ses vaisseaux devaient passer par le détroit de Tarik pour gagner les seuls débouchés alors existants. L'expansion coloniale trouvait devant elle les corsaires maghrébins. A l'instar de ce que tentait l'Espagne, il fut donc décidé d'attaquer le Maroc. La flotte marocaine en déclin, permit aux Portugais d'occuper Sebta en 1415. Pour réaliser ce débarquement, la flotte portugaise comptait trente trois vaisseaux de ligne; cinquante-neuf galères; cent-dix transports et cinquante mille hommes de troupes. Le combat fut très inégal. Les Portugais bien équipés, bien armés et soutenus par un contingent d'archers anglais, les mêmes qui les avaient soutenus contre les Castillans en 1385, réduisirent la ville en une journée. Les croisés portugais prirent ainsi la place et fournirent du même coup à l'infant Don Henri son heure de gloire. Ce jour-là, Henri découvrit avec émerveillement les richesses cachées de l'Afrique, car le butin saisi à Sebta était constitué de marchandises apportées par les caravanes d'Afrique saharienne et des Indes. Conquêtes Les Portugais font débarquer des troupes à Anfa (actuelle Casablanca) qu'ils démolirent complètement en 1468. À partir de 1479, sous l'impulsion des Rois catholiques, la course chrétienne contre l'Islam partagea le Maghreb en domaine d'influence portugaise et castillane. A la suite du traité d'Alcaçobas avec le Portugal, les Espagnols reconnurent les prétentions portugaises sur les côtes d'Afrique, du royaume de Fès aux terres de Guinée, ainsi que sur les îles: Açores, Madère, Cap-Vert. En échange, les Portugais reconnurent la possession des Canaries aux Espagnols auxquels ils laissèrent le champ libre pour la conquête du Royaume de Grenade Les historiens sont unanimes pour affirmer qu'entre le Maroc et l'Europe, l'Espagne dressait une barrière, le Maroc opposait ses propres forces de résistance à l'Empire des maîtres orientaux, et avait vu que seul, il échappait à la vassalité ottomane qui s'imposait aux autres régions de la Berbérie. La vague turque qui avait recouvert le monde musulman presque entier, et compressé la Perse, submergé l'empire byzantin, poussé jusqu'à Vienne, baigné la Péninsule des Balkans, l'Anatolie, la Syrie, l'Iraq, l'Arabie, l'Egypte, la Tripolitaine, la Tunisie et l'Algérie, cette vague était venue mourir à la frontière marocaine. Une fois les détracteurs de Moulay Ismaïl neutralisés, tels que son neveu Ben Mahrez à Marrakech et Khadir Ghaïlane au Nord, le Monarque entreprit de mettre de l'ordre dans son importante armée. Dans sa lettre adressée à Louis XIV et portée par le baron de Saint Amans, Moulay Ismaïl insistait sur la libération des prisonniers et il écrivait notamment: &laqno;Autant d'esclaves marocains qui souffrent en France nous seront envoyés, qu'ils soient habitants de Salé ou de Safi, nous délivrerons en échange autant d'esclaves français... /Ceci est la chose qui nous satisfait le plus au monde: c'est la libération des esclaves...». Le 26 août 1684, Moulay Ismaïl adressa une lettre en réponse à des propositions concernant des rachats d'esclaves maghrébins au capitaine Claude By Shovel à bord du "Charles". &laqno;Je vous salue vous et les autres capitaines, écrvait-il, pour ce qui concerne les esclaves que vous avez faits, ils sont de différentes villes et ne sont pas tous du nombre de mes sujets. Ce que j'en faisais était par charité, parce qu'ils sont musulmans et que c'est la nécessité qui les fait aller sur mer pour avoir de quoi vivre». Irritation Moulay Ismaïl profondément attristé d'apprendre que les chrétiens capturaient en mer des marocains, gens modestes, marins pêcheurs ou simples voyageurs par voie maritime; le sultan le fait savoir haut et fort: &laqno;Ceux qui sont du nombre de mes soldats, ils montent sur mer pour combattre et mourir s'il le faut, pour ma querelle, mais les Maures que vous avez pris, sont des gens de peu de considération, qui ne méritent pas qu'on y pense». Le grand Souverain extrêmement irrité par les Européens