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Les excès de l’après ftour à Casablanca : Prostitution, Haschich, Chicha … (La Nouvelle Tribune du 20 au 26 octobre 2005) Le mois de Ramadan, dit sacré, est un mois de recueillement, de dévotion où la piété atteint son paroxysme. C’est le moment où l’on se rapproche de Dieu en quête d’une purification de nos pêchés. Le Ramadan est un mois plein d’enseignements. C’est un exercice spirituel qui révèle à l’individu sa capacité de se priver, pendant quelque temps, de certaines choses et pratiques. Car Ramadan ne signifie pas uniquement une privation d’eau et de nourriture. Le jeûne doit s’accompagner d’une maîtrise des sens. C’est une réflexion intérieure, une maîtrise de soi et un dévouement à Dieu. D’où la ruée des fidèles vers les mosquées en quête de bénédiction divine. Ceci est le cas pour plus d’un milliard de musulmans qu’une même foi unit. Toutefois, nous sommes tentés de dire qu’à Casablanca, il y a Ramadan d’avant la rupture du jeûne et Ramadan d’après cette rupture. Tout un monde sépare ceux qui prennent le chemin des mosquées pour accomplir les “ Tarawihs ” sublimés par la lecture d’un Kazabri ou autres, ou encore ceux qui préfèrent se consacrer à la dévotion et ceux qui optent pour des soirées rythmées, où l’interdit n’est qu’illusion. En tout cas,l’ambiance des soirées ramadaniennes à Casablanca est plutôt chaude. Deux façons de vivre le Ramadan Une effervescence impressionnante anime les artères et les cafés de la métropole. Pour les premiers, Ramadan est “ un mois du retour, de l’introspection, de la médiation, de la fraternité et de l’amour, alors que pour les seconds c’est un jeûne mécanique, presque inconscient, qui s’empresse de renverser les nuits et les jours et finit par vivre les nuits pour “ oublier ” le jeûne du jour..., ” dirait Tariq Ramadan, qui précise “ Ce mois est une fête... non du bruit, mais du silence ; non des festins mais de la retenue ; non de l’oubli mais du souvenir. Ce mois est une fête pour la foi. ” Alors que c’es tout le contraire qu’on voit à Casablanca où certains cafés se transforment en lieux de commerce pernicieux et malsain. Il y en a qui s’y rendent pour siroter un café, prendre un pot avec les amis ou tout simplement prendre de l’air loin de la maison, et ceux qui vont y chercher de la “marchandise”, selon leurs besoins et leurs moyens. Le commerce de la chair et de la chicha semble faire le bonheur de certains cafetiers qui avouent réaliser pendant le mois de ramadan et les mois de juillet et août, le plus gros de leur chiffre d’affaires. Pleins à craquer, musique à fond, fumée à couper le souffle, certains cafés vous balancent à la figure un Maroc où les valeurs ont cédé la place à la décadence des moeurs. Ils se sont tout simplement transformés en lieux de débauche. Souvent composés de deux niveaux, certains cafés bas de gamme ainsi que les plus huppés, jouent double jeu. La terrasse et le premier niveau font état de façade où l’on ne déroge pas réellement aux convenances, alors qu’en mezzanine ou niveau supérieur, les choses frôlent l’interdit pour ne pas dire baignent dans l’interdit car souvent réservé aux couples en quête d’intimité, aux personnes des deux sexes en quête d’une proie. Des narguilés de toutes les tailles et de toutes les origines, la chicha a conquis le Maroc. c’est au mois de ramadan que cela est le plus parlant. La consommation de «tabamel», de «mouaassal» (mélange de tabac, de mélasses de fruits ou de fleurs macérées dans des huiles et des épices) bat son plein. Ceux qui ont des habitudes narcotiques, se ruent sur la chicha. Dans ce café situé au centre de la ville, où des jeunettes en pagaille sont prêtes à tout pour une chicha offerte… il faut compter 30 Dhs pour kifer quelques taffes de Mouaassal» à la pomme, à la fraise, à la réglisse… Alors que dans cet autre café de haut standing, situé au quartier Racine, avec une déco digne d’un palace érigé sur le Nil et des prostituées plein la caisse, il ne fallait pas moins de 100 Dhs. Idem pour ce pub oriental sis Boulevard d’Anfa, où le prix passe à 120 Dhs, où vous avez de la professionnelle à toutes les tables et où leurs tarifs grimpent du simple au double. L’ancien wali de Casablanca, M. Drief avait interdit l’usage du narguilé dans les cafés de Casablanca. Chez nous les cafetiers ont trouvé cette initiative injuste et ont porté plainte contre la wilaya. A ce jour, la justice n’a pas encore dit son mot à ce sujet. Ce qui explique peut-être ces dépassements et ces excès. Une telle interdiction aurait peut-être contribué à combattre la prolifération des prostituées dans les établissements publics dont les familles honnêtes sont privées aujourd’hui. Débauche Autre phénomène