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QUI S'OCCUPE DU SORT DES HMONGS ? Le reportage "La guerre secrète au Laos", diffusé jeudi 16 juin 2005 dans l'émission de France 2 "Envoyé Spécial", a révélé au monde une campagne de répression féroce, voire d'extermination, menée en toute impunité depuis 30 ans par les dirigeants du parti unique au pouvoir en République démocratique Lao , contre des milliers de populations lao-hmongs dans la jungle laotienne de Xaysomboune et de Bolikhamsay. Photo© PHILIP BLENKINSOP/AGENCE VU. Dans un coin perdu de la jungle de ce pays vivent, survivent plus exactement, voire sont en train d'être exterminés pour être exact, ce que les autorités communistes appelent les "rebelles Hmong". Il ne s'agit ni plus ni moins que des enfants et petits enfants des Laotiens qui ont combattu aux côtés des troupes françaises et US il y a 40 ans. Pour cette seule raison, ce peuple Hmong, qui comprenait 300000 personnes à l'époque et dont beaucoup vivent aujourd'hui chez nous, est la cible de l'armée locale, soutenue par les petits copains Vietnamiens. Résultat : ils ne sont plus aujourd'hui que quelques milliers, à vivre dans le plus complet dénuement et isolement, à vivre comme des bêtes, à vivre sans aucune nourriture mis à part quelques racines, leur seul aliment depuis toutes ces années. Ils tentent vainement de survivre avec quelques vieilles pétoires mais tout cela est voué à l'échec. Un gosse sur deux meurt avant l'âge de cinq ans, les femmes sont violées quand elles ont le malheur de croiser un soldat, les hommes se font tuer, les blessés n'ont aucun soin. Ils sont sur le qui-vive en permanence, prêt à tout abandonner en 15 secondes. Pas de maison, pas de lit. Bref : ils vivent comme des bêtes traquées, sans espoir de fuite, coincés dans la jungle. Les images de ces hommes, ces femmes, ces enfants, ces bébés, traqués, pourchassés par des soldats, vivant dans la peur, la maladie, le dénuement total et le désespoir ont suscité légitimement émotion, indignation et révolte. Et chacun se demande ici comment de telles horreurs, aient pu être commises dans un pays membre de la Francophonie, membre des Nations Unies, et avec lequell'Union Européenne a signé en avril 1997 un accord de coopération qui faisait du respect des droits de l'Homme une condition majeure. Il ressort en outre de ce reportage (réalisé clandestinement par le journaliste Grégoire DENIAU dans un pays sans liberté d'expression et de presse) que pour le régime en place ces populations lao-mongs, qui refusent de se courber devant la dictature, "n'existent pas" et ne sont que de "simples villageois en déplacement". Il ressort aussi que, pour avoir servi dans les rangs de l'armée de l'Union française à l'époque de la bataille de Dien Bien Phu en 1954 puis sous les ordres de l'armée américaine durant la guerre du Vietnam, nombre de ces Lao-Hmongs souffrent le calvaire dans cette jungle aux côtés de leurs enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants. Le 4 juin un groupe des 173 femmes Hmong, des enfants et des vieillards est sorti de la jungle, zone spéciale de Xaisomboune et s'est rendu aux autorités dans la province de Xieng Khouang. Elles ont été reçues par le chef local du village, qu'on dit avoir été au courant de leur venue, et on leur a donné de l'eau et du riz. Les quatre ressortissants des USA, deux d'entre elles d'ethnie Hmong, qui s'étaient rendues dans le secteur pour être témoin de la sécurité du groupe lors de la reddition, ont été arrêtés sur le chemin du retour à Vientiane. Leur vidéo et tout autre équipement, y compris les films sur le groupe, ont été confisqués par les autorités. Trois des ressortissants US ont été détenus et interrogés pendant 48 heures avant d'être libérés et expulsés à la frontière de Thaïlande. Le quatrième ressortissant des USA - un Hmong avec des intérêts commerciaux au Laos - a été détenu pour interrogatoire pendant une semaine, avant d'être pareillement expulsé. Selon deux des Américains - qui ont fondé la Commission de Recherche de Renseignements aux USA (Fact Finding Commission) en 2000 pour recueillir de l'information et démarcher au nom des Hmongs, le groupe qui s'est rendu était indigent, effrayé, affamé et désespéré : les "petits enfants avec de gros ventres, bon nombre d'entre eux ont eu des blessures, certains avaient des mains manquantes, certains étaient borgnes, certains d'entre eux étaient sourds". Les ressortissants des USA avaient apporté des couvertures, de l'habillement et des aliments pour bébé pour le groupe. On rapporte que des militaires sont arrivés au village où a eu lieu la reddition peu après, et ont transporté le groupe dans une région proche, mais il n'y a eu aucune autre information sur l'endroit ou leurs conditions de vie. Le 8 juin, le sécrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a publié un rapport au sujet "du traitement humanitaire" attribué aux minorités ethniques sortant des régions éloignées du Laos. Il a invité le gouvernement à continuer de fournir l'aide nécessaire au Hmong au cas où un plus grand nombre sortirait de la jungle les jours suivant. Il a également dit que l'ONU était prêt à fournir à de tels groupes tout type d'aide humanitaire que le gouvernement pourrait demander. C'est le premier rapport public, extrêmement bienvenu, fait par l'ONU sur cette question. Les autorités du Laos ont nié que les 173 femmes, enfants et vieillards sont liés aux groupes rebelles de l'ethnie Hmong. Ils maintiennent qu'il s'agit de gens qui ont volontairement rejoint un programme d'allégement de la pauvreté et de reclassement volontaire des populations isolées, installé il y a une décennie. Les médias officiels ont signalé qu'une équipe de bienvenue composée de fonctionnaires du travail provincial et du bien-être social, de la santé, et de l'union des femmes lao a été expédiée pour voir quelle aide ils pourraient offrir. Jusqu'ici les autorités laotiennes n'ont pas demandé l'aide de l'ONU pour aider ce groupe, et on ne sait pas si d'autres groupes ont l'intention de sortir de la jungle. Ci-dessous des liens aux compte-rendus de la Commission de Recherche de Renseignements (Fact Finding Commission) au sujet de la reddition. On a signalé que le groupe a reçu de la nourriture, des traitements médicaux, de l'argent et des matériaux de construction, mais il n'y a eu aucune vérification indépendante de ceci et leur situation est peu claire voir rapport Amnesty international |
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sérieux ça n'intéresse personne :-o dans qq années vous n'entenderez peut-être plus parler d'eux! bandes de fénéants :-( :-D |
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Dear, Yes there are some people.... the documentary was this evening (25-08) on Canvas (Belgian TV).... http://www.fmradio.be/new/nieuws.php?id=31773 is unreal..... what to do. Enjoy the day brain |
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Dear, Yes there are some people.... the documentary was this evening (25-08) on Canvas www.canvas.be (Belgian TV).... http://www.fmradio.be/new/nieuws.php?id=31773 it's unreal..... what to do. Enjoy the day brain |
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| Citation:
c'est dommage que ca soit ce genre de sujet qui ait la cote... |