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#1
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Les identités fixes deviennent préjudiciables à la sensibilité de l’homme contemporain engagé dans un monde-chaos et vivant dans des sociétés créolisées. L’Identité-relation", ou l"identité-rhizome" comme l'appelait Gilles Deleuze, semble plus adaptée à la situation. C’est difficile à admettre, cela nous remplit de craintes de remettre en cause l'unité de notre identité, le noyau dur et sans faille de notre personne, une identité refermée sur elle-même, craignant l'étrangeté, associée à une langue, une nation, une religion, parfois une ethnie, une race, une tribu, un clan, une entité bien définie à laquelle on s'identifie. Mais nous devons changer notre point de vue sur les identités, comme sur notre relation à l’autre. Nous devons construire une personnalité instable, mouvante, créatrice, fragile, au carrefour de soi et des autres. Une Identité-relation. C'est une expérience très intéressante, car on se croit généralement autorisé à parler à l'autre du point de vue d'une identité fixe. Bien définie. Pure. Atavique. Maintenant, c'est impossible, même pour les anciens colonisés qui tentent de se raccrocher à leur passé ou leur ethnie. Et cela nous remplit de craintes et de tremblements de parler sans certitude, mais nous enrichit considérablement. Edouard Glissant |
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#2
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Je me souviens d 'un Pascale Glissant fils ... complètement "dénaturé" lui... un bounty .. qui au contraire de son père, cherché à devenir l'autre... Il me semble que c'est un ancien prof de francais reconverti en CPE... quelle chute mais quel homme - Un con je veux dire !!! |
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#3
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Pourquoi avons-nous besoin besoin d'une identité autre que l'identité à soi-même ? Est-ce un besoin de soi-même, c'est-à-dire de trouver la confirmation de soi-même dans autrui, ou est-ce besoin acquis de l'environnement, familial, social, culturel ? Il m'est arrivé de répondre à un policier qui me demandait ma carte d'indentité que ce n'est pas la carte qui fait mon identité, mais moi. Il n'a pas compris. Il est vrai que ma carte est périmée depuis dix ans et qu'en plus je ne la porte jamais sur moi. Bon, c'est un luxe que tout le monde ne peut pas se permettre, mais que se permettent tous les sans-papiers. Mais c'est aussi une manière pratique de refuser une identité fixe, aussi glacée que la photo qui vous identifie pendant dix ans. Nous sommes en continuelle transformation. L'identité, qu'elle soit administrative, culturelle, religieuse ou sociale, c'est un peu la mort de la transformation. Notons ici qu'il n'y pas d'identité génétique. Or, la vie, c'est la transformation de la mort. Où est le juste milieu ? |
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#4
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#5
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Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'un autre quartier, d'une autre solitude Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse, je ne suis plus de chez vous Léo Ferré, La Solitude (ou l'Identité ?) |