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Maroc: pont aérien dans le désert pour rapatrier des clandestins africains OUJDA (Maroc) (AFP) - Un pont aérien a commencé à rapatrier lundi les clandestins sénégalais et maliens à partir de Oujda (nord-est du Maroc), alors que des centaines d'autres ont été convoyés à travers le désert, dans le sud du pays, vers les frontières avec l'Algérie et la Mauritanie. En pleine crise de l'immigration, le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos est arrivé dans la soirée à Rabat pour y rencontrer son homologue marocain, Mohamed Benaissa, afin d'évoquer une "série de mesures sécuritaires et de coopération". Un Boeing 737 de la compagnie nationale marocaine est arrivé à 16h00 (locale et GMT) à Dakar avec à son bord les 140 premiers clandestins sénégalais. Au total, durant les prochaines 48 heures, trois vols sont prévus pour le Sénégal et trois autres ramèneront vers Bamako des Maliens, a indiqué lundi à Oujda une source de sécurité marocaine. Ayant quitté leurs pays respectifs il y a plusieurs mois, parfois plusieurs années, pour fuir la misère, les quelques 1.200 émigrants sénégalais et maliens avaient été transférés dimanche et lundi en bus vers cette ville proche de la frontière algérienne. Beaucoup d'entre eux avaient été récupérés samedi dans le désert vers lequel, selon eux, les autorités marocaines les avaient chassés, sans eau ni nourriture. Ils ont été installés dans deux centres situés dans le sud-ouest de la ville, l'un dépendant du secrétariat d'Etat à la Jeunesse et l'autre du ministère de la Culture. Un journaliste de l'AFP a constaté qu'ils avaient reçu un matelas, de la nourriture, de l'eau et avaient pu prendre des douches. Plus malchanceux, des centaines d'autres émigrants africains ont été conduits vers des zones désertiques aux confins de l'Algérie et de la Mauritanie. Selon un source policièree à Guelmim, 700 km au sud-est de Rabat, 247 émigrants africains ont été laissés lundi par les autorités marocaines à la frontière avec l'Algérie. Arrivés lundi matin à Guelmin au terme d'une nuit de voyage à bord d'autocars convoyés par des gendarmes, ils ont été conduits dans les secteurs désertiques d'Assa et Zag, à une centaine de km au sud-est de Guelmim, puis "déposés" à la frontière avec l'Algérie, selon cette source. Des centaines d'autres émigrants étaient attendus lundi à Guelmim, selon la même source qui a précisé qu'ils devraient être déposés à la frontière entre la Mauritanie et le Sahara occidental, administré depuis 1975 par le Maroc. Ce deuxième convoi devait passer par Smara-Beggari, localité proche de la frontière mauritanienne. Les autorités ont indiqué que ces migrants "sont reconduits vers les points de passage à travers lesquels ils se sont infiltrés au Maroc, selon leurs propres déclarations". Des ONG avaient affirmé auparavant que plusieurs centaines d'émigrants africains, installés dans vingt-huit autobus, faisaient route vers la frontière mauritanienne et se trouveraient à Guelmim, dans le sud-ouest du pays. Le préfet de la ville d'Oujda, Mohamed Ibrahimi, a fait valoir que "le Maroc ne pourra pas résoudre le problème tout seul et ne peut pas non plus être la poubelle de l'Europe". "L'UE ne doit plus limiter le problème de l'émigration au seul cadre maroco-espagnol", a-t-il déclaré à l'AFP, ajoutant que "les pays subsahariens doivent être associés à la réflexion sur ce sujet". Mais le quotidien marocain indépendant Aujourd'hui le Maroc a reconnu lundi que l'image du Maroc avait été "gravement écornée" par le drame des Africains errant dans le désert "en haillons": "Le Maroc passe à l'étranger pour être un pays qui maltraite et tue même les clandestins subsahariens alors qu'il est victime de ce mouvement migratoire sans précédent", estimait le journal. L'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendante) a condamné lundi "la violence barbare" exercée contre les émigrants africains par l'Espagne et le Maroc, et appelé à une manifestation de solidarité le 13 octobre à Rabat. |
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#2
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plusieurs pays européens ont déja rapatrié des illegaux dans des charters.... apparement lorsqu'il s'agit du Maroc ça fait scandale...mais lorsqu'il s'agit d'un pays UE qui pratique des rapatriement forcés la presse est moins virulente... pour quelles raisons? :-o |
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#3
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Tout à fait d'accord, ce sont ls ennemis cachés du Maroc qui commencent à exhiber leur frustration et leur mauvaise foi!! draoui2, tu ne serais pas ...ou bien ...? |
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mais oui j'ai deja vu des rapatriement à la TV dans quelques pays européens : je te jure que le mec ou la femme est suspendu comme une animal sur une bar, menotté, parfois frappé s'il est recalcitrant..... d'ailleurs certains ont été tués durant leur transfert..... C'est honteux d'utiliser la violence! mais ces pratiqués par tous les pays européens et depuis belle lurette! Citation:
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