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Ces jeunes qui se révoltent en France ne sont pas des immigrés ! Par Tahar Ben Jelloun En 1983, des jeunes issus de l’immigration appelés « beurs » (mot inversé de « rebeu », lequel désigne « arabe ») ont entamé une marche à travers la France pour attirer l’attention des pouvoirs publics, des médias et de la population sur leurs conditions de vie. Soutenue par SOS Racisme et par certaines associations de solidarité avec les immigrés, cette marche avait été perçue par le gouvernement socialiste comme une volonté d’intégration sociale. Quelques marcheurs furent reçus par des ministres, des promesses furent lancées, les jeunes rejoignirent leurs banlieues et rien n’a changé. Ceux qui eurent l’idée de cette marche, « les grands frères » ont fini par perdre la face devant des adolescents impatients de vivre, c’est-à-dire de travailler et de trouver leur place dans la société française. De déception en déception, les « beurs » se replièrent sur eux-mêmes et certains succombèrent aux tentations de la vie facile et marginale, basée sur un sentiment d’abandon et d’injustice. Aujourd’hui, les tensions politiques et sociales qui ont éclaté ont dégénéré ; ils signifient que la France n’a pas fait son travail, a oublié de se préoccuper de ces populations qui ne demandent pas mieux que de travailler et de vivre dans la dignité et dans la paix. En l’espace de quelques jours plus de 700 voitures ont été incendiées en France dont 70 en Seine-Saint-Denis non concernée directement par le drame du 27 octobre. Le ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy tient à montrer aux Français qu’il est celui qui leur garantit leur sécurité. Il est celui qui fait preuve de fermeté et va parfois au-delà en menaçant des jeunes de sa poigne. Ainsi, c’est bien lui qui a utilisé l’expression « nettoyer au Karcher » la Cité de la Courneuve, une banlieue à problèmes. Juste avant le drame de Clichy, il s’était rendu dans la nuit du 25 octobre à Argenteuil et a traité les jeunes en colère de « racaille ». Cette manière de faire et surtout ces mots utilisés prouvent qu’il ne maîtrise pas ses nerfs ou bien qu’il veut glisser des messages aux électeurs de l’extrême droite dans la perspective de l’élection présidentielle de 2007. Comme il aime dire « moi je ne fais pas des discours, moi j’agis et je vais sur le terrain ». Ce qui a fait dire à Azouz Begag, ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances : « ce n’est pas inintéressant de voir que deux ministres n’ont pas la même France dans leur ligne de mire ». Il s’est opposé aux méthodes et au langage de Sarkozy sans que le premier ministre le lui reproche. Simplement parce que Azouz Begag, écrivain et sociologue, connaît parfaitement cette jeunesse des banlieues ; il est né dans la région de Lyon et sait de quoi souffrent ces jeunes que la France n’a su reconnaître. Ces jeunes ne sont pas des étrangers, ne sont pas des immigrés, ce sont des Français déclassés, au destin torpillé par la pauvreté, par un habitat malsain et par une histoire devenue un handicap. Ce sont des Français de seconde zone qui ne réussissent pas bien à l’école. A peine 5% de ces enfants d’immigrés parviennent à entrer à l’université. Les autres sont découragés dès la naissance ; certains se débrouillent, d’autres se laissent tenter par la dérive de la délinquance. Ils savent qu’ils ne sont pas acceptés, que leurs origines, leur condition ne leur permettront pas d’accéder aux grandes écoles ou d’avoir une carrière professionnelle normale. Comme l’a souligné Azouz Begag, « il ne faut pas parler d’intégration mais de promotion ». On intègre des étrangers, quant aux citoyens français victimes de paupérisation, on les aide à s’en sortir en étant attentif à leur sort. . Il a invité des chefs d’entreprise, des anciens ministres, des députés et maires. Il m’a demandé d’ouvrir ce colloque. N’étant pas d’accord sur le principe de la discrimination qu’elle soit positive ou négative, j’ai soutenu l’idée qu’il faut travailler les mentalités françaises pour qu’elles acceptent cette nouvelle réalité : la France est un pays dont le paysage humain a changé ; son avenir est celui du mélange de plusieurs couleurs, de plusieurs saveurs et épices. J’ai démontré qu’il ne faut pas avoir recours au CV anonyme. Au contraire, il faut que le fonctionnaire de l’Etat français sache que celui qui se présente à lui pour obtenir un travail s’appelle Mohamed, qu’il est français et que seules ses capacités doivent être prises en compte. Sinon, ce serait faire une concession au racisme. Mais le ministre est pressé ; il veut lancer des formules, aller sur le terrain pour impressionner les Français, car il fait déjà sa campagne électorale. La répression ne résout pas le problème de cette jeunesse, au contraire, elle la provoque et la pousse vers une révolte plus grande. Tahar Ben Jelloun. |
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dites moi ce quous pensez de ce texte?? j aiessayé de racourcir aumaximum. voila merci et bonne soirée a tous !! |
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Tahar Ben Jelloun est l'ami intime de BHL ça m'a beaucoup deçu!
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QUI ES ? |
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Bernard-Henri Lévy Né à Béni-Saf (Algérie) le 5 novembre 1949. Après des études au Lycée Louis-le Grand, Bernard-Henri Lévy entre en 1968 à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm. En 1971, il entreprend uvoyage dans le sous-continent indien, notamment au Bangladesh pendant la guerre de libération contre le Pakistan. De retour en France, il enseigne l’épistémologie à l’Université de Strasbourg et la philosophie à l’Ecole Normale Supérieure. Il devient le chef de file du courant des « Nouveaux Philosophes » qui connaît alors un grand succès médiatique. Mais c’est la parution, en 1977, de La Barbarie à visage humain chez Grasset qui crée le phénomène « BHL ». Editorialiste pour de nombreux journaux notamment au Monde et au Point, très présent sur les plateaux de télévision, Bernard-Henri Levy est également, romancier, philosophe, dramaturge et cinéaste (Bosna !, Le Jour et la nuit).. Journaliste, il est l’inventeur du « romanquête » et l’auteur de récits dont il est le personnage principal (comme Qui a tué Daniel Pearl ?). En 2002, Jacques Chirac lui confie notamment la mission de se rendre en Afghanistan pour contribuer à la reconstruction culturelle. [Source principale : Wikipedia - Dernière actualisation |
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