Les kamikazes de Casablanca devant la justice Cinq personnes impliquées dans les attentats de Casablanca devant la justice
LEMONDE | 27.05.03 | 19h18 •
Trois kamikazes risquent la peine capitale.
Cinq personnes, deux kamikazes survivants et trois suspects "directement impliqués" dans les attentats du 16 mai à Casablanca, se trouvent devant la justice tandis que des dizaines d'autres ont été arrêtées, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
Les deux kamikazes qui ont survécu aux attentats ont été entendus lundi par un juge d'instruction de la cour d'appel de Casablanca - statuant en première instance dans les affaires criminelles.
Un troisième homme, soupçonné d'être un troisième kamikaze mais qui n'aurait pas été jusqu'au bout de son projet, a été entendu en même temps. Les trois sont poursuivis pour "constitution d'une association criminelle, atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat, sabotage, homicide volontaire, dommage intentionnel causant blessures et invalidité permanente".
Les deux premiers sont Mohamed El Omari (alias Abou Zoubeir), 23 ans, un gardien de nuit et Rachid Jalil (Abou Anas), un soudeur de 27 ans. Le troisième, Yassine Lahnech (Abou Ibrahim) est un marchand ambulant âgé de 22 ans. Tous trois risquent la peine capitale, prévue au Maroc notamment au titre de l'atteinte "à la sécurité intérieure de l'Etat".
Deux autres personnes, concernées "directement" par les attentats, qui ont fait 43 morts dans le centre-ville de Casablanca, sont entre les mains de la police et sur le point d'être présentées devant un tribunal, ont indiqué des sources policières. L'un d'entre eux, Azmiri Filali, est un avocat, ancien juge devenu militant islamiste et proche du mouvement Salafia Jihadia.
Le second, Ahmed Zebbar, est un membre du mouvement Assirat Al Moustaqim, auquel appartenaient la plupart des auteurs des attentats. Il était recherché par la police depuis le procès, en décembre 2002, d'un groupe issu de cette mouvance accusé d'avoir lapidé un homme pour "débauche".
Avec AFP |