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| 22.07.2005 C'était du délire. De mémoire de Casablancais, jamais un artiste n'a drainé et séduit autant de spectateurs. Jeudi soir, ils étaient plus de 160 000 au stade de Sidi Bernoussi. Ils se sont exaltés, ils ont dansé, ils ont expurgé leur mal de vivre. A l'affiche, Bilal, ce chanteur de Raï qui n'a pas forcément les honneurs des médias ou le soutien des grandes maisons de production, mais qui s'est imposé, grâce à son talent, comme l'idole d'une jeunesse maghrébine frustrée. Le chanteur a fait exulter les jeunes de la capitale économique Né à Cherchell, près d'Alger, Bilal Mouffoka à grandi à Oran. Bilal fait le conservatoire puis écume les fêtes et les mariages pour aiguiser son art. En 1987, il remporte avec son groupe El Ahouar le 1er prix d'un concours de chanson. L'idée de devenir chanteur de raï a germé en lui en 1989, au moment de son arrivée à Marseille, en France. Chantant dans les bar et les fêtes familiales à ses débuts, il s'est rapidement fait remarquer pour ses qualités, aussi bien humaines qu'artistiques. A une question, sur ses origines, du journaliste de l'Humanité Victor Hache, Bilal répond : «J'avais trois mois quand mes parents ont divorcé. J'ai été élevé par mon grand-père. Il est l'homme que j'admirais le plus au monde. C'était quelqu'un de modeste qui avait une bonne éducation. Il était respecté par tout le monde. Il était tout pour moi. Le jour où il est mort, ça été le début de ma galère. C'est à partir de ce moment que j'ai décidé de quitter Oran pour Marseille où j'ai tenté ma chance. Ce n'était pas vraiment pour devenir chanteur, mais pour changer, voir ce qu'est l'exil». Le hasard et la détermination font bien les choses. De cet «exil» et des conditions de vie des maghrébins, aussi bien chez eux qu'ailleurs, Bilal tire la substance de son art. Loin de l'hypocrisie, avec sincérité, honnêteté et respect de la parole donnée, il s'est forgé une réputation. Il sort sa première cassette en 1997. «Je ne voulais pas devenir célèbre, déclare-t-il à la presse, mais dire ce que j'avais sur le coeur. J'ai rencontré un petit producteur qui y a cru. Six mois après, tout le monde en avait entendu parler. J'en ai vendu 3 millions depuis». Ce sera le début d'une belle aventure jalonnée de succès populaire incontestable. Le rebelle des temps modernes a forcé la main au destin en offrant à son public un raï qui intègre les diverses influences de l'artiste sans trahir son identité profondément maghrébine. Bilal est adulé par la jeunesse et particulièrement celle issue de milieux défavorisés. Malika, une fan inconditionnelle lui a écrit ces mots qui résument tout : «Que de belles paroles sur votre dernier album. Vous avez l'âme d'un poète, le parfum est inhérent aux fleurs, ainsi les sages reconnaissent-ils l'âme dans le corps. De l'amitié à l'amour de la vérité qui n'a qu'une couleur. Merci pour vos belles paroles». En effet, plus que sa musique qui est d'ailleurs bien faite, ce sont les paroles qui séduisent le plus le public. Par leur simplicité et leur profondeur, ses chansons sont un cri de rage, mais pas de désespoir, un hymne à l'avenir et non une litanie de plaintes. Justement, à propos de ses textes, Bilal affirme : «je parle de la réalité, du quotidien, du social, des jeunes qui n'ont plus d'espoir et surtout de ce qu'il faut faire pour s'en sortir». Ces jeunes, évidemment, ils sont venus de tous les quartiers de Casablanca pour l'écouter, partager ses émotions et se défouler. Certains sont venus de très loin, à pied, pour prendre part à l'évènement. Dès la fin de l'après-midi, le stade de Sidi Bernoussi était archi-comble. Même les promontoires qui le surplombent étaient envahis par une foule hallucinée mais disciplinée et qui a bien compris le message. En effet, Bilal invite les jeunes à se prendre en charge, à devenir plus responsables. Il dénonce certes les dysfonctionnement de notre société, avec une certaine ironie, mais ses chansons restent positives. C'est un tempérament. Il se veut lui-même comme l'exemple de cette jeunesse qu'il veut affable, agressive, dans le sens noble et performante. D'ailleurs, s'il prend aujourd'hui une envergure, les autographes, le côté vedettariat c'est vraiment pas son truc. On sent justement dans sa musique, dans son évolution sur scène, ce côté innocent, spontané, cordial. C'est ce qui fait son charme. Il a su transmettre cela aux 160 000 spectateurs qui sont venus le voir et à auxquels nous rendons un vibrant hommage pour leur comportement exemplaire. Il faut signaler que le service d'ordre était impeccable et bien organisé. Les temps ont bien changé. On peut maintenant exprimer librement et sa joie et ses idées le matin du sahara |
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les 160 000 spectateurs sont juste les habitants des deux immeubles en face du stade!!! :-D :-D
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tu aime bien Bilal Madame :-D
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bien au contraire monsieur :-D
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mais c'est serieux il y avait 160 000 personnes c'est enorme quand meme :-o |
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oui c serieux c''est un article d'un journaliste.. et toi al-bit...ferme la un peu ; tu feras du bien pour ce site :-P |
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oui oui c'est que tu te sens visé toi!!! je suis pas marié et c'est quoi le rapport??? t es un peu dingue ou alors bete :-D plus de reponse :-x |
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