leur écrit:&laqno;Je veux désormais faire construire des vaisseaux aussi gros que les vôtres, et peut-être davantage. J'espère aller en course sur vous dans vos mers d'Angleterre, comme vous y allez sur nous dans les nôtres, et prendre à mon tour vos vaisseaux et vos capitaines». &laqno;J'ai écrit différentes lettres à Sa Majesté de Grande-Bretagne,de laquelle je n'ai point reçu de réponse. J'espère que celles que je recevrai de sa part m'assureront d'un bon accommodement entre nous». &laqno;Vous avez pris plusieurs vaisseaux, et vous en avez fait périr d'autres, vous avez croisé sur nos côtes, ce n'est pas le moyen d'établir une bonne paix entre nous, et ce n'est pas là même, un procédé d'honnêtes gens». Moulay Ismaïl devenait de plus en plus intransigeant dans ses rapports avec l'Europe colonialiste. Le 16 février 1694, les Marocains libérèrent Tanger de l'occupation anglaise après un siège et d'interminables combats qui avaient duré près de six ans. En avril 1694, les discussions au sujet de la libération des captifs flamands, et sans doute aussi des marchandises et des fournitures d'armes et de matériel, s'étant brusquement envenimées, Moulay Ismaïl déclarait la guerre aux Pays-Bas. Bientôt toute l'Europe maritime entrait en conflit avec le Maroc. Six navires de guerre anglais parurent devant Salé en juin. Juste après, une escadre portugaise de six grands vaisseaux vint croiser entre Salé et la Mamora pour appuyer les démarches en vue de la délivrance du gouverneur des Açores, D. Melchior de Torre, capturé par le raïs Roussay et toujours prisonnier au Maroc. Les flottes européennes faisaient un quasi blocus permanent devant Salé rendant la course salétine chaque jour plus périlleurse et moins &laqno;payante». Ben Aïcha, énergique et très bon marin, continuait avec succès à écumer l'océan. En 1684, ses exploits maritimes lui ont valu le titre de &laqno;général des vaisseaux de Salé». Sa campagne de 1691 fût une des plus fructueuses. Six prises furent portées à son actif de mars à mai. Succès L'Amiral opérait souvent de concert avec raïs Fennich. C'est ainsi qu'en septembre 1691, les deux corsaires s'emparèrent, à la hauteur des Îles Canaries, de quatre vaisseaux: un Français, un Gênois et deux Anglais. En 1694, Ben Aïcha fit toute sa campagne de course en compagnie de son frère Abderrahman. Celui-ci commandait un vaisseau de 18 canons et 130 hommes d'équipage. Les deux frères corsaires réussirent à rentrer, à la fin de juillet, l'un à la Mamora, l'autre à Salé, bravant les bâtiments de guerre portugais qui tenaient le blocus devant ces ports. Cette série de hauts faits maritimes valut à &laqno;l'amiral des vaisseaux de Salé» d'être tenu en particulière estime par Moulay Ismaïl qui lui confia sa fameuse ambassade à la cour de France en 1699. Dans sa lettre d'introduction auprès de Louis XIV, le Sultan présentait ainsi son ambassadeur: &laqno;Nous dirons à son sujet que, quoique'il soit connu seulement pour Amiral de nos mers, il a auprès de notre personne une bien plus forte faveur et une bien plus spéciale et singulière dignité, accès et honneur». En dépit de la grande habilité de l'Amiral marocain, sa mission en France ne fût pas un succès. Les négociations ont buté principalement sur l'échange ou le rachat des prisonniers. Le monarque français, sur les conseils de son ministre de la Marine, Pontchartrain et son adjoint de Bourepans, successeur de Seignelay (décédé en 1691) ne voulut pas, une fois encore, accepter l'échange de prisonniers de crainte de désarmer plusieurs galères de Toulon, et donc de la Méditerranée, mer que Colbert estimait réservée à la France. Grande estime Il faut dire que jusqu'à 1689, l'amirauté de Louis XIV avait bien songé à remplacer les rameurs turcs et marocains en ayant recours massivement aux très nombreux forçats français protestants. Par la suite, la marine française essaya les Africains et même les Indiens Peaux-rouges. Le Roi acquit aussi à plusieurs reprises des Guinéens afin de