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Vieux 01/07/2005, 16h49
 
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Par défaut Italcementi injecte 1,6 milliard de DH au Maroc

Italcementi injecte 1,6 milliard de DH au Maroc

Entretien avec Carlo Pesenti, chief executive officer du groupe


Le numéro un du groupe italien Italcementi a fait le déplacement au Maroc pour la signature de la convention d’investissement avec le Premier ministre. Ainsi, 90 millions d’euros seront injectés dans le site d’Agadir. La maison mère compte investir 1,6 milliard de DH sur l’ensemble des métiers. L’objectif est doubler la capacité de production de Ciments du Maroc. Il n’est pas exclu que le groupe incite sa filiale marocaine à investir en Egypte notamment.

- L’Economiste: Vous venez de signer une convention avec les pouvoirs publics. Quelles en sont les grandes lignes?
- Carlo Pesenti: Italcementi Group compte investir à Agadir dès l’année prochaine 90 millions d’euros pour augmenter la capacité de production du site.
L’objectif du groupe est de renforcer sa présence au Maroc. Cet investissement s’inscrit dans le cadre des choix stratégiques de croissance. Il permettra également de parfaire les performances environnementales de l’usine d’Agadir en recourant à des technologies récentes. D’autres investissements seront également consentis dans d’autres métiers du groupe, notamment le béton et les granulats ainsi que la modernisation des sites de production. L’enveloppe globale est d’environ 140 millions d’euros.
- Qu’est-ce qui justifie, aujourd’hui, cet engouement pour le Maroc?
- Le groupe confirme ainsi sa volonté et son engagement permanent à investir au Maroc. C’est aussi une marque de confiance, car sur les 15 dernières années, nous avons investi quelque 450 millions d’euros. A cela s’ajoute 1,6 milliard de DH supplémentaires dans le processus de développement du groupe au Maroc.
Pour nous, la région d’Agadir offre de bonnes perspectives compte tenu des investissements dans le tourisme. La nouvelle usine sera donc opérationnelle à l’horizon 2008 et portera la capacité de production totale à 2 millions de tonnes de ciment par an. Après extension, les usines de Safi et d’Agadir vont devoir exporter. Les investissements consentis vont les rendre plus compétitives sur les marchés étrangers. D’ailleurs, elles auront non seulement la capacité mais pourront aussi optimiser la proximité avec les ports. Ce qui permettra d’exporter des quantités importantes de clinker et de ciment vers l’Afrique de l’Ouest, le Cap Vert ou encore les Iles Canaries.

- Le marché cimentier marocain recèle un fort potentiel de croissance. Quelle est la stratégie de votre filiale?
- Pour Ciments du Maroc, nous voulons maintenir notre position sur le marché. Nous sommes déjà leader dans le sud, nous comptons consolider cet acquis et améliorer notre positionnement. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à une phase où les surcapacités seront totalement absorbées et l’excédent exporté. Nous comptons maintenir cette tendance dans les années à venir.

- Mais le prix du ciment au Maroc reste des plus élevés compte tenu notamment du coût de l’énergie…
- Le prix du ciment, s’il est exprimé en dollar, n’est pas très loin de ce qui est pratiqué dans les marchés du sud de la Méditerrannée. Aujourd’hui, le prix est d’environ 45 dollars en Egypte. Pour ce pays par exemple, la dévaluation de la Livre fait que ses prix intérieurs exprimés en monnaie locale augmentent de manière drastique, mais convertis en dollars, ils semblent baisser. Pour ce qui est de l’énergie, le Maroc n’a pas encore de sources d’énergie propre comme c’est le cas en Egypte, en Libye ou en Algérie. A cet effet, nous avons des projets au Maroc pour installer des capacités de production d’énergie afin de contrôler les coûts. Concrètement, nous comptons mener des opérations dans le gaz et l’éolien. Deux opportunités sont à l’étude. Nous allons également explorer d’autres sites dans l’éolien à Essaouira et nous prospectons, en partenariat avec d’autres groupes, la production d’électricité par turbines à gaz.
- Dans votre stratégie de diversification géographique, pensez-vous faire jouer des synergies entre les marchés égyptien et marocain?
- Le groupe est très fortement implanté dans la région de la Méditerranée où nous sommes en train de développer des partenariats. En mars dernier, le groupe a mené à terme un programme d’investissement qui lui a permis de prendre le contrôle de Suez Cement Company, société leader du secteur en Egypte, avec une part de marché de 22% et une capacité de production de 8 millions de tonnes/an. Nous sommes effectivement en train d’étudier le déploiement de synergies entre les deux marchés. Mieux encore, le Maroc étant une filiale historique du groupe -c’est la première à l’étranger- il sera probablement invité par la maison mère à investir en Egypte.

