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| Qu'allah Benisse La France Abd Al Malik Editeur : Albin Michel L’AUTEUR / LE LIVRE : Malik (nom d’artiste d’Abdelmalik Fayette-Mikano) est le leader du groupe de rap N.A.P. (New African Poets), l’un des plus connus en France depuis quelques années. D’origine congolaise, il naît à Paris en 1975 mais passe sa petite enfance à Brazzaville, avant que sa mère, restée seule avec ses sept enfants après son divorce, s’installe définitivement à Strasbourg en 1981. Tout en travaillant très bien à l’école, Malik va se faire très tôt un nom dans son quartier du Neuhoff : de douze à seize ans, il multiplie les actes de délinquance (deal, vol à la tire, trafics en tous genres, etc.) sans jamais se faire prendre ; puis, à partir de sa conversion à l’islam (où il entraînera sa famille qui était d’origine chrétienne), il deviendra célèbre dans toute la région pour les paroles très pieuses de ses « raps ». Pendant que son groupe N.A.P. commence à accéder à une notoriété nationale dans les milieux du rap, Malik poursuit un parcours étonnant à travers les diverses tendances de l’islam : séduit par le mouvement fondamentaliste et rigoriste du « tabligh », il devient un prédicateur aussi apprécié que puritain, qui voyage en France pour intervenir dans les mosquées. Il ne tombera toutefois jamais dans les discours de haine, et rejette les actions violentes qu’on lui propose au moment de l’affaire Kelkal. Toujours suivi par des professeurs auxquels il est très attaché, et animé d’une véritable quête spirituelle, il en viendra, après mille péripéties, à rencontrer le soufisme et à suivre le chemin de cette mystique traditionnelle de l’islam, chemin d’ouverture et de fraternité. C’est cette spiritualité fervente mais très tolérante qui l’a amené cette année à participer au voyage judéo-arabe à Auschwitz organisé par Émile Shoufani. C’est elle encore qui inspire le nouveau disque qu’il sort en solo début mars : « Le Face à face des cœurs ». Celui-ci commence par un bref entretien avec Pascale Clark, enchaîné avec une « Ode à l’amour » où est repris le poème universaliste du grand soufi Ibn ‘Arabî, et se termine par un rap qui donne son nom au livre. Qu’Allah bénisse la France est une réponse aux injures et aux pamphlets qui circulent dans certaines banlieues, réclamant que « Dieu maudisse la France ». Présentation de l'éditeur Il a connu tout ce qu'un fils d'immigrés, noir, pauvre, élevé par une mère seule avec six frères et soeurs, peut connaître de la délinquance des cités : vols et trafics en tous genres, argent facile, frime et rapports de force. Converti à l'islam - ou plutôt à cet islam obscurantiste qui sévit dans certaines banlieues -, il a parcouru les routes de France pour prêcher dans des mosquées de fortune. Il ne compte plus ceux de ses compagnons qui ont été victimes de la violence, qui sont morts d'overdose ou ont cédé à un islamisme agressif, en marge de la société... Abd al Malik avait tout pour entrer dans l'univers de « la haine », pour franchir le pas qui va de la rébellion adolescente à la violence concrète. Leader du groupe de rap NAP (New African Poets), il aurait pu nourrir ses textes d'imprécations anti-occidentales et de ressentiment. Pourtant, la bénédiction qu'il appelle aujourd'hui sur son pays d'accueil embrasse dans une même sincérité juifs, chrétiens ou laïcs, sans oublier toutes les femmes. Car Abd al Malik a trouvé sa voie dans le soufisme, islam lumineux centré sur l'amour universel qui l'a réconcilié avec l'esprit de la citoyenneté, et l'a fait entrer dans le Face à face des coeurs. Tenté dans un premier temps par l'intégrisme religieux, le rapper Abd Al Malik a trouvé les réponses à ses questionnements existentiels en se tournant vers le soufisme. Dans le livre "Qu'Allah bénisse la France", il défend un islam modéré, fait de tolérance et de désir d'intégration. Abd Al Malik est noir. Sa religion est l'islam. Il est également rappeur. Rien de très original, me direz vous. Mais, quand l'intégrisme religieux tourne à plein régime dans les quatres coins du globe et menace la paix, le seul fait d'évoquer sa passion du Coran suffit à vous faire passer illico pour un dangereux terroriste. Il y en a qu'on n'a pas forcément envie de laisser parler, surtout de religion. La tendance serait plus à les faire taire. Pourtant, ce grand garçon à la mine éclairée et réfléchie n'est pas venu nous faire péter une butagaz à la gueule mais nous présenter son premier livre. « Qu'Allah bénisse la France », édité chez Albin Michel, est une sorte de conte urbain à résonance autobiographique. Derrière ce titre provocateur, on se demande si ce cache un jeune auteur animé de complaisance démagogique ou bien un fou mu par le goût de la provocation gratuite. En fait, rien de tout ça. « J'ai juste voulu raconter une expérience d'amour intime. Mon livre est le fruit d'un cheminement », explique l'auteur. Celui qui débute son récit avec le ton sentencieux et lourd de fatalité d'un Albert Camus (« Je suis né à l'âge de trois ans »), nous expose sa traversée du désert. Celle d 'un enfant noir dans les cités de Strasbourg, qui conserve le souci de mener à bien un parcours scolaire brillant en poursuivant parallèlement une carrière prometteuse dans l'univers du crime. L'adolescent va vouloir revivre à travers ses racines, pour combler une soif inaltérable d'apprendre et un vide approfondi par la disparition tragique de ses amis, fauchés un à un par les accidents, le sida, la drogue… Régis devient Abd Al Malik. « En France et chez les gens des médias