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| http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHin...amed%20III.jpg interressons nous un peu a notre glorieux passé et précisement l'histoire d'un grand homme qui vivait à l'époque de louis le quatorzième... ........ Le Grand Raïs : Ben Aïcha A une époque récente, se détache la figure d'un grand Raïs qui eut, à la fin du XVIIe siècle, son heure de célébrité, et peut être considéré comme le dernier des grands Raïs de Salé. Il s'agit de Sidi Abdallah ben Aïcha (ou ben Aïssa), souvent désigné aussi sous l'appellation de Benache. Le personnage est plus géné*ralement connu par son ambassade auprès de Louis XTV en 1698 et la stupéfiante mission dont il fut ensuite chargé par le Sultan Moulay Ismail, celle de demander, pour son maître, la main de la princesse de Conti ! ! ! Mais avant d'être élevé au rang d'ambassadeur, Ben Aïcha s'était principalement signa*lé comme un grand Raïs . Sa carrière maritime semble avoir débuté vers 1672 ; elle fut avec un grand éclat pendant les premières années. En 1684, Ben Aïcha, qui portait le titre de "général des vais*seaux de Salé", eut, à plusieurs reprises, maille à partir avec les frégates de Sa Majesté britannique. Le 15 juillet, poursuivie par les Anglais, il fut contraint de s'échouer à quatre lieues de Salé et réussit à échapper à ses adversaires, en gagnant le rivage. Le 15 novembre 1686, il s'empara d'un bateau de Honfleur, de 100 tonneaux, chargé de toile, l'Espérance (ca*pitaine Guillaume Beurier ), mais cette prise, qu'il conduisait à Salé, se perdit sur la barre, en tentant de rentrer au port. Ses exploits se multiplièrent en 1687. Il montait alors un beau navire de 22 canons, mais "le corps du bâtiment est mal fabriqué" déclarait André Piolle, consul de France à Alger. Néanmoins, le 12 mars, naviguant sous pavillon d'Alger, il captura, sans avoir à tirer un coup de mousquet, le navire Le Mercier du Havre (capitaine Renoart), de six ca*nons, chargé de blé pour Marseille et l'emmena à Alger. Le 20 mars, il prit deux tartanes de Martigues, Saint-Esprit et Suinte-Marie, chargées d'alun, de riz, de vin et de noisettes. Le 25 mars, ce fut un navire anglais, transportant du vin et de l'eau-de-vie. Du 11 au 14 mai trois navires de Saint-Valéry-en-Caux, chargés de blé, La Non Pareille, La Françoise, La Notre-Dame de Bonport, furent capturés et amenés l'un à Tétouan, les deux autres à Alger. La réputation de Ben Aïcha grandis*sait et son activité préoccupait les autorités françaises. Alors que la guerre devenait chaque jour plus périlleuse , Ben Aïcha, énergique et bon marin, continuait avec succès à écumer l'Océan. Sa cam*pagne de 1691 fut une des plus fructueuses de sa carrière. Six prises furent portées à son actif de mars à mai. En juillet, il captura près de Lisbonne une caravelle portugaise, chargée de blé, et remit les 23 hommes d'équipage comme esclaves au roi du Maroc. Il opérait souvent de concert avec le rais Fennich. C'est ainsi qu'en septembre 1691, les deux rais s'emparèrent, à la hauteur des îles Canaries, de quatre vaisseaux, un français, un génois et deux anglais. Le 26 Septembre, ils se rendirent maîtres encore, non sans une honorable résistance de leurs victimes, de deux navires français allant en Amérique, Le Modéré (capitaine La Roche) "qui s'est fort bien battu", et un autre de Bordeaux (capitaine Le Sage) qui ne se rendit qu'après une heure de combat. Intrépide, Ben Aïcha n'hésitait pas à prolonger ses exploit en hiver. En 1693, le général Ben Aïcha commandait un bâtiment de 24 canons ayant un équipage de 180 hommes. Son principal succès fut la prise d'un grand vaisseau portugais se rendant à Lisbonne en provenance du Brésil et portant une riche cargaison de cacao, cannelle, girofle et sucre, estimée pour une valeur de 50.000 livres. Bien qu'armé de 20 canons de huit livres de balles, ce navire se laissa capturer sans tirer un seul coup de feu. Ben Aïcha fit toute sa campagne de course de 1694, en compagnie de son frère AbderRahman ; celui-ci commandait un vaisseau de 18 canons et 130 hommes d'équipage. Les deux frères réussirent à rentrer, à la fin de juillet, l'un à la Mamora, l'autre à Salé, bravant les bâtiments de guerre portugais qui tenaient le blocus devant ces ports. Ayant repris la mer à l'automme, les frères Ben Aïcha rentrèrent à la Mamora, le 12 décembre, ayant encore fait deux prises : un navire anglais de 100 tonneaux, chargé de morues et de harengs, capturé en vue de Madère, et un navire francais l'Hirondelle, de 200 tonneaux de 4 canons et 21 hommes d'équipage, chargé de sucre brut, de cacao et de cannelle pour une valeur de 80.000 livres, saisi entre les Açores et Madère, à son retour de la Martinique. En 1695, toute la famille Ben Aïcha fut à la mer. Sur cinq navires, trois étaient commandés par le "général des vaisseaux de Salé", son frère et son fils. Au cours de la compagne d'été, Ben Aïcha, père et fils, opérant de conserve, se saisirent, à 7 ou 8 milles des Açores, d'un petit navire hollandais d'Amsterdam, chargé de 180 tonnes de vin et moulé par 10 hommes d'équipage. Les Ben Aïcha au complet reprirent la mer en septembre ; ils firent une profitable campagne d'automme. A la hauteur de Ténériffe, les trois Rais agissant en groupe, s'emparèrent d'une riche flûte hollandaise, chargée de 326 boutes de vin et de quatre tonneaux d'eau-de-vie, d'une valeur de 40.000 piastres. Ils rentrèrent à la Mamora en janvier 1696, non sans avoir encore capturé deux barques de pêche aux Canaries. L'année 1696 fut moins heureuse pour eux. Abder-Rahman voulut tenter sa chance en Méditerranée en novembre ; poursuivi par deux vaisseaux français, il fut obligé de s'échouer à Bougie et sa carrière se trouva interrompue pendant deux ans. En 1697, Abdallah reprit ses courses. Ses rapports avec J.-B. Estelle, jadis cordiaux sinon amicaux, s'était brusquement aigris et le consul francaisà Salé le qualifiait "d'ennemi juré des Français". La dernière croisière de course d'Abdallah ben Aïcha eut lieu en 1698 ; elle dura trente-huit jours. L'amiral de Salé montait alors un vaisseau lui appartenant en propre, armé de 20 canons et 24 pierriers et comprenant un équipage de 200 hommes "les meilleurs de Salé, bien nourris et bien payés". Avec cette puissante unité, le vieux Rais fit encore cinq prises, trois navires français et deux anglais. Deux venant de La Rochelle et se rendant à Terre-Neuve furent capturés dans le golfe de Gascogne, le troisième allait de Bordeaux au Canada et succomba à soixante milles du cap Finisterre. Ces prises étaient de peu de valeur mais elles entraînèrent la captivité de trente-cinq nouveaux esclaves français. |
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| Non, je connais pas, par contre je connais Raïss Aârab Atigui. :-D |
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| Citation:
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| Le premier diplomate Marocain. A connaître. ;-) |
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| le plus grand pirate ossi ;-) :-D |
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| non je connais pas ;-) |
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