frappant qui ponctue les soirées de ramadan à Casablanca, c’est le commerce de la chair. Si d’antan, les filles -dans leur écrasante majorité démunies- qui s’adonnent au plus vieux métier du monde pratiquaient ce commerce avec un peu de réserve, voire de gêne et souvent discrètement, aujourd’hui, les filles qui vendent leur chair, le font au vu et au su de tout le monde, sans la moindre gêne. Elles te regardent droit dans les yeux, comme pour dire c’est un métier comme un autre et nous l’assumons pleinement. En tout cas, elles n’hésitent pas à mater leur proie, à exhiber leur chair sous leurs tenues légères, n’hésitent pas à provoquer ceux qui ne semblent pas être. Outre les cafés de Casablanca, les grandes artères de la métropole grouillent de filles de joie. Tous calibres et toutes catégories confondus. Les jardins publics, à leur tour, ne désemplissent pas après la rupture. Les virées nocturnes en amoureux ne manquent pas. Quelques baisers volés, loin des lanternes ou quelques enlacements loin de la vue des gens, voire quelques caresses mais toutefois sans jamais aller plus loin. Les couples en manque de câlins investissent donc l’espace public pour se livrer à quelques jeux languissant. Paradoxalement, cela ne choque pas beaucoup les gens, “ ce n’est pas si grave que ça ”. Entre ceux qui kiffent leur narguilé, ceux qui se déhanchent sous les rythmes endiablés de certaines musiques et ceux qui s’adonnent au commerce de la chair…, on oublie qu’il s’agit du mois sacré, un mois sensé nous rapprocher de Dieu, mais qui est aussi une occasion propice d’arrêter les vices, tels que tabac, alcool, diverses drogues... Prostitution Samedi 15 octobre, 23 h. Nawal, la vingtaine, est une jeune fille que nous avons rencontrée au rond-point Mers Sultan. Gentille et calme, elle pesait bien ses mots. Un coup de fil a interrompu notre discussion. Son mec au téléphone insistait pour la voir. Que faire? se demanda-t-elle. « Je te trouve calme, mais je dois immédiatement aller le voir car il me doit quelque chose. Si tu veux, je te donne mon portable et tu m’appelles d’ici une demi-heure. J’attendrai ton coup de fil. Ciao». Hiba et Loubna, la vingtaine elles aussi, sont du genre à bien s’assurer des moyens financier du client avant de s’engager en quoi se soit. Ces deux filles que nous avons rencontrée la nuit du 16 octobre 22h dans un endroit situé Rue d’Alger. Sans faire allusion à quoi ce soit, elles ne dévoilaient pas leur intention. Mais d’après leur comportement, ce sont des filles qui misent trop. Plus professionnelles et pragmatiques Ramadan ou pas, Amal et Meriem ne ratent aucune occasion pour se faire payer pour «l’effort qu’elle fournissent». Amal, nous dit-elle, est obligée d’appeler ses clients potentiels de temps à autre car, comme elle nous a dit, « certains ne veulent rien faire en ce mois de Ramadan». Pour sa copine Meriem, en ce mois , elle peut facilement gagner entre 200 et 400 Dhs par nuit. © Copyright La Nouvelle Tribune |
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#2
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suite : Haschich Comment se porte la consommation de «Joinnat» en ce mois sacré de Ramadan? Baisse-t-elle ou augmente-t-elle? La réponse de notre interlocuteur est tout autre. Pour lui, la consommation augmente de façon considérable pendant ce mois. « Là où nous sommes, l’approvisionnement commence à partir du 16h de l’après-midi. Par crainte de ne rien trouver le soir et pour des raisons de disponibilité. N’oubliez-pas qu’environ une demi-heure après le ftour, les fans de haschich commencent à s’adonner à leur passion. Que-voulez-vous, c’est Elbalia. Ramadan ou pas, Elbalia est la même», nous a dit avec humour notre interlocuteur en ajoutant que ceci ne date pas, d’ailleurs, d’aujourd’hui. Sans nous donner plus de détails concernant la moyenne des ventes, il nous a invité à nous rendre sur certains lieux pour vivre l’ambiance non stop, version H’chaïchia, jusqu’à une heure tardive de la nuit. « Après le ftour, vous n’avez qu’à faire un saut autour des cafés, pour vous rendre compte à quel point la consommation du Hachisch bat son plein en ce mois sacré «, nous a-t-il confié. Maâjoun Il est un phénomène difficile à expliquer de façon convaincante, c’est celui de la ruée vers le maâjoune que connaît le mois sacré. Nous avons tenté d’en savoir plus mais sans grand succès. Un sexagénaire retraité nous a néanmoins déclaré: «Du haut de mes 60 ans, j’ai un regard triste mais attendri sur mes années de jeunesse où Ramadan nous était cher pour ses nuits hautement festives. En effet, si les journées de carême étaient généralement mornes et ne connaissaient pas d’activités notables, il semble que l’on sentait un besoin