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| 15-06-2005 Affaire Maher Arar Le SCRS aurait pu assister à l'interrogatoire d'Arar Presse Canadienne Ottawa Les autorités syriennes ont offert au Service canadien du renseignement de sécurité d'assister à un interrogatoire de Maher Arar alors qu'il était en détention en Syrie, a déclaré mercredi l'ancien ambassadeur du Canada à Damas. Témoignant à l'enquête publique chargée de déterminer l'implication du Canada dans cette affaire, Franco Pillarella a précisé que l'offre lui avait été faite personnellement par le général Hassan Khalil, chef des services de renseignement syrien. Lorsque M. Pillarella lui a demandé si un responsable canadien pourrait interroger Maher Arar directement, M. Khalil a répondu qu'il serait bienvenu et qu'il pourrait s'assurer que tout se passe dans les règles. Des preuves déjà soumises devant le juge Dennis O'Connor, qui préside l'enquête, ont démontré que des agents du SCRS s'étaient effectivement rendus à Damas en novembre 2002. Mais ces visites ont plutôt porté sur des questions de cueillette de renseignements sur les activités terroristes. «Le SCRS n'a jamais rencontré Arar en Syrie ou été témoin des interrogatoires», avait soutenu Stephen Bindman, un porte-parole du gouvernement fédéral. M. Pillarella n'a jamais expliqué dans son témoignage public pourquoi l'offre syrienne avait été rejetée. Mais une bonne partie de son témoignage est demeurée secrète pour des raisons de sécurité nationale. Pour sa part, l'avocat d'Arar s'est interrogé sur les raisons qu'auraient eues le SCRS de participer à un tel interrogatoire. «Quel aurait été l'avantage pour M. Arar d'être interrogé par un agent canadien dans une prison syrienne?», a lancé Me Lorne Waldman. À l'extérieur de la salle d'audience, Me Waldman a soutenu à nouveau que M. Pillarella était en conflit d'intérêts puisqu'il devait d'un côté faire libérer Arar et de l'autre rassembler des renseignements pour le SCRS ou la GRC qui auraient ensuite pu être utilisés contre lui. «Il me semble qu'il était beaucoup plus intéressé à recueillir des renseignements qu'à protéger les droits d'Arar», a-t-il ajouté. Maher Arar, un canadien d'origine syrienne, a été arrêté en septembre 2002 lors d'une escale à l'aéroport Kennedy de New York alors qu'il revenait d'un séjour au Moyen-Orient. Les autorités américaines le soupçonnaient d'avoir des liens avec le réseau terroriste Al-Qaeda. Malgré son passeport canadien, Arar fut finalement déporté en Syrie où il a été arrêté et emprisonné pendant près d'un an. M. Arar, qui nie formellement toute appartenance à un réseau terroriste, affirme avoir été torturé par les autorités syriennes au cours de son emprisonnement. Mais tout en reconnaissant que les conditions de détention de Maher Arar étaient pénibles et que ses droits étaient «probablement bafoués», M. Pillarella a soutenu pour une deuxième journée de suite qu'il n'avait aucune preuve que M. Arar était torturé |
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