- Votre nouvel investissement, c’est aussi pour la protection de l’environnement. Comment?
- Certes, nous comptons investir pour étendre notre capacité de production. Mais les nouvelles lignes d’Agadir ont été conçues justement dans une vision moderne afin de réduire les émissions, les bruits et améliorer l’esthétique du site. C’est un package standard qui est similaire à nos investissements en Italie, en Espagne… Nous comptons utiliser les mêmes technologies partout où nous sommes implantés. Et c’est le standard le plus élevé que nous appliquons chez nous. Pour nous, il s’agit de reconduire partout la technologie la plus évoluée. Il n’y a pas de différence entre pays émergent et pays développé.

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Recyclage de pneus usagés



Le groupe Italcementi mène une activité de valorisation énergétique. Il s’agit de l’incinération des pneus usagés et déchiquetés. C’est une technique utilisée dans les pays les plus regardants sur les problématiques environnementales, indique le management. Cette activité, permet, selon Mohamed Chaibi, de contribuer à l’élimination des déchets. Les cimentiers sont, selon lui, les meilleurs incinérateurs de pneumatiques, car ils peuvent détruire les molécules et les dioxines.



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Nouveaux produits



Pour le numéro un de Italcementi, le groupe développe déjà de nouveaux produits et services pour le marché de demain. “Nous avons des projets très importants dans ce sens et comptons faire des investissements au Maroc pour produire notamment des adjuvants”, annonce Carlo Pesenti. Le béton est constitué essentiellement de ciment, d’agrégat, de l’eau et de produits chimiques, les adjuvants. “Crâce à la chimie organique, nous pouvons développer du béton très évolué et à la mode sur le plan décoratif”. Les entreprises marocaines ont acquis un savoir-faire dans ce sens. Ce qui fait que nous avons déjà commencé la fabrication à Casablanca d’un béton coloré spécial. Il n’est pas exclu, si le volume le nécessite de mener des investissements conséquents au Maroc. Cet aspect innovant pour des marchés comme le Maroc qui n’ont pas encore atteint les standards de diversification est jugé très porteur.



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ALE: Risque ou opportunité?



Pour Mohamed Chaibi, PDG de Ciments du Maroc et président de l’Association professionnelle des cimentiers, beaucoup parlent de risque lié à l’ouverture des frontières. “Mais ce qu’il faut retenir, c’est que là où il y a risque, il y a certainement des opportunités à saisir”. Pour le cas de l’accord Quadra et de l’Egypte par exemple, Chaibi minimise les risques. Selon lui, le pays des Pharaons devra entreprendre une mise à niveau des ratios techniques. De plus, l’Egypte n’a pas aujourd’hui les quantités suffisantes pour exporter vers le Maroc. Et d’ajouter que le coût du fret fait qu’il n’est pas évident de transporter le ciment de l’Egypte vers le Maroc. Si l’on prend 45 dollars la tonne, il va falloir ajouter le coût du fret ainsi que la TIC. Au final, le prix sera supérieur à celui pratiqué chez nous. A l’inverse, estime Chaibi, l’accord Quadra peut permettre au Maroc de développer des activités et des investissements auprès des pays partenaires.

Propos recueillis par
Amin RBOUB


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  #2  
Vieux 01/07/2005, 16h56
Avatar de elmatadory
 
Date d'inscription: août 2004
Messages: 434
Par défaut Italcementi injecte 1,6 milliard de DH au Maroc

Pretty good,

c'est vrai qu'aprés leur dernière OPR pour le rachat de leur propres actions, tt le monde s intérrogaient sur la vraie cause de cette réduction de capital aprés une situation d excess cash trés gormante.(Le groupe éstimait qu'il n y avait plus besoin d investir ces sommes excedentaires)
Maintenant, sur Italcementi veut se lancer dans le marché egyptien à travers sa filiale marocaine. je trouve ça trés intelligent surtout aprés la signature d'un accord billatéral entre le maroc et l'égypte lors de la récente visite royale...

Mais, la nécessité d avoir des garnaties sur l réinvestissements des profits dégagés par cet opération au maroc même me parait trés essentielle.
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