les risques liés à la pillule


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  #1  
Vieux 25/07/2005, 17h09
 
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Par défaut les risques liés à la pillule

Salam a toutes (voire tous)
je suis novices en la matiere, jusqua la j utilisais des preservatifs mais 2 accidents me sont arrivees a seulement 3 mois d interval!!! or la pilule du lendemain ne doit etre prise que de maniere strictement exceptionnelle. la pilule me fait peur mais mon mari insiste pour que je la prenne....

que pouvez vous me dire au sujet de la pilule, TOUT ce qu il faut savoir avant de se jeter (je compte evidemment voir un gyneco mais je souhaite tout de mm avoir vos suggestions)

D AVANCE MERCIIII
BISOUS
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  #2  
Vieux 25/07/2005, 17h12
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Par défaut La pilule: risque pour les grossesses futures, dereglement hormonal, prise de poids...?

Ecoutes des millions de femmes ont pris la pilule avant toi et elles n'en sont pas morte.

Tu n'as rien à craindre à la prendre.

Et puis c'est pas vrai ca fait pas grossir...à part si tu mange comme une grosse vache, là je comprendrais...mais là c'est un autre pb.

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  #3  
Vieux 25/07/2005, 17h14
 
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Par défaut La pilule: risque pour les grossesses futures, dereglement hormonal, prise de poids...?

a vrai dire c le cas d une collegue (exceptionnel sans doute mais qui fait cogiter qd mm) qui a commence a 20 ans, elle est tomber enceinte pour la 1er fois a 34 ans et fausse couche...

tu la prends j imagine...?
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  #4  
Vieux 25/07/2005, 17h15
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Par défaut La pilule: risque pour les grossesses futures, dereglement hormonal, prise de poids...?

20 questions essentielles sur la pilule

La contraception hormonale est la méthode contraceptive la plus utilisée en France. Depuis l'apparition de la première "pilule" ostro-progestative en 1955, de nombreuses évolutions se sont succédées pour aboutir aux dernières mini pilules. Vingt questions pour tout savoir sur ces petits comprimés que vous avalez quotidiennement.


1 - Qu'est-ce que la pilule ?

Il s'agit d'un produit empêchant toute grossesse non désirée, même en cas de rapports sexuels : c'est un contraceptif. Son action est réversible à l'arrêt de la prise.

Son utilisation est facile, efficace et sans danger pour la femme si les contre-indications sont respectées.

C'est une association de deux hormones très proches des hormones naturelles de la femme : l'ostrogène et la progestérone.

2 - A quoi ressemble la pilule ?

Ce sont des boîtes de 21 ou 22 comprimés (plaquette). On utilise une plaquette par cycle (et donc par mois).

3 - Pourquoi existe-t-il autant de pilule ?

Il existe différents dosages et différents mélanges d'hormones. De plus, le progestatif utilisé est plus ou moins "moderne".

Une grande variété de pilules permet d'adapter la prescription à chaque femme.

4 - Quels sont les différents types de pilule ?

Les pilules séquentielles : au début, seul l'ostrogène est contenu dans les comprimés. Puis la progestérone est rajoutée en deuxième partie de cycle. Ces pilules miment le cycle naturel et ne sont prescrites que dans certains cas (après un curetage par exemple).

Les pilules combinées : l'ostrogène et la progestérone sont associés d'emblée. C'est l'ostrogène qui fait la "force" de la pilule (50, 35, 30, 20 ou 15 gamma d'ethynil-oestradiol). Ce sont les pilules les plus utilisées.

Les pilules micro-progestatives : ces pilules ne contiennent que de la progestérone et doivent être prises en continu. On les utilise après un accouchement chez les mamans qui allaitent par exemple.

5 - La pilule est-elle dangereuse ?

Non. Contrairement à certaines idées reçues la pilule n'est pas dangereuse. Elle ne rend pas stérile et ne donne pas de cancer ou de maladie. Rappelons également que les enfants issus de femmes ayant pris la pilule pendant des années sont normaux.

Des millions de femmes utilisent la pilule dans le monde et c'est le premier mode de contraception en France.

6 - Peut-on fumer et prendre la pilule ?

L'association tabac/pilule est très mauvaise. Elle accentue gravement le risque cardiovasculaire (infarctus du myocarde, thrombose). Pratiquement tous les accidents graves sont liés à un tabagisme, même peu important.

Il faut diminuer la consommation de tabac le plus possible et si possible arrêter. Si vous êtes une grosse fumeuse, on ne vous prescrira pas la pilule.

