justice pour moussa


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Vieux 09/10/2005, 16h51
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Par défaut justice pour moussa

Mardi 2 janvier 2002, Moussa était abattu, par un policier, d'une balle de pistolet mitrailleur Beretta dans la tempe droite, près de la porte de Clichy, après avoir " forcé un barrage de Police " d'après la version des services de Police. Bien entendu, la version des témoins est tout à fait contradictoire.

Moussa avait 17 ans et tout son avenir devant lui, c'était un jeune connu de tous pour sa sympathie comme l'attestent ses proches, ses éducateurs et ses amis et non pas comme un délinquant ! Malheureusement, il était originaire d'une Ville dont les élus préfèrent à la prévention, la répression et l'application du tout-sécuritaire, politique mise en oeuvre à l'échelle nationale par la Gauche plurielle. La fermeture du club de prévention ARAPEJ, fin 2001, en est une preuve.

On ne résoudra pas les problèmes des jeunes désœuvrés en mettant fin à la prévention et en privilégiant les agents de médiation, majoritairement déconnectés des réalités de l'action sociale et qui, malgré eux, sont employés moins pour la prévention que pour le signalement voulu par les CLS (contrats locaux de sécurité). Hormis ces derniers, il y a également certains adultes-relais dont on peut fortement douter de la mission. Par manque de formation ou par opportunisme, ils discréditent le travail social.

Que reste t-il donc aux jeunes désœuvrés, victimes constamment de violences liées à leur exclusion : scolaire et professionnelle, rejet en raison de leur origine et de leur situation géographique, manque de dispositifs et d'aides pour l'insertion, et encadrement policier à tous niveaux ? Des éducateurs ? Non ! Mais des policiers, des îlotiers, des CRS, la BAC et aussi la Gendarmerie.

Est-ce digne des besoins des jeunes habitants des quartiers qui souffrent du chômage, de la relégation, de difficultés scolaires (la mairie a empêché l'action du Conseil des familles sur ses initiatives parascolaires), de mauvaises conditions de logement... Voyez la Vigne Blanche !

Il est certain qu'un tel choix politique ne peut engendrer que l' incompréhension et d'éventuelles réactions violentes. Pourtant, cette situation pourrait donner place au dialogue si on n'en faisait pas une lecture strictement policière comme le pratique la nouvelle équipe municipale conduite par les Verts.

Les jeunes sont réactifs à l'injustice, leurs actes sont répréhensibles et irresponsables parfois, mais ils ne méritent pas d'être condamnés comme ils le sont actuellement ou assassinés à l'âge de 17 ans.

Sans justice, il n'y aura pas de paix !

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