en particulier, on fantasme énormément sur la banlieue et l'islam. On croit à tort que l'islam n'est pour nous qu'un outil pour exister… ». En affirmant l'absolue nécessité de fonctionner avec un système républicain laic, Abd Al Malik souhaite tout simplement construire la France de demain à travers un vrai questionnement : comment faire vivre la République en y intégrant la diversité de tous ? Pourtant, il fut un temps où le « serviteur du roi » (traduction éthymologique d'Abd Al Malik, ndlr) n'était pas dans le même style de configuration mentale. « Au début de ma conversion, j'avais d'avantage une vision des choses binaire et rigoriste, presque obscure… » Aujourd'hui, après y être passé lui-même, il dénonce les faces obscurantistes d'un système hiérarchique clos, l'interprétation exagérément rigide que les institutions religieuses font de l'Islam dans les banlieues. Ceux qui utilisent l'islam comme idéologie en réduisant la notion d'individu à néant et en gavant les esprits de confort intellectuel voient leurs méthodes ici exposées et dénoncées. Après ce cul-de-sac, Abd Al Malik change de direction tout en poursuivant sa quête spirituelle. La voie qui le mènera à Dieu s'appuiera sur son amour de l'écriture et de la musique. Car à l'époque, Abd Al Malik mène une carrière locale, puis nationale avec son groupe NAP (New African Poets) qui balancent dans les bacs leur premier album joyeusement intitulé « La racaille sort un disque ». Succès applaudi par la rue. Cette sorte de double vie, entre délinquance et prières quotidiennes, va l'obliger à faire un choix définitif, à réconcilier ces deux identités contradictoires. Voyage à Auschwitz Pour poursuivre cette aventure humaine et artistique, Abd Al Malik prendra donc ses distances avec l'islam radical qui proscrit tout type de musique. Ce choix pragmatique le conduira à une vision plus tolérante de la religion et du monde en général. Les excès verbaux des prêcheurs, les discours incendiaires à l'égard de l'Occident, tout ce que le franco-congolais entend sans broncher révèle à sa conscience que l'islam politique est hérésie. C'est à travers le soufisme, cette mystique de l'islam avec son aspect ésotérique et poétique qu'Abd Al Malik redonne un sens à sa quête. Il rencontre alors Faouzi Skali, maître soufi réputé et auteur de nombreux ouvrages. Ce dernier soutient la doctrine de l'Un et l'Unique, qui embrasse le concept d'union avec Dieu, contrairement à la pensée traditionnelle wahabite, affirmant qu'il y a séparation. Selon le soufisme, la pratique régulière de la méditation, le chant, la musique et la danse permettent l'accès à la Connaissance, donc au bonheur. La conversion religieuse d'Abd Al Malik trouve son prolongement dans un humanisme actif. C'est en mai 2003, que le jeune homme participe à une cérémonie commémorative au tristement célèbre camp d'Auschwitz, réunissant pour la première fois délégations religieuses juives et musulmanes. « Ce voyage de la mémoire pour la paix, on l'a fait pour casser les clivages, aller vers l'autre. C'était pour nous tous une vraie rencontre », nous confie-t-il avec émotion. « Qu'Allah bénisse la France » se révèle être un message d'amour sincère embaumé du parfum si rare de la tolérance, de la compréhension de chacun. Si vous avez le temps, au lieu de regarder TF1, de constater qu'Ariel Sharon fait des dérapages à peine contrôlés pendant que Yasser Arafat ne trouve plus le frein à main, juste avant que Jean Pierre Pernaud ait la banane en annonçant un sujet sur la fabrication ancestrale des fromages dans le Périgord, il vous sera recommandé ceci avec insistance : « Faites l'amour, pas la guerre, bon dieu d'bon dieu ! ! » Ou lisez le livre, si vous êtes tout seul. |
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| c est le mec a wallen nn? |
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| Ouais, je l'ai lu. il est pas mal et facile à lire. Il explique le cheminement spirituel d'Abdelmalik, du moment où il était un petit délinquant jusqu'à la rencontre avec de grands soufis à Fès, en passant par son passage dans une association islamiste rigoriste et son mariage avec Wallen... Bref, instructif. Mais son éditeur en fait un alibi en portant le message genre "Vous voyez, on peut être musulman et respecter nos grandes valeurs républicaines. la france est un pays accuiellant pour toutes les spiritalités quand on respectent certaines règles républicaines, etc" |
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| Citation:
Heu, pour ton repas rifain, je sais pas... Je sais pas parler riffi et j'aimes pas trop les réunions "entre". Que ceux qui veulent assister à un repas rifain et découvrir notre tradition culinaire (bessara de targuist, sardine mechoui de rincon, space cake de ktama, etc) viennent tout simplement, qu'il soit de nador, marrakech, d'Alger ou Ouagadougou. nan? ben toute façon, c'est mort... je suis pas bogoss... ![]() |
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| je l'ai lu aussi j'ai vraiment aimé même si j'avoue qu'a la base j'ai acheté ce livre parce qu'Abd al Malik est le mari de wallen |
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| Citation:
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| Personnellement j aime pas ce type. |
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| Citation:
t es pas riffi alors |
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| Citation:
moi je suis pas riffi ni chleu ![]() |
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| Citation:
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