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#1
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salam, bonjour, http://www.liberation.fr/page.php?Article=335148 «Parler d'islam radical et montrer des gens en train de faire la prière, c'est dramatique» Abdelhak Eddouk, 45 ans, président de l'association des musulmans de Grigny II. Dimanche soir, il vient de rompre le jeûne au vingt-septième jour du Ramadan dans la salle de prière de l'association. «Pendant des années, on n'a traité avec le musulman qu'en tant que musulman, on ne voyait que sa religion. Il a bien fallu travailler cette image pour expliquer que, en France, un musulman, c'est d'abord un citoyen. La partie religieuse ne concerne que l'individu. Un Jacques, un Pierre, on ne voit pas en lui s'il est chrétien, juif ou autre. On voit l'individu qui s'appelle Jacques ou Pierre. C'est malheureusement pareil quand un délit est commis. Lorsque l'auteur présumé est d'origine maghrébine, on le précise, on dit «Français d'origine maghrébine», mais, lorsque le délit est commis par Jacques ou Pierre, on ne cherche pas ses origines italiennes, espagnoles, bretonnes ou autres. On en a assez d'entendre ce type de propos. Un citoyen, quelles que soient ses origines, est soumis à des lois. L'islam n'est pas un produit importé, il existe à travers les citoyens français. La présence des musulmans n'est pas ici seulement physique, elle existe aussi à travers nos âmes, le futur que nous voulons construire. Les musulmans ne peuvent pas concevoir leur présence en France sans vivre leur spiritualité mais tout en respectant leur pays. Je dis «leur pays» car nous sommes fatigués d'entendre «leur pays d'accueil». On ne se permettra pas de demander à un Corse, un Basque ou à un Breton où sont ses racines. Les musulmans n'ont pas fait suffisamment l'effort de s'ouvrir et d'aller vers l'autre. Il ne suffit pas de dire «je suis musulman» car, finalement, l'autre n'a pas besoin de nous en tant que tel. Parfois, les non-musulmans et certains musulmans n'arrivent pas à faire la différence entre l'islam en tant que religion et la pratique religieuse qui relève de certains aspects culturels hérités de la famille, du clan, du village. Actuellement, lorsque l'on critique l'islam, ce n'est pas à travers le dogme, la pratique cultuelle, mais toujours à travers les pratiques sociales. Sur le mariage forcé, par exemple, il n'y a aucun texte religieux, aucun savant musulman qui n'a favorisé cette pratique. C'est comme ces maris qui pensent que, au nom de l'islam, leur femme ne doit pas être auscultée par un médecin homme. L'islam dit tout à fait le contraire car la vie humaine est plus importante qu'autre chose. Nous, musulmans, on doit avoir la force d'exprimer le fait que ces pratiques sociales et culturelles n'ont rien à voir avec la religion. Lorsque l'on parle de l'islam, il faut faire très attention au vocabulaire utilisé. Bien entendu, on a le droit de parler de l'islam radical, de l'islam extrémiste. Mais ceux qui ont le pouvoir de la parole, les médias, doivent mettre des guillemets, donner des exemples précis pour expliquer aux gens de quoi on parle. Parler d'islam radical et montrer des images de gens en train de faire la prière, c'est dramatique, on ne voit pas le rapport. Evoquer des gens dont on pense qu'ils ont des propos extrémistes et filmer en même temps un coran, ça n'a pas de sens. C'est vrai qu'actuellement la majorité de la jeunesse française d'origine musulmane ne connaît pas sa religion, n'arrive pas à avoir les réponses à ses questions à travers les institutions existantes. Cette jeunesse a perdu tous ses repères et certains jeunes veulent exprimer leur ras-le-bol à travers la religion. Ils peuvent quelque part se tromper. On doit faire la part des choses. Une recherche spirituelle, une envie de pratique religieuse, est une chose. Une revendication autre doit être exprimée autrement, à travers une requête, un dialogue, une manifestation, une association. Afficher un certain désarroi au nom de la religion musulmane, c'est dangereux. Je ne pourrais pas dire que l'islam en tant que religion va apporter des réponses parce que ce que les cités vivent actuellement dépasse tout le monde : le chômage, l'échec scolaire, le problème de l'autorité. Les organisations musulmanes peuvent jouer un rôle mais elles ne sont pas là pour remplacer les lois, les institutions de la République. Elles peuvent apporter des éléments de réponse, dans l'instauration de la confiance, du dialogue. Mais la meilleure des réponses que l'on peut apporter à un jeune ou à un moins jeune, c'est qu'il puisse réfléchir par ses propres moyens. tawmat
__________________ Je suis suivis ... par qui ? je sais pas. |
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#2
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| c'est sa les médias francais dénigre l'islam et les musulmans :o
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#3
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| Citation:
je penses que les médias eux même sont dépasser et font l'amalgame entre terro et pratiquant ils ne comprennent pas la philosophie musulmanne, car on a personne pour l'espliquer dans cette france mais bon on les invite pas des messieurs comme khalid benchikh ou youssouf siddik par contre pour créer la polimique ils aiment bien inviter tarik ramadan et ses zbires |
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#4
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salam, bonsoir, ![]() Citation:
tawmat
__________________ Je suis suivis ... par qui ? je sais pas. |
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#5
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| Citation:
les zbires sont ceux qui suivent le maître, AL HACHIYA |
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#6
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salam, bonsoir, ![]() Que reproche tu as Tariq Ramadan ? tawmat
__________________ Je suis suivis ... par qui ? je sais pas. |
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#7
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C'est rare que je suis d'accord avec Tinky; alors ça vaut la peine que j'intervienne dans ce forum pour l'approuver. Au canada aussi quand les médias font l'écho d'un attentat ou d'un mouvement intégriste, il faut toujours qu'ils y fourrent des scènes dans lesquelles on voit des musulmans qui prient. |
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#8
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| Citation:
et des femmes voilées aussi je trouve sa honteux. |
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#9
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cette discution sur l'amalgame entre musulman et intégriste existe bel et bien dans l'esprit des citoyens des pays occidentaux cela reste vrai surtout depuis depuis le 11 septembre comme tout le monde le sais et s'accorde à le confirmer ça c'est véritablement amplifier. Mais au dela des constatations et des discours, que ferions-nous concrètement pour que cela change un jour? Contenterons-nous d'intenter des procès aux uns et aux autres! ou bien d'essayer de voir les choses autrement et commencer à faire collectivement et surtout individuellement une autocritique sur certaines de nos pratiques (socio-politico-religieuses) qui semblent en évidence pas en phase avec l'époque d'aujourd'hui, d'autant plus pour ceux d'entre nous qui, vivant et qui cohabitant avec les autres confessions en Europe. Je pense à mon sens que l'Islam n'existe qu'à travers les gens qui le pratique et donc c'est à eux seuls qui revient la responsabilité de le faire évoluer et par conséquent le faire vivre. Le musulman ne demande qu' à vivre sa foi en toute quiétude et en harmonie avec les autres. Quand au paradoxe il est l'essence même de la religion!!!
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#10
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Un bon musulman en France est un musulman qui n'est plus musulman. C'est ainsi et ca l'a toujours ete depuis qu'un raciste islamophobe denommé Jules Ferry a posé les fondements de la laicité.. et ce n'est pas pret de changer. Tant que la France sera laiciste, les musulmans n'auront pas la paix.
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