les &laqno;acclimater» sur ses galères. Plus que les mauvais traitements ou la fatigue de la rame, le froid décimait les survivants vendus à des planteurs des Antilles. Citons aussi l'envoi de guerriers iroquois sur les galères du Roi Soleil. Mais les Indiens n'ont pu remplacer les Maghrébins à l'aviron L'échec des négociations entre Louis XIV et Moulay Ismaïl s'avéra manifeste, car il était impossible de parvenir à un accord sur la question du rachat des captifs, et ce, en dépit de maintes tentatives C'est pourquoi, en 1702, le baron De Pointis, un des meilleurs marins de l'époque, proposa à Louis XIV de s'emparer de Rabat. La proposition de De Pointis ne retint pas l'attention de la Cour de Versailles, bien qu'elle fût minutieusement préparée. L'amirauté de Louis XIV conclut qu'il avait toutefois le grave tort de sous-estimer la valeur des troupes et des marins marocains. Effectivement, leur bravoure et leur compétence n'étaient pas inconnues de l'amirauté française. La marine marocaine était commandée par d'excellents marins. Parmi les raïs marocains salétins, les plus renommés de l'époque de Moulay Ismaïl, Raïs Ali El Hakem était considéré comme vice-amiral des vaisseaux de Salé et fût sans doute, disent les chroniques, celui qui eut la plus longue carrière de corsaire. Bravoure Rais Fennich, compagnon de course de Ben Aicha, appartenait à une famille considérée à Salé. Raïs Meîz, dit &laqno;le brave», comptait parmi les plus durs des corsaires de Salé. Rais Candil se fit une spécialité des courses en Méditerranée où il opéra notamment pendant toute la campagne de 1694, probablement parce que sa mission lui prescrit de s'attaquer principalement aux navires français chargés de grain. Raïs El Cortobi, père et fils, et Mohammed Raïs qui se signalèrent par la retentissante capture de la frégate &laqno;La Royale» en 1670 pour le compte de Moulay Ismaïl. Modernité Après avoir régné 57 ans et signé plusieurs traités de paix, de commerce et de navigation avec plusieurs nations européennes, Moulay Ismaïl mourut à Méknès en 1727. Le gigantesque effort maritime entrepris par ce grand souverain fut poursuivi par son petit fils Sidi Mohamed Ben Abdellah, intronisé en 1757. Ce jeune Monarque moderne, parfaitement au fait du commerce international, va, tout comme son grand père le puissant Moulay Ismaïl, axer sa politique sur la libéralisation des marins musulmans détenus en esclavage dans les galères chrétiennes de Toulon et de Marseille, et forçats dans les arsenaux de Malte. Plusieurs conventions internationales ont été signées dans ce sens avec la vieille Europe et aussi avec la jeune Amérique pour assurer la sécurité de circulation des hommes et des biens en mer. La course ne cessera définitivement qu'au XIX siècle, après la renonciation de Moulay Sliman en 1818 à la guerre sainte et la suppression de la marine chérifienne qui aura marqué toute une époque de son emprunte indélébile de protéger les côtes du Royaume. L'avènement du sultan Moulay Abderrahmane en 1822, coïncidait avec l'apparition en occident de la marine à vapeur et semblait ouvrir une ère nouvelle dans les rapports entre l'Europe et le Maroc. Le nouveau Souverain, de réputation libérale, adresse, peu après son intronisation, une lettre aux consuls où il leur exprimait ses bons sentiments à l'égard des puissances qu'ils représentaient. Le Portugal qui cherchait depuis des années une meilleure protection de ses pêcheurs hasardés sur les côtes du Maroc, fût le premier à tirer profit en 1823 du changement de Souverain en signant une convention. La Grande-Bretagne renouvela en janvier 1824 son traité de 1801 et le compléta par quelques articles interprétatifs. Floraison d'accords En fait, signalent les chroniques, peu d'années auparavant connurent autant de difficultés entre l'Europe et le Maroc que celles qui suivirent cette floraison d'accords. Moulay Abderrahmane avait, dès 1825, entrepris dans les principaux ports des actifs préparatifs pour le Jihad maritime. L'achat