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Moi j'aurai préféré que la TVA touche plutôt les produits de luxe (les jets ski par exemple! :-D ) Espérant que le Gouvernement de sa majesté (qui inclut quand même l'USFP qui jusqu'à nouvel ordre se défjnit comme "parti de gauche") réparera cette injustice! :-( Les pauvres pénalisés Selon la première mouture du projet de loi de finances pour l’exercice 2006, le taux de la TVA appliqué à certains produits largement consommés sera majoré. Cette hausse touchera notamment le sucre, le beurre et... l’eau. Ainsi, le ministère des Finances prévoit, selon ce texte, une augmentation de 100% de la TVA pour l’eau. De telles mesures sont sans nul doute impopulaires et traduisent un manque d’imagination déconcertant des responsables du département des Finances qui préfèrent toujours les solutions de facilité en augmentant les impôts. En effet, au moment où notre peuple fonde de grands espoirs sur l’Initiative nationale pour le développement humain pour lutter contre la pauvreté et la marginalisation et au moment où les couches démunies souffrent du chômage et de la chute de leur pouvoir d’achat du fait des hausses successives des prix des carburants, des transports et des biens et services, le ministère des Finances prend des mesures qui contribuent à davantage d’érosion de ce pouvoir d’achat et accentuent les disparités sociales et la paupérisation de larges couches populaires. L’augmentation de la TVA signifie, ipso facto, la majoration des prix de vente des produits de première nécessité et anéantit tout effet positif de l’intervention de la Caisse de Compensation. S’agissant de l’eau, cette denrée vitale pour la vie et pour le développement humain, l’augmentation de la TVA de 100%, qui s’ajoute à une taxe injustifiée payée par le consommateur pour subventionner l’audiovisuel, portera un coup fatal aux efforts déployés par le département de l’Equipement pour généraliser l’adduction de l’eau potable en milieu rural et constituera une charge insupportable pour les foyers qui souffrent déjà des factures salées d’eau, d’électricité et d’assainissement payées à des compagnies étrangères dans le cadre des services concédés. Que cherche-t-on donc au juste en procédant à de telles augmentations ? Les responsables des Finances ne sont-ils pas conscients des réalités sociales, et la politique de proximité qu’en font-ils ? Le gouvernement doit tenir compte, en élaborant ses textes et notamment le projet de budget, de la situation socio-économique et des aspirations des pauvres contribuables qui payent trop d’impôts directs et indirects et dont les revenus sont limités et ne leur permettent pas de faire face à la série des hausses pour lesquelles le département des Finances opte sans réserve. Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=9690 |