7- La pilule fait-elle grossir ?

La pilule ne fait pas toujours grossir. Il y a des femmes qui maigrissent sous pilule mais c'est plutôt la prise de poids qui entraîne des plaintes des utilisatrices. Quant aux kilos "pris", quand elle est liée à la pilule, elle ne dépasse pas 1 kg.

La pilule est apéritive et peut amener à manger plus. Il faut alors surveiller son alimentation et ne pas se laisser aller à des excès alimentaires inconsidérés. Il n'y a pas de prise de poids sans excès de nourriture.

Les femmes ayant tendance à prendre du poids devront redoubler d'attention.

8 - La pilule : comment ça marche ?

La pilule agit sur les 3 "verrous" de la contraception.

Elle bloque l'ovulation : les ovaires sont "mis au repos" et il n'y a pas d'ovulation ;
Elle empêche la nidation : l'endomètre est plus mince et est impropre à recevoir un éventuel embryon ;
Elle rend la glaire cervicale hostile aux spermatozoïdes : la glaire du col de l'utérus est épaisse et empêche les spermatozoïdes de passer.


9- La pilule est-elle réellement efficace ?

Aucun moyen de contraception n'est sûr à 100 % mais la pilule est le moyen le plus fiable si elle est prise correctement.

Tous les échecs sont dus à une mauvaise utilisation.

10 - L'action de la pilule est-elle parfaitement réversible ?

On prend la pilule quand on a besoin d'une contraception de longue durée (au moins quelques mois).

L'effet est réversible. Il suffit d'arrêter la prise de comprimé pour retrouver sa fertilité antérieure.

90 % des femmes qui arrêtent la pilule pour avoir un enfant sont enceintes dans l'année.

11 - Qui prescrit la pilule ?

Tous les médecins peuvent prescrire la pilule, mais ce rôle est plutôt celui des généralistes et des gynécologues.

On peut consulter un médecin à l'hôpital, en cabinet ou dans un centre de planning familial (pilule et consultation gratuites).

12 - Comment se passe une consultation pour une prescription de pilule ?

Le médecin va d'abord vérifier par un interrogatoire médical que vous n'avez pas de contre-indications à la prise de pilule.

Votre poids et votre tension artérielle seront vérifiés. Vous aurez un examen médical général succinct, un examen gynécologique avec réalisation d'un frottis cervical et un examen de la poitrine. L'examen gynécologique n'est pas du tout systématique chez les très jeunes femmes.

Le médecin vous prescrira un bilan biologique avec dosage de la glycémie, du cholestérol et des triglycérides.

13 - Quelle est la surveillance d'une femme sous pilule ?

Vous devez voir votre médecin une à deux fois par an pour un examen clinique général (poids, tension, état général) et gynécologique (frottis de surveillance, seins).

Une prise de sang tous les deux ans environ permettra à votre médecin d'effectuer un bilan biologique. Le médecin vérifiera votre bonne tolérance à la pilule.

14 - Comment prend-on la pilule la première fois ?

Vous devez prendre le premier comprimé le premier jour de vos règles puis un comprimé par jour jusqu'à la fin de la plaquette (21 jours). Si vous commencez le comprimé le matin, vous devez continuer le matin (idem si vous préférez le soir) à peu près à la même heure de la journée. L'important est de prendre la pilule à un moment ou vous y pensez. La pilule est efficace dès le premier jour si vous la prenez correctement.

Une fois la plaquette terminée, vous devez faire une interruption de 7 jours. C'est pendant cette période que vos règles arriveront.

15 - Comment prend-on la pilule par la suite ?

Il faut commencer la deuxième plaquette au huitième jour d'interruption même si les règles ne sont pas terminées. Vous reprenez donc 1 comprimé par jour pendant 21 jours pour arrêter encore 7 jours. Vous commencez la troisième plaquette au huitième jour et ainsi de suite.

Il est inutile de faire des périodes d'interruption "pour faire une pause ou pour mettre ses ovaires au repos". De telles idées constituent des aberrations, c'est même le meilleur moyen pour tomber enceinte.

16 - Que faire en cas d'oubli ?

Si vous oubliez un comprimé, il faut le prendre au moment ou l'on s'en rend compte et prendre le comprimé du jour normal. Par exemple, je me rends compte à 8 heures que j'ai oublié mon comprimé de 20 heures de la veille. Je le prends donc à 8 heures et je prends mon comprimé normal à 20 heures. Le délai maximum de sécurité est de 12 heures pour la plupart des pilules. Attention! Pour les pilules microdosées, ce délai n'est que de 3 heures! Au delà, vous devez considérer que vous n'êtes plus protégée et donc utiliser un autre moyen de contraception jusqu'aux prochaines règles.

