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| L'Iran s'apprête à notifier par écrit à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qu'il va procéder à l'enrichissement d'uranium, en cas d'adoption d'une résolution européenne condamnant les activités nucléaires iraniennes, a annoncé un diplomate proche de l'AIEA. "L'Iran va notifier l'AIEA par écrit qu'il va commencer l'enrichissement et cesser d'appliquer un protocole pour des inspections plus poussées", si le conseil des gouverneurs, l'exécutif de l'AIEA, adopte une résolution présentée vendredi soir par l'UE, a déclaré ce diplomate à l'AFP. Le protocole additionnel au Traité de non-prolifération (TNP) prévoit des inspections plus poussées et plus inopinées que dans le seul TNP. Téhéran a signé ce protocole, qu'il n'a pas ratifié mais qu'il affirme appliquer à la lettre. Les Européens ont présenté vendredi soir une résolution condamnant les activités nucléaires de l'Iran, mais sans demander spécifiquement de saisine du Conseil de sécurité de l'Onu pour le moment. La résolution de l'UE affirme que "la politique de dissimulation de l'Iran a conduit à de nombreux manquements et violations de ses obligations" concernant les garanties, ce qui constitue un "non-respect" du Traité de non-prolifération (TNP). Les Occidentaux reprochent notamment aux Iraniens d'avoir repris depuis août la conversion d'uranium - première étape de l'enrichissement - au mépris des exigences de l'AIEA. Selon ses degrés d'enrichissement, l'uranium peut servir à l'énergie civile ou à l'armement nucléaire. L'Iran avait souligné dans la journée qu'il considérait comme une "confrontation" les projets européens : "dans les deux textes, il y a une référence et une place pour le Conseil de sécurité", a dit un responsable de la sécurité nationale iranienne, Javad Vaëdi à la presse à Vienne. Ces derniers jours les Iraniens avaient menacé de se retirer du TNP et d'appliquer des restrictions sélectives de ses livraisons de pétrole aux pays amis. Un haut responsable iranien, le général Yahya Rahim Safavi, a averti vendredi que l'imposition d'éventuelles sanctions à son pays au sujet de son programme nucléaire pourrait faire grimper à 100 dollars le prix du baril de pétrole. L'Iran est le deuxième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. "Toute pression économique et politique sur l'Iran, qu'elle vienne de n'importe quelle puissance, provoquera une réaction ferme de l'Iran", a averti le général Safavi. ______________________________ _______________________ Des sanctions pourraient faire grimper à 100 $ le baril Un haut responsable iranien a averti vendredi que l'imposition d'éventuelles sanctions à son pays au sujet de son programme nucléaire pourrait faire grimper à 100 dollars le prix du baril de pétrole. "Toute sanction sur l'Iran peut faire monter le prix du baril à 100 dollars", a affirmé le chef du puissant corps des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime, le général Yahya Rahim Safavi, dans un discours devant des fidèles à la prière du vendredi à Téhéran. L'Iran est le deuxième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. "Toute pression économique et politique sur l'Iran, qu'elle vienne de n'importe quelle puissance, provoquera une réaction sévère de l'Iran", a averti le général Safavi. La République islamique, a-t-il dit, "a un potentiel de défense solide et imbattable (et) peut riposter et attaquer les intérêts des ennemis dans des endroits éloignés". L'Union européenne et les Etats-Unis ont poussé cette semaine en faveur de l'adoption par l'Agence internationale de l'énergie atomique de mesures sévères à l'encontre de l'Iran à qui ils reprochent notamment de continuer la conversion d'uranium - une étape vers l'enrichissement. Mais les Européens ont annoncé jeudi qu'ils renonçaient pour l'instant à demander à l'exécutif de l'AIEA de saisir le Conseil de sécurité de l'Onu du dossier nucléaire iranien, notamment à cause de l'opposition de la Russie et de la Chine. L'exécutif de l'AIEA devait reprendre vendredi soir ses discussions sur l'Iran qui insiste que ses activités nucléaires sont purement civiles. ______________________________ ______________________________ _______ Pour Téhéran, saisir le Conseil de sécurité constituerait une « confrontation» L'Iran considérera comme une "confrontation" une éventuelle adoption par l'AIEA d'une proposition de l'Union européenne de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU du dossier nucléaire iranien, a dit vendredi le chef adjoint du Conseil iranien de la sécurité nationale Javad Vaidi. Les Européens, recherchant un large soutien pour adresser une mise en garde à l'Iran, souhaitaient soumettre ce vendredi au conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), soit une résolution de compromis, soit, faute d'accord, un texte plus dur demandant la saisine du Conseil de sécurité de l'ONU, selon des sources diplomatiques à Vienne. "Nous les considérons comme une confrontation parce que dans les deux textes, il y a une référence et une place pour le Conseil de sécurité", a déclaré devant la presse M. Vaidi. Le conseil des gouverneurs, l'exécutif des 35 Etats de l'AIEA, devait se réunir vendredi après-midi pour discuter du programme nucléaire iranien, les Européens poussant à une décision. Source: www.lematin.ma |