impérieux de “rattraper” le soir ce qu’on croyait avoir perdu en mettant, si j’ose dire, les bouchées doubles et en nous adonnant à des activités périodiques que leur pratique en dehors de Ramadan nous aurait semblé déplacée, à savoir la consommation du maâjoun et le jeu de cartes et ce pratiquement jusqu’aux abords de l’aube. Si les accrocs de l’alcool (dont je n’étais pas ) trouvaient une compensation certaine à leur sevrage imposé, dans la consommation de ce produit hilarant, je ne comprends toujours pas pourquoi nous autres, totalement non dépendants, nous nous adonnions farouchement à cette pratique “saisonnière”! C’était certainement pour faire comme les amis, “planer” et mieux apprécier cette ambiance particulière que seules les nuits de Ramadan procurent. Pour mieux “rire” aussi, car cette période de l’année prêtait à cela. La fête, toujours la fête nocturne au point d’espérer que l’Aïd recule... Heureusement que passé ce mois sacré, la vie reprenait normalement, sans beaucoup de dégâts et surtout sans recours à ces subterfuges qui “égayaient” quand même les trop divines soirées ramadanesques d’antan.» Ainsi parla ce nostalgique en formulant toutefois l’espoir qu’il en sera de même pour nos jeunes actuels car s’amuser de la sorte un moment, ce n’est pas très méchant mais s’accrocher au vice, c’est épouvantable! Chicha Activité de plus en plus rentable et à la mode, un nombre important de cafés, resto ou pub proposent la Chicha. Pendant ce mois de Ramadan, la consommation de ce produit-cigarette qui nous vient de l’Orient connaît une hausse importante. 23 heures de cette soirée de Ramadan. Lieu: restaurant/pub situé dans le quartier Foncier, à quelques mètres seulement de la Cour d’Appel de Casablanca. A l’entrée, les clients habitués de l’endroit ne payent pas. Les autres clients payent 50 Dhs, mais sans Chicha. On paye 60 Dhs de plus si on désire fumer la Chicha. Au menu cette soirée, il y avait un sketch et une star de la chanson populaire. La première remarque, c’est que la majorité des clients consomment la Chicha. Toutes les coquettes présentes fumaient aussi la Chicha, à leurs manières provocatrices et dévergondées. Cette même scène, Chicha, Chaâbi et filles de joie, se répète chaque soirée en ce mois de Ramadan. Dans ce domaine, la concurrence est rude. Les autres resto/pub font la même chose et proposent pendant ce mois de Ramadan les mêmes produits avec des prix compétitifs. LO et HZ |
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| Tu va facher incognito petit prince |
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je voudrais bien que tous cela change. Je plaint ces jeunes filles. |
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Quand j'étais petite je croyais que le Maroc était un pays musulman...
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Et en grandissant tes rêves se sont brisés ..... C'est triste toutes ces histoires. Qu'Allah nous guide vers le bon chemin. AMIN
__________________ Qu\'Allah nous accorde Sa Miséricorde. AMIN |
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| Citation:
AMIN !!!! Et dans l'espoir que toutes ces personnes retrouvent le bon chemin ... surtout !!!! |
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Parce que sans s'en rendre compte ce sont des générations entières qui sont menacées par ces fléaux et ca me fait mal au coeur. |
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j ai remarqué que les 2 journalistes faisaien t bcp de raccourcis et de généralisations: les filles qui fument chicha dans un pub sont des "dévergondées provocatrices", les couples qui se rencontrent dans un parc font du "commerce de la chair"... bref le maroc est ce qu'il est , koullha yddiha souk rasso ...et chacun est libre de vivre son Ramadan (et le reste de son année) comme il l'entend .. il ne faut pas stigmatiser a outrance pour le plaisir de le faire, je vis a casa et je vois les mosquées remplies (surtout cette semaine pour les 10 derniers jour de tahajjoud, je vois les gens faire leur courses avant lftour et donner l'aumone, je vois les familles se réunir et les gens se rendre visite pour silat ra7im... et c'est pas le voisin qui joue au touti toute la nuit ou les jeunes qui fument chicha au café d'en bas ni meme les couples "non officiels" qui investissent les banc du parc qui m'empêche de vivre , d'ailleurs je vie bcp mieux AVEC eux que contre eux..:mad: :mad:
__________________ [quote]Si haut que l\'on soit placé, on n\'est toujours assis que sur son C.ul[/quote] |
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bien dit, tout a fait d'accrod avec toi...mais mahleureusement on ne parle jamais des trains qui sont a l'heures... surtout quand il s'agit des journalistes. |