d'une corvette en Sardaigne et de deux goélettes aux États-Unis fût envisagé pour renforcer la flotte en construction à Rabat et à Salé. Les deux premiers bâtiments marocains armés en course pour croiser &laqno;depuis le cap Saint Vincent jusqu'au cap Finistère» quittèrent Tanger en novembre 1825. L'un était sous le commandement de Raïs El Hadj Abderrahmane Bargach et l'autre sous celui de Raïs El Hadj Abderrahmane Britel, grand Amiral du Maroc. Les premières prises, deux vaisseaux autrichiens, enhardirent les corsaires qui s'en prirent aux vaisseaux britanniques. Dès lors, il ne se passa point d'année sans quelque conflit avec les puissances européennes: blocus de Tanger par la division navale de Sir David Hope en 1828, bombardement de Larache, Asila et Tétouan par les Autrichiens en 1829, différend avec l'Espagne en 1829-1830. Le débarquement à Sidi Ferruch près d'Alger, le 14 juin 1830, de plus de 38 000 soldats sous le commandements de l'Amiral Duperré eut un effet des plus effroyables pour le peuple marocain. Le Maroc, jusque-là farouchement isolé, devint désormais le voisin immédiat d'une colonie française; il eut donc une longue frontière terrestre avec une puissance chrétienne. Ainsi, une période négative dans son histoire commença pour ne prendre fin qu'en novembre 1955. |
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| et vous saviez que ce meme roi(moulay ismail) a failli épouser la fille de louis 14 :-D |
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| "... aux autres régions de la Berbérie" Et oui à l'époque, on appelait un chat un chat :-) |
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c etait le beau temps c etait avant l apparition de l arabisme et pana-arabisme Soutenues par les britaniques et les francais ( donc par l imperialisme europeen ) |
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| Moulay ismail était en ourtre un vrai tyran, on trouve encore aujourd'hui dans les remparts de la vieille ville de meknes les os d'ouvriers qui seraient morts à la tache pour leurs construction, leurs corps y etaient mis comme du mortier.... Ce ne sait ce que cela vaut historiquement... C est aussi le monarque qui avait 1000 enfants, imaginez le nombre de femmes ... |
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#8
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| Citation:
pour les enfants, il en avait entre 50 et 100 maxi, aprés tu connait les exagérations des chroniqueurs de l'époque... tyran oui mais puissant, grace a lui et sa garde noire(100 000soldats-esclaves dévoué et féroce) le maroc a tenu les turcs a distance et a débouté les anglais de tanger et les portugais de larache...ce fut aussi un grand batisseur(les remparts de la medina de meknès, bab el mansour, les défences des oudaias, canon, meurtrières..etc) :-D :-D |
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#9
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| Pour les 1000 enfants c est les cours d'histoire de l'éducation nationale marocaine, pour les os, ils sont encore visibles dans les remparts de la ville de Meknes, quant à son rôle pour garder à distance les othomans et autres puissances étrangères, je n'en doute pas... de son vivant il avait aussi assiègé Sebta pendant des disaines d'années mais il n'avait pas réussi à la reconquerrir... Citation:
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#10
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| c'est vrai mais il était affaibli parce que il y avait les ottomans a l'est les espagnols(qui était en supériorité en armes) les portugais(encore eux :-x ) a larache et les anglais a tanger!! t'imagine l'effort de guerre qu'il a pu vivre!! pour les os de meknès: les hommes du mégalithique au maroc prospère partout dans les terres... pour les 1000 enfants de ton éducation nationale, je doute un peu pas toi nbarch?? 1000drari malou hada?? handou khnichates machi klaoui!! :lol: |
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