Si vous oubliez deux comprimés de suite, vous devez continuer votre plaquette jusqu'au bout et utiliser un autre moyen de contraception jusqu'à l'arrivée des règles. Si vous avez un rapport sur les deux jours d'oubli, vous pouvez utiliser la pilule du lendemain.

17- Que faire si vous saignez en dehors de la période d'interruption ?

Si le saignement survient au cours des premiers mois d'utilisation et qu'il est peu important, il faut patienter un peu afin que l'utérus s'habitue à la prise hormonale. Il ne faut pas interrompre la prise de pilule. Si les saignements persistent, il faut consulter votre médecin afin de changer de pilule.

Si le saignement survient après plusieurs mois ou années d'utilisation, il est préférable de consulter votre médecin. Il peut s'agir d'un effet secondaire du progestatif.

18 - La pilule diminue-t-elle les douleurs de règles ?

Oui, car sous pilule la quantité de sang menstruel est moins importante, ce qui diminue d'autant les douleurs de règles. De plus, la pilule permet d'avoir un cycle régulier et de prévoir le moment des règles. La pilule ne modifie pas la taille des seins.

19 - Y a-t-il des médicaments à ne pas prendre avec la pilule ?

Oui, certains médicaments diminuent l'effet contraceptif de la pilule :

Les antituberculeux ;
Les barbituriques ;
Les antiasthmatiques.
N'hésitez pas à en parler à votre médecin.

20 - La pilule après un accouchement ?

Si vous n'allaitez pas, vous pouvez commencer la pilule à l'arrêt du traitement stoppant la montée de lait (soit 3 semaines après l'accouchement) sans attendre le retour de couches.

Si vous allaitez, vous pouvez utiliser des microprogestatifs trois semaines après l'accouchement, à prendre en continu sans interruption. Vous ne pouvez pas prendre une pilule classique car les oestro-progestatifs passent dans le lait maternel.

Dr Joël Agénor



http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/pilule_contraceptive.htm
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  #5  
Vieux 25/07/2005, 17h16
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Par défaut La pilule: risque pour les grossesses futures, dereglement hormonal, prise de poids...?

Citation:
yasminana a écrit*:
a vrai dire c le cas d une collegue (exceptionnel sans doute mais qui fait cogiter qd mm) qui a commence a 20 ans, elle est tomber enceinte pour la 1er fois a 34 ans et fausse couche...

tu la prends j imagine...?
non je ne la prends pas, mais j'aime bien m'informer...ca pourra me servir plus tard :-)
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  #6  
Vieux 25/07/2005, 17h29
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Par défaut La pilule: risque pour les grossesses futures, dereglement hormonal, prise de poids...?

Citation:
Maghrabiya a écrit*:
Ecoutes des millions de femmes ont pris la pilule avant toi et elles n'en sont pas morte.
si si sauf que le probleme tu n'est pas bien informer ou bien plus exactement tu te oriente par des sites qui sont subventioner par le lobby de l industrie pharamseutique

Citation:
Tu n'as rien à craindre à la prendre.
Si si


La pilule tue des femmes
Les effets secondaires de ces produits hormonaux sont importants. Un certain nombre de [color=990000]cancers (col de l'utérus, sein) sont favorisés ou causés par les pilules «contraceptives». Il y a aussi de graves troubles cardio-vasculaires, sans parler de l'intolérance au glucose, de la cécité, des troubles de l'audition, de la toxicité hépatique... Une étude récente portant sur 46000 femmes sur 26 ans* démontre une plus grande mortalité par maladies cardio-vasculaires ou par cancer[/color] chez les consommatrices de pilules. Ces effets secondaires sont généralement minimisés par ceux qui gagnent de l'argent avec ces produits.
Pourtant, les écologistes dénoncent l'usage des disrupteurs oestrogéniques dans le plastique, la peinture, les pesticides et les "contraceptifs". Ils provoquent en effet une atrophie des organes sexuels mâles et la génération d'hormones féminines chez certains animaux mâles. Même la baisse de fécondité masculine humaine viendrait de là ! Pourtant les doses trouvées dans la nature sont bien plus faibles que les dosages imposés à une femme prenant la pilule !
On met en cause la pollution industrielle, alors que les cancers du col de l'utérus ont augmenté de 50% au cours de la période ou la "contraception" hormonale fut introduite dans les pays occidentaux : quant aux pays de l'Est et au Japon, où elle n'était pas introduite, leur taux de ces cancers sont plus bas que chez nous, malgré une pollution industrielle bien pire !
Une fois de plus, on ne vous a pas dit la vérité !

______________________________ ______________

* Le Figaro du 8/01/1999 : "les taux de mortalité, par attaque cérébrale, accident ou suicide sont nettement accrus avec cette contraception. (...) on relève une croissance sous pilule des cancers du foie (126 chez les utilisatrices contre 34 pour les autres), par cancer du poumon (107 dans le premier groupe, 71 dans l'autre) et par cancer du col de l'utérus (115 dans le premier groupe et 57 dans l'autre) (...) le risque de cancer du poumon est multiplié par deux et celui du cancer du col par quatre pour les femmes ayant pris la pilule pendant plus de dix ans."
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  #7  
Vieux 25/07/2005, 17h35
Avatar de mounia64
Un sacré grin de folie
 
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Par défaut La pilule: risque pour les grossesses futures, dereglement hormonal, prise de poids...?

Citation:
yasminana a écrit*:
Salam a toutes (voire tous)
je suis novices en la matiere, jusqua la j utilisais des preservatifs mais 2 accidents me sont arrivees a seulement 3 mois d interval!!! or la pilule du lendemain ne doit etre prise que de maniere strictement exceptionnelle. la pilule me fait peur mais mon mari insiste pour que je la prenne....

que pouvez vous me dire au sujet de la pilule, TOUT ce qu il faut savoir avant de se jeter (je compte evidemment voir un gyneco mais je souhaite tout de mm avoir vos suggestions)

D AVANCE MERCIIII
BISOUS
Tu sais la pilule n'est pas nocive en règle général. Mais il est clair qu'il y a eu effectivement des petites anomalies pour certaines personnes mais c'est rare.
Cela dit je ne suis pas une consomatrice pour des raisons personnelles à savoir le fait d'ingurgiter un cachet alors que je ne suis pas malade. Je sais que c'est réducteur.
Mais étant plus jeune j'ai pris la pillule car c'était un peu l'effet de mode quand des intervenants exterieurs venaient au lycéepour parler de prévention.
Et bien le soucis c'est que moi la pillule m'arrête les règles on n'a jamais su pourquoi pourtant j'ai fait des analyses. Alors on m'a dis c'est psychique pourquoi pas!
En tout cas sache qu'elle ne m' jamais fais grossir et que ce n'est pas dangereux.
Mais moi je fais sans et j'en parle à mon partenaire.
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  #8  
Vieux 25/07/2005, 17h36
 
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Par défaut La pilule: risque pour les grossesses futures, dereglement hormonal, prise de poids...?

merci pour vos reponses et liens...
Mais y a t il des bladinautes qui la prennent (recement ou dps lgtps) qui ont eu de mauvaises experiences....ect...mm si ce sont des cas rares, je suis curieuses de savoir.

Merci
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  #9  
Vieux 25/07/2005, 17h39
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Par défaut La pilule: risque pour les grossesses futures, dereglement hormonal, prise de poids...?

L'Effet de la Pilule sur les Facteurs d'Implantation :Nouvelles découvertes de la recherche.(Document scientifique diffusé aux Parlementaires français, Par John Wilks, B.Pharm. MPS MACPP)
Introduction
1.1 RÉSUME SYNTHÉTIQUE
1.2 LA REDÉFINITION DE LA TERMINOLOGIE DE LA GROSSESSE
1.3 LE SYSTÈME INTERLEUKINE
1.4 LE FACTEUR D'ACTIVATION DE PLAQUETTE (PAF)
1.5 L'EFFET DES "OUBLIS DE PILULES" SUR L'OVULATION
1.6 LE CONTRÔLE DU DÉVELOPPEMENT FOLLICULAIRE DE L'OVAIRE PAR LA PILULE
1.7 L'ÉPAISSEUR DE L'ENDOMÈTRE ET IMPLANTATION
1.8 LES INTÉGRINES
1.9 LE FACTEUR DE CROISSANCE DE TYPE INSULINIQUE (IGF)
1.10 CONCLUSION
___________________

Pour les patients et les professionnels de la santé, à la fois ceux de tradition orthodoxe judéo-chrétienne ou musulmane, aussi bien que pour les personnes vraiment concernées par le respect universel des droits humains inaliénables, la capacité affirmée de la pilule à agir comme abortif, à la fois sous forme de prise quotidienne et sous forme de "pilule de lendemain", est d'une lourde signification morale.La recherche sur "l'ovulation de franchissement"1,2 amène les moralistes, philosophes et défenseurs des droits de l'homme à mettre en question l'utilisation du terme "contraceptif" pour décrire la pilule. Il y a un conflit dans cette désignation. Le terme "contraceptif" se réfère à une drogue, un dispositif ou produit chimique qui empêche la rencontre entre le sperme et l'ovocyte secondaire féminin (communément appelé ovule).3 Le problème se pose car la cellule sexuelle féminine, l'ovocyte, peut être présente dans l'appareil reproducteur lors du coït ou peu de temps après ; à partir de là, la possibilité de fécondation est réelle. Pourtant, comme nous le verrons, la pilule modifie la structure réceptrice de l'endomètre, rendant l'implantation difficile.Mais les groupes concernés ont-ils raison d'évoluer d'une position qui affirme que la pilule n'arrive pas toujours à empêcher la fécondation de 'l'ovule', avec le résultat qu'une nouvelle vie humaine pourrait débuter, vers la position affirmant que la pilule a une capacité abortive ? La première position constate que l'ovulation survient chez des femmes sous pilule et que la fécondation est possible, mais prétend qu'il n'y a pas de preuve que l'implantation soit entravée. La vision alternative considère que, parce que l'ovulation a été détectée et que le revêtement intérieur de l'utérus est dans un état de sous développement, une vie humaine est mise en danger.C'est un changement radical de perspective. Cette dernière affirmation est-elle autre chose qu'une supposition ou une suspicion ? Est-ce par des conjectures ou bien par des faits que la pilule se trouve qualifiée d'abortive ? Cette étude cherchera à clarifier ce débat. Je traiterai de façon assez approfondie, une variété des facteurs d'implantation associés au micro environnement de l'épithélium de l'endomètre. Le débat sera aussi focalisé sur le ou les autre(s) mécanisme(s) de dialogue hormonal entre l'embryon humain âgé de 5 à 7 jours (le blastocyste) et les cellules qui tapissent l'endomètre. Je décrirai également l'impact des niveaux d'oestrogènes et de progestérone au-dessus de la normale sur les facteurs d'implantation et le rôle des hormones de la pilule sur l'intégrité de l'endomètre. Une attention particulière sera portée à l'impact de la pilule sur le développement cyclique de l'épaisseur de l'endomètre et la relation de cette caractéristique utérine avec le succès de l'implantation de l'embryon humain. Le fil conducteur de ces débats sera une revue de la recherche sur "l'ovulation de franchissement" (aussi appelé "ovulation d'échappement"), événement qui, s'il n'existait pas, rendrait sans objet toutes les inquiétudes sur la pilule comme vecteur de violation des droits de l'homme.Cette étude est par nécessité précise. J'espère que l'emploi des analogies appropriées ainsi que la discussion entre parenthèses de termes ou concepts médicaux le rendra accessible à la fois au spécialiste et au lecteur profane.


1.1 RÉSUME SYNTHÉTIQUE
Le processus d'implantation de l'embryon humain dans la paroi de l'utérus est un processus très complexe et très délicat.4 Une fixation correcte et une implantation réussie sont sous la direction et le contrôle d'une grande variété de "facteurs d'implantation" tels que l'interleukine 1b (1L.1b )5, le facteur d'activation des plaquettes (PAF)6,7, le facteur de croissance de type insulinique (IGF)8, le facteur d'inhibition de la leucémie (LIF)9, le facteur de nécrose tumorale a (TNF a ).10 Beaucoup de ces facteurs chimiques participent à un processus appelé "signalement cellulaire" dans les publications médicales, processus qui consiste en ce que le nouvel embryon humain et les cellules de la paroi de l'utérus communiquent ensemble.11,12,13,14 Le but de cette communication chimique est de créer un environnement endométrial avantageux et optimal au moment où l'embryon humain tente de s'implanter.En dehors de cette communication biochimique embryo-utérine, l'implantation réussie de l'embryon humain dépend aussi d'une classe de molécules connues comme sous le nom d'intégrines. Ces molécules spécifiques sont des molécules d'adhésion cellulaire qui se retrouvent en 'miroir' chez l'embryon humain et sur la paroi utérine.15,16 Ces molécules spécifiques se relient les unes aux autres par des glucoprotéines (par ex. la fibronectine). La réussite ou non de ce processus de liaison est intimement liée à la poursuite ou non de la grossesse.Le lecteur notera que j'utilise le terme "grossesse" dans le sens classique, qui fait débuter la grossesse à la fécondation. Je n'utilise pas et n'accepte pas l'opinion minoritaire, influencée par la politique de l'avortement, qui considère que la grossesse commence à l'implantation.

1.2 LA REDÉFINITION DE LA TERMINOLOGIE DE LA GROSSESSE
En désaccord avec l'orthodoxie déjà ancienne en matière d'embryologie et de linguistique sur le terme "grossesse", des tentatives de plus en plus fréquentes ont été faites pour redéfinir tous les aspects de la grossesse, et plus particulièrement le moment où celle-ci débute. La raison de ce glissement de sens est claire ; en redéfinissant la grossesse -- quand elle commence, la nature de l'embryon, etc. -- on aplanit la voie à une introduction plus rapide du RU486, de la pilule du lendemain, des vaccins anti-HCG, des drogues anti-implantation et autres drogues embryocides. Involontairement ou non, le résultat final de cette sémantique est la désensibilisation de la conscience morale de la société.Ce qui suit est une sélection représentative de citations pour illustrer mon propos. La prévention de la grossesse avant l'implantation est contraceptive et non pas abortive.17 (Glasier, NEJM, 1997)De façon prévisible, certains opposants à l'avortement, prétendent que la contraception d'urgence est équivalente à l'avortement... même si la contraception d'urgence fonctionnait seulement en empêchant l'implantation du zygote, ce ne serait toujours pas un abortif... La grossesse commence à l'implantation et non à la fécondation... La fécondation est une étape nécessaire mais non suffisante vers la grossesse.18 (Grimes, NEJM, 1997) La contraception d'urgence fonctionne en inhibant ou en retardant l'ovulation ou en empêchant l'implantation. Malgré certaines affirmations contraires, elle n'est pas une forme d'avortement.19 (Guillebaud, Lancet 1998) Ces opinions sont absolument en contradiction avec l'embryologie20 et l'étymologie21.Avant l'examen de ces questions de façon plus détaillée, notamment dans l'implication relationnelle de la pilule, il peut être utile de proposer une analogie pour faciliter la compréhension des divers facteurs d'implantation et du rôle des intégrines.Considérons par exemple une navette spatiale ayant peu de carburant et peu d'oxygène, qui a un besoin urgent de s'amarrer à la station spatiale. Le vaisseau mère et la navette communiquent ensemble de façon à ce que la navette sache à quel emplacement elle doit s'arrimer. Il est important que le vaisseau mère sache quel emplacement préparer. Le fonctionnement de la communication est indispensable. Si cette communication électronique tombe en panne (interruption du "dialogue cellulaire" embryo-utérin) la navette peut se rendre à un mauvais emplacement, manquer son arrimage au vaisseau mère et partir à la dérive, le résultat étant que l'équipage meure par manque de nourriture et d'oxygène. Ou bien la navette peut aller au bon emplacement, mais trouver que tout l'équipement d'arrimage n'est pas installé. A nouveau, l'arrimage échoue à cause d'une communication défectueuse et l'équipage meurt. Ce rôle de la communication embryon /endomètre est assuré par des facteurs d'implantation, tels que : l'interleukine, le TNF, le NDF, et le PAF. Pour poursuivre l'analogie, les intégrines pourraient être assimilés à des griffes d'accrochage qui "tiennent" l'embryon humain contre l'utérus pendant que le processus d'implantation se termine.

Ceci donc, est un bref aperçu de cette étude. J'aimerais maintenant analyser ces problèmes plus en profondeur, en considérant le rôle et l'action spécifiques des principaux facteurs d'implantation décrits dans la littérature de la recherche. De plus, je m'étendrai sur l'interaction de ces facteurs et les hormones stéroïdes : les oestrogènes et leurs copies synthétiques (principalement l'éthinyl-oestradiol, ingéré via la pilule) et la progestérone et ses copies synthétiques (noréthistérone, lévonorgestrel, gestodène et désogestrel).


à suivre
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  #10  
Vieux 25/07/2005, 17h40
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Par défaut La pilule: risque pour les grossesses futures, dereglement hormonal, prise de poids...?

Mr AL BIT si par hasard tu fouilles dans le sac de ta ptite soeur...situation fictive bien entendu car tu ne peux faire une chose pareille et que tu trouves une plaquette de pilules quel sera ta reaction